Le Monde de Dory – Le Billet du Mercredi

"Euh, pardon, mais j'ai mis un copyright sur l'expression 'sous l'océan'..."
« Euh, pardon, mais j’ai mis un copyright sur l’expression ‘sous l’océan’… »

Treize ans après Le Monde de Nemo, voilà que Pixar nous invite à faire un nouveau tour sous l’océan Pacifique, avec cette fois-ci Dory en guide spécial. Est-ce que ça valait le coup de faire une suite ? 

"Alors, qui pense que les scènes d'école du Monde de Nemo c'était les plus cools ? Personne ?"
« Alors, qui pense que les scènes d’école du Monde de Nemo c’était les plus cools ? Personne ? »

Ma première impression, au tout début du film, c’était que non, je dois l’avouer. On se retrouve de nouveau chez Marin et Nemo, Dory vit avec eux, il y a l’école, bla-bla-bla, et Dory se souvient pendant qu’elle accompagne les enfants qu’en fait elle a des parents. Et par magie, elle se souvient aussi du nom de l’endroit où elle est née, et décide d’y aller. Elle arrive à convaincre Marin avec le coup du « mais tu sais ce que ça fait, d’avoir quelqu’un qui nous manque. » Bref, j’avais peur d’avoir juste une réplique du Monde de Nemo, en moins bien parce qu’on connaît déjà ce qu’il se passe, les gags, tout ça. En plus le passage des tortues, qui semblait obligé, est pas folichon du tout.

Ouais bon par contre dans un combat, pardon Claire, mais je suis pour Sigourney hein.
Ouais bon par contre dans un combat, pardon Claire, mais je suis pour Sigourney hein.

Maiiis on se laisse quand même prendre au film à partir du moment où Dory se sépare des deux poissons clown, on arrive à quelque chose de plus original, et on se laisse porter par les aventures de Dory (et les tentatives d’aventure de Marin et Nemo) dans l’Institut de Biologie Marine, dont la voix officielle est Claire Chazal – ce qui me fait délirer à un point, vous n’imaginez même pas. En VO c’est Sigourney Weaver, qui est badass, mais Claire Chazal on entre dans le psychédélisme niveau doublage, donc définitivement j’adore cette VF.

Et apparemment les requins-baleines et les baleines ont le même langage #LinguistiqueAvancée
Et apparemment les requins-baleines et les baleines ont le même langage #LinguistiqueAvancée

Oui, j’adore cette VF : les doubleurs déjà là depuis Le Monde de Nemo sont toujours aussi cools, et les petits nouveaux ne sont pas mal non plus. Mathilde Seigner parle baleine à la perfection, et Kev Adams, dont je n’attendais pas grand chose niveau doublage (ATTENTION, sa présence ne me choque pas ni ne m’énerve, je n’attendais juste pas grand chose, tout comme en 2003 si j’avais été plus vieille j’aurais rien attendu de Dubosc en Marin), est vraiment bien casté dans le rôle de Bailey le beluga, que je trouve très drôle.

Mais il y a mieux : Le Monde de Dory est vraiment beau au niveau de son message, qui porte sur la famille (une fois de plus).

Awwwwwwwww ! Elle est toute petite et toute ronde et toute bleue et je meurs devant tant de mignonnerie.
Awwwwwwwww ! Elle est toute petite et toute ronde et toute bleue et je meurs devant tant de mignonnerie.

On le sait, Dory souffre de troubles de la mémoire immédiate, et de nombreux flashbacks dans le film montrent bébé Dory (qui. est. TROP. choupinette #JeVeuxUnePetitePeluche) avec ses parents, qui tentent de lui apprendre de quoi se débrouiller seule. Cela passe par des chansons, et des petits jeux qui consistent à suivre des coquillages pour retrouver la maison. Dory se rend bien compte qu’elle peut représenter un poids pour ses parents, mais ils font tout pour lui montrer qu’ils l’aiment, malgré son handicap – et c’est même plus poussé que dans le film précédent, peut-être parce qu’on touche ici plus à l’aspect psychologique des choses. Et de même, quand Dory retrouve finalement ses parents (non, c’est pas un spoiler, j’espère que tout le monde se doutait bien que Dory retrouvait ses parents, quand même), elle s’en veut de les avoir oubliés… et eux lui montrent à quel point ils sont fiers d’elle, de voir qu’elle est devenu un joli poisson chirurgien bleu, et surtout, fiers de voir qu’après tant d’années, elle a réussi à se souvenir d’eux, de leurs conseils, et a réussi à les retrouver.

Bons parents, allégorie.
Bons parents, allégorie.

C’est sûr, maintenant on peut dire que les parents d’Elsa maltraitaient leur fille. Le Monde de Dory traite tellement mieux la question de la différence, d’abord à travers Dory évidemment, mais aussi à travers le personnage de Hank le poulpe agoraphobe qui ne rêve que de vivre seul dans un petit aquarium (#Moi), à qui Dory montre qu’il peut aussi vivre avec d’autres poissons, parce qu’il est différent peut-être, mais n’en a pas moins sa place dans le monde.

Et juste pour l'exemple, voilà ce que donnent les mauvais parents.
Et *juste* pour l’exemple, voilà ce que donnent les mauvais parents.

En somme, malgré quelques problèmes notamment de rythme, on ne peut que vous conseiller d’aller voir Le Monde de Dory au cinéma. Ce n’est effectivement pas l’un des grands chefs d’oeuvre de chez Pixar du genre des Indestructibles ou des trois Toy Story, mais il reste meilleur que Ratatouille ou même que Rebelle.

Manon.


Crédit images

John Musker & Ron Clements, La Petite Sirène, Walt Disney Pictures, 1989.

Andrew Stanton, Le Monde de Dory, Pixar Animation Studios, 2016.

Chris Buck & Jennifer Lee, La Reine des Neiges, Walt Disney Animation Studios, 2013.

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