Starship Troopers : sommes-nous tous le fasciste d’un autre ? (Paul Verhoeven, Starship Troopers, 1997)

Résumé :

Les différents Etats de la Terre ont fini par s’unifier pour créer un Etat planétaire : la Fédération. Tout va pour le mieux pour l’espèce humaine, jusqu’à ce qu’elle se retrouve engagée dans une guerre intergalactique contre le féroce peuple des Arachnides, des créatures sanguinaires et sans morale avides de décimer les humains !

Starship Troopers, c’est le genre de film dont on entend souvent parler mais qu’on ne se décide jamais à regarder, à moins qu’un ami un peu trop insistant ne le ramène sur son disque dur et profite de l’état d’ébriété général pour le faire passer sur la TV du salon.

L'affiche de Elle de Paul Verhoeven avec Isabelle Huppert
Si vous avez l’occasion, allez le voir au cinoche, attention cependant, c’est pas un film à mettre devant tous les yeux, le thème du viol est traité de la seule façon qui soit : très malaisante.

Dans mon cas cependant, ça ne s’est pas du tout passé comme ça. Ce film de SF de la fin des années 90, je l’ai découvert au pif après avoir été voir Elle de Paul Verhoeven au cinéma. Comme beaucoup, je connaissais le monsieur principalement pour son travail sur Robocop dont il est le papa (l’original bien sûr, pas le reboot de 2014) et en sortant de la salle, j’ai eu envie de me plonger un peu plus dans son travail.

Vous le savez, étant fan de SF, mais aussi de films un peu cons et datés, je n’ai pas hésité bien longtemps devant la filmographie de Verhoeven et je me suis jeté sur Starship Troopers, un film qui m’a tellement marqué que j’ai eu envie de vous écrire un article dessus, comme ça, à chaud.

Le kitsch contre-attaque

Christophe Lambert dans Vercingetorix
Ouais tu fais bien de détourner le regard Christophe parce niveau kitsch nul ton film se posait là !

La première chose qui marque lorsque l’on tombe sur des images de Starship Troopers, c’est que, nom d’un biniou, ça à l’air con ! Vous me direz, c’est compliqué de ne juger de la qualité d’un long-métrage qu’à partir d’une unique image, mais dans quelques cas bien précis, il y a quand même une vraie corrélation entre des designs improbables et une qualité douteuse.

Ainsi, toute l’esthétique du film sent bon la série B et on a du mal à imaginer que quelque chose de sérieux puisse en sortir. Sérieusement, vous voyez ce genre de visuel trainer sur Internet, vous avez envie de passer plus de deux heures à suivre cette bande de guignols à travers la galaxie ?

Le héros, Juan Rico, recouvert de sang d'alien aux côtés de Jean Rasczak, son officier supérieur.
« MDR trop stylé de jouer au Paintball avec des aliens ! »

Non ce n’est pas une blague, ce personnage sur la gauche est bel est bien notre héros vêtu de son superbe uniforme de soldat de l’espace et cette substance orange, c’est le sang d’un alien particulièrement coriace. Si jamais vous avez imaginé un seul instant que ce gars venait de perdre le championnat régional de paintball comme le sous-entendait joyeusement la légende, vous êtes dans l’erreur, mais vous n’êtes pas seul.

Les soldats de Starship Troopers courant dans le désert pour rejoindre un avant-post.
Vraiment, il n’y a que moi à avoir l’impression de voir des enfants jouer aux soldats dans un terrain vague ?

A voir ces soldats du futur crapahuter dans le terrain vague qui leur sert de décors, on a vite l’impression de se retrouver devant un film d’action sans budget dont les principales influences seraient quelque part entre les Power Rangers et Flash Gordon. Les effets spéciaux n’aident pas tellement le film à avoir l’air sérieux, car si les créatures aliens sont particulièrement bien animées, leur incrustation ainsi que celle des vaisseaux spatiaux fait datée et on a peine à imaginer que ce film, sorti en 1997, est non seulement arrivé quatre ans APRES Jurassic Park, mais également tout juste deux ans AVANT Matrix.

Alan Grant et Ellie Sattler découvrent des jolis dinosaures en images de synthèse.
Non parce que les personnages de Jurassic Park sont peut-être tous cons et ils méritent de crever pour leur incompétence, mais les effets spéciaux sont quand même ultra stylés !

Cependant, il n’y a aucune raison de taper méchamment sur les effets spéciaux car il y a de fortes chances que l’effet obtenu soit exactement ce que cherchait le réalisateur. Quand on s’attarde un peu sur le scénario, on comprend très vite que tout est assumé et que le côté série B est volontaire.

Pourquoi ?

Flash Gordon sur son scooter de l'espace.
« Un joueur de football américain beau gosse qui sauve la Terre d’une menace alien ? Ça me parait pas si incohérent que ça… »

Starship Troopers suit les aventures de Monsieur Beau-Gosse et de Mademoiselle Belle-Gosse. Tous les deux sont d’une beauté affligeante, sont amoureux comme c’est pas possible et transpirent les paillettes, le bonheur et la réussite par tous les orifices de leurs corps. Lui est le plus grand joueur de football de son école, elle la première de la classe en mathématiques. Ils pourraient se marier, faire une grande carrière dans le privé et inonder le monde sous une armée de petites têtes blondes aux mentons et aux pommettes parfaites, mais c’est sans compter sur leur nature ultra-patriote.

Barbie Boot Camp 1993
Barbie Boot Camp, une vraie poupée vendue dans les années 90… Je pose ça là #LaPropagandeCommenceTôt

Comme ce sont des enfants parfaits, ils ont une âme de Captain America et n’hésitent pas un seul instant à la sortie du lycée avant de s’engager dans l’armée pour aller livrer une guerre héroïque à ces salauds d’insectes mutants. Lui s’engagera dans l’infanterie, elle deviendra pilote, et vous savez quoi ? Ils sont les meilleurs à tout ce qu’ils font.

Je ne vais pas vous donner les détails des aventures de ces gus, ça ne servirait à rien. En fait, il vous suffit de vous imaginer récupérer des poupées Barbie et Ken, les habiller en tenue de paintball et leur faire vivre des aventures contre les jouets les plus moches que vous puissiez trouver, le tout en explosant bien salement deux ou trois d’entre eux (Verhoeven oblige) pour avoir une idée de ce à quoi ressemble ce film.

J’exagère à peine en vous parlant de Barbie et Ken, regardez-moi ces tronches de jeunes premiers et vous verrez ce que je veux dire.

Juan Rico le fantassin, Carmen Ibanez la pilote et Carl Jenkins l'espion.
« Haha ! On est tellement beaux, c’est sûr c’est nous qu’on est les gentils ! »

Tous les personnages de ce film sont ridiculement beaux, talentueux et heureux au point qu’on a l’impression de voir des protagonistes de film de propagande. C’est comme si Starship Troopers nous disait que dans le futur, l’espèce humaine ne connaîtra plus aucun problème, à part ceux que lui apportent les races aliens.

Donald Trump
« Aliens ? Vous avez dit Aliens ? »

Une imagerie qui dérange

Un enfant soldat présenté dans le film de propagande qui ouvre Starship Troopers
Oh lol ! Un enfant soldat, comme ça, dès le début !

Le thème de la propagande, même s’il ne sert pas l’intrigue, est au centre du film. Les premières images sont celles d’un programme  TV qui n’est pas sans faire penser à celui qui a rendu Robocop si célèbre. L’émission met en avant les soldats de de l’infanterie humaine dont l’abnégation n’a d’égale que leur dentition parfaite et qui ont pris sur eux de s’engager pour le plus grand bien de l’humanité. Les soldats se permettent même de rire lorsqu’un petit garçon de 10 ans, les yeux bleus et les cheveux blonds impeccablement coiffés, sort des rangs en uniforme et en déclarant qu’il fait « sa part du boulot » (en VO, en VF il déclare être prêt à se battre lui aussi) comme tous ces beaux soldats avant lui.

Le programme TV, habillé d’une musique entraînante et d’un ENORME titre « Enrôlez-vous maintenant » est donc visiblement un clip promotionnel pour l’armée , une campagne de recrutement tout ce qui parait plus classique quand on sait que l’humanité, dans le film, livre un combat ultime pour sa survie face à une race étrangère que rien ne parait pouvoir arrêter.

Affiche de recrutement de 1917. L'Oncle Sam Wants You for the U.S. Army
Pour le coup, Verhoeven dit vouloir dénoncer certains aspects de la société américaine, mais son propos est aussi de dire que nous réagissons tous de la même façon en cas de guerre.

En soit, rien de bien nouveau sous le soleil, si ce n’est quelques petits détails que des spectateurs tatillons n’ont pas manqué de remarquer.

« Bah oui, c’est quoi cet aigle-là, et ces uniformes tout gris ? »

Vous qui avez mis le doigt sur quelque chose.

En effet, de nombreux spectateurs avertis n’ont pas pu s’empêcher de remarquer une similitude marquante entre les symboles de la Fédération et le 3e Reich. Pour ceux qui n’ont pas vu le film, les paragraphes qui suivent vont être imagés.

Le drapeau de la Federation : un aigle blanc dans un cercle bleu dont partent quatre branches bleues, le tout sur fond vert.
C’est chaud comme c’est moche. Sans doute ce drapeau a-t-il été designé par un élève pour un projet de classe…

Le premier détail qui fait tilt, notamment parce que c’est la première image du film, est le drapeau. Si comme ça, de prime abord, rien ne choque encore, on notera quand même que, petit 1, il est grave moche comme drapeau, et ça fait chier d’imaginer que c’est ce truc là que la race humaine va choisir pour se représenter dans les compétitions intergalactiques de curling, petit 2, il représente un aigle aux ailes déployées.

L’aigle, c’est stylé, mais ça fait un peu kéké quand même. Le nombre de pays à avoir voulu d’un aigle comme symbole est incroyablement élevé (comprenez par là qu’il est plus important que le nombre de pays à avoir voulu d’un ragondin comme emblème), mais parmi les plus célèbres, on retiendra quand même l’Empire Romain, la France de Napoléon, l’Allemagne d’Hitler et, pour le troll, les Etats-Unis. Je dis pour le troll parce qu’en notre qualité de français, on adore râler, surtout sur les américains, alors qu’on est les premiers débiles à aller voir tous les films d’action au cinoche (#cohérence).

Les aigles héraldiques de l'Empire Romain, l'Empire Français, le parti nazi et le gouvernement américain.
Les aigles en question. Alors effectivement, ça en jette, mais ça manque un peu d’originalité.

Si vous êtes un peu au courant de l’histoire de ces pays, vous savez qu’ils ont en commun d’être du genre à aller faire chier leurs voisins pour récupérer l’argent du goûter. Le choix de l’aigle comme symbole de la race humaine dans son intégralité n’est donc pas anodin.

Ceci dit, tous les pays ayant cet animal comme symbole ne sont pas forcément des pays de trous du cul et la Pologne par exemple partage l’aigle avec l’Allemagne Nazie. Ce qu’elle ne partageait pas cependant, c’étaient les uniformes et là, désolé les gars, mais les uniformes de Starship Troopers sont effectivement plus du genre allemands fasciste que plombier polonais (paye ton cliché des années 90 putain).

Carl Jenkins entouré de soldats, tous en uniformes d'inspiration nazi.
Houu ! Le beau cosplay d’agent de la Gestapo !

OK, donc là plus de doute, Paul Verhoeven s’est bel et bien inspiré de l’armée du moustachu le plus impopulaire de l’histoire pour représenter l’armée humaine.

Mais alors pourquoi quelques costumes et des aigles sur des drapeaux, ça suffit à ce qu’une partie du public condamne ce film en le traitant d’œuvre fasciste ?

Parce que Paul Verhoeven est un petit filou.

Fasciste sans frontière

Leonardo DiCaprio dans The Revenant
Désolé les gars, mais ça reste l’un des meilleurs films de l’année !

Le spectateur, ce qu’il aime quand il regarde un film, c’est qu’on ne le dérange pas, qu’on le laisse bien tranquillement dans son siège pendant qu’il regarde les jolies images, mais qu’on ne lui demande pas de réfléchir à ce qu’il voit. C’est pour cette raison qu’une grande majorité de personne a adoré La Reine des Neiges, que la plupart des gens que je croise me disent que The Revenant était un film ultra creux et que des gens arrivent à ne pas apprécier Starship Troopers parce qu’il fait allusion au nazisme.

Deux soldats arachnides dans Starship Troopers
Bouh qu’ils sont hideux ! C’est sûr, ce sont les méchants !

En effet, s’il se contentait d’y faire allusion, le spectateur serait dans une situation familière, mais ce que fait Paul Verhoeven, c’est qu’il fait logiquement des humains les héros du film. La guerre qui nous est montrée opposant des gens de notre race à des arachnides venus de l’espace, il est plus simple de créer un lien fort avec les bipèdes au regard profond qui servent en uniforme de la Gestapo. D’autant que pour s’assurer que son effet marche bien, le réalisateur n’insiste pas plus que ça sur l’imagerie fasciste, il préfère se concentrer sur une bande de jeunes gens à qui l’avenir semble sourire (de la propagande quoi, je suis pas certain qu’Hitler communiquait beaucoup sur les familles juives qu’il faisait massacrer, pas plus que les Américains ne communiquaient sur leurs camps de concentration pour Japonais :p ).

Le Xenomorph d'Alien 3 sur le point de tuer Ripley
« Bisous ! »

Mais ce que fait aussi ce film, c’est glisser, comme ça, au détour de rumeurs et de spéculations, l’idée selon laquelle les humains pourraient en fait être les méchants. Facile pour le spectateur de s’imaginer que les monstres moches et violents sont les vilains, plus compliqué de se dire que ce sont les personnages qu’il suit depuis le début et qu’il espère voir gagner qui sont les enfoirés. En effet, au détour d’une conversation, le spectateur apprend que la guerre aurait commencé quand les humains se sont mis à coloniser un espace arachnide. Les aliens auraient alors massacré la colonie en représailles et cela aurait déclenché une réponse disproportionnée des humains avec tout plein de soldats de l’espace et des vaisseaux spatiaux.

Cela place le spectateur dans une position inconfortable car il était occupé à espérer que les personnages principaux survivent et contribuent à gagner la guerre. Mais en apprenant que potentiellement, les humains sont les salauds, et en voyant qu’on insiste dessus avec des uniformes de l’Allemagne d’Hitler, le spectateur a l’impression de se faire accuser d’être un sympathisant nazi, et c’est rarement cool comme accusation (sauf si on est effectivement un partisan nazi, auquel cas on est soi-même un être assez peu recommandable).

Muller, l'officier nazi dans OSS 117.
« Comme par hasard, on est nazi donc on est méchant… Belle mentalité ! »

Et vous savez quoi ? Pour une fois, tout ça n’est pas que le fruit de notre imagination. A la polémique naissante qui commençait à accuser Starship Troopers d’être un film pro-fascisme, Paul Verhoeven a répondu que le but de son film était de montrer qu’en cas de guerre, n’importe qui pouvait devenir fasciste. Cette confusion de l’audience était volontaire de sa part.

Carl Jenkins sondant l'esprit d'un alien tout moche.
En soit, le film montre très bien qu’il n’y a jamais de « bonne guerre » car le plan des « gentils » consiste à faire exactement comme les « méchants » pour en apprendre plus sur eux et les vaincre.

Ainsi, le spectateur en s’identifiant aux personnages principaux vit ce que vivent habituellement les civils résidents dans un pays en guerre. Ils sont passifs face à des images montrant toujours le même côté des affrontements, ils ne peuvent pas se faire leur propre avis sur la situation et sympathisent automatiquement ou presque avec leur pays. C’est pour cette raison notamment que beaucoup d’Allemands, même sans être des nazis, étaient prêts à donner le pouvoir à un homme comme Hitler, mais aussi pour cette raison que malgré le fait que le monde entier leur dise qu’ils font une connerie, les USA, qui pensent être constamment en guerre contre tout le monde, n’imaginent pas se passer de leur droit à porter des armes.

Des prisonniers dans un camp de concentration pendant la seconde guerre des Boers.
Le saviez-vous ? Le camp de concentration est une invention britannique, utilisée notamment quand les anglais ont voulu prendre des terres aux Néerlandais en Afrique du Sud pendant la seconde guerre des Boers.

Quand il s’agit de taper sur ses voisins, il n’y a pas de « guerre propre » et il y a fort à parier que toutes les atrocités que nous avons apprises sur les Allemands, les Russes ou les Japonais après la Seconde Guerre Mondiale, nous les aurions apprises sur les Anglais, les Américains et les Français si le camp des gagnants avait été inversé.

Mel Gibson jouant William Wallace dans Braveheart
« Nous les Écossais, nous sommes toujours les gentils, parce que nous nous battons pour la LIBERTE ! »

Tout ça pour dire que la guerre, c’est quand même pas top, que ça nuit à l’objectivité et à la tolérance (encore une fois, la représentation littérale des ennemis comme une race moche et violente illustre parfaitement les propos tenus par un camp sur ses adversaires en cas de guerre). Mais aussi que l’histoire, ce sont les gagnants qui la crééent et que notre vision du monde est celle qu’on veut bien nous donner, et que pour peu qu’on passe à côté de la petite phrase, on aurait tendance à croire que les autres sont toujours responsables de tous nos malheurs.

Rocky Balboa faisant la morale à son fils dans Rocky Balboa (2006)
Alors que comme le dit Rocky, la seule personne à blamer en cas de coup dur, c’est soi-même : chacun est responsable de ce qu’il fait de sa vie et de ce qu’il accepte de subir.

 Guillaume.


Images :

Paul Verhoeven, Starship Troopers, Buena Vista Pictures et Columbia TriStar Film, 1997.

Paul Verhoeven, Elle, SBS Distributions, 2016.

Jacques Dorfmann, Vercingétorix, la légende du druide roi, producteur Jacques Dorfmann, 2001.

Steven Spielberg, Jurassic Park, Universal Pictures, 1993.

Mike Hodges, Flash Gordon, Dino De Laurentiis Company, 1980.

Barbie Boot Camp trouvée sur https://fr.pinterest.com/pin/523191681687174623/

Donald Trump par Michael Vadon. Photo trouvée sur https://commons.wikimedia.org/wiki/File%3ADonald_Trump_August_19%2C_2015_(cropped).jpg

Alejandro González Iñárritu, The Revenant,  20th Century Fox, 2015.

David Fincher, Alien 3, 20th Century Fox, 1992.

Michel Hazanavicius, OSS 117, le Caire nid d’espions, Gaumont Columbia TriStar Films, 2006.

Mel Gibson, Braveheart,  Icon Productions, 1995.

Sylvester Stallone, Rocky Balboa, Metro Goldwin Mayer, 2006.

4 commentaires sur « Starship Troopers : sommes-nous tous le fasciste d’un autre ? (Paul Verhoeven, Starship Troopers, 1997) »

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