Rocky Balboa : la conclusion de l’une des meilleures sagas du cinéma ? (Sylvester Stallone, Rocky Balboa, 2006)

Résumé :

Rocky Balboa, deux fois champion du monde poids lourd de boxe a pris sa retraite depuis un paquet d’années. Il gère un petit restaurant italien au nom de sa femme, décédée d’un cancer, et envisage tranquillement la fin de sa vie dans sa ville de Philadelphie. Seulement voilà, ses années de gloire lui manquent et son corps vieillissant a beau lui faire comprendre qu’il n’est plus dans sa prime jeunesse, il en demeure toujours un combattant au grand cœur et il éprouve le besoin de remonter une dernière fois sur le ring par amour de la boxe. Il n’en faut pas plus pour que le manager de l’actuel champion du monde le contacte pour mettre en place le combat du siècle : l’invaincu Mason Dixon contre le légendaire Etalon Italien.

Si vous êtes vraiment un vieux de la vieille, vous aurez peut-être noté que cette semaine marque le premier anniversaire de notre blog. Il y a déjà un an, j’écrivais donc mon premier article pour vous parler d’un auteur/réalisateur que j’adore en la personne du souvent moqué Sylvester Stallone. Comme Arnold Schwarzenegger connu pour ses personnages de Conan et de T-800, comme Harrison Ford et son célèbre explorateur à chapeau mou, comme Mel Gibson et son chauffeur fou, Sylvester Stallone est souvent associé à des personnages emblématiques de la pop culture cinématographique du XXe siècle.

Le cas de John Rambo, on l’avait donc traité d’entrée de jeu dans notre deuxième article, mais il restait un personnage dont nous n’avons que peu parlé et ce personnage, c’est Rocky Balboa.

Sylvester Stallone et les producteurs Irwin Winkler et Robert Chartoff recevant l'Oscar du meilleur film pour Rocky en 1977
Juste pour que vous ayez une idée du niveau, Rocky a gagné l’oscar du meilleur film devant Taxi Driver de Martin Scorsese, rien que ça !

Apparu pour la première fois en 1976 sur grand écran, ce boxeur modeste de Philadelphie a valu à son interprète deux nominations aux Oscars cette année-là, pour meilleur acteur et meilleur scénario original, et le film s’est permis de gagner trois statuettes, dont le meilleur film et la meilleur réalisation. Fort de ce succès, Stallone a ensuite participé à la création de suites aujourd’hui au nombre de cinq (toutes écrites et presque toutes réalisées par lui) et d’un spin-off, l’incroyable Creed, plaçant la saga dans le cercle fermé des séries de films les plus cultes du 7e art.

Aujourd’hui, plutôt que de vous parler du premier, j’avais envie de vous parler du sixième film Rocky, aussi appelé Rocky Balboa, car il marque pour moi un tournant important tant dans le développement de personnage que dans la carrière de Stallone, mais aussi parce qu’il est la preuve que tous ces fans qui s’opposent par principe à ce que l’on touche à leurs films préférés des années après se trompent lourdement.

Rocky Balboa posant avec la ceinture de champion du monde dans Rocky 3
Il est de retour sur ce blog et il est plus talentueux que jamais !

Rocky, le combat au quotidien

La première chose qu’il me semble importante d’aborder est ce qui fait, à mon sens, le succès incroyable de la saga Rocky : sa capacité à raconter la vie de son personnage.

Quand j’essaye de partager mon amour de ces films avec certains de mes proches qui ne les ont pas vus, on me répond souvent des choses dans le genre « les films de baston, très peu pour moi » ou « tu sais, moi la boxe et le sport en général, au cinéma, ça m’ennuie plus qu’autre chose ». Ces arguments sont totalement compréhensibles car bien souvent, les films de combat ou de sport s’adressent à des fans de la discipline pratiquée et servent au mieux à tromper l’ennui lorsqu’on n’y connait rien. Mais ces réponses, lorsqu’elles parlent de Rocky, sont le fruit d’un amalgame assez dommage.

Rocky Balboa montant les marches devant le musée d'Art de Philadelphie.
Gravir les échelons ? Je dirais plus… gravir les marches ! (Ha ! Vous avez compris ? #BlagueFacile)

La saga Rocky raconte effectivement l’ascension d’un boxeur plus motivé que talentueux qui va gravir les échelons jusqu’à devenir champion du monde, mais plus que le sportif, c’est l’homme que l’on suit.

En fait, j’ai tendance à penser que les films Rocky comportent toujours deux combats. Il y a évidemment le combat de boxe qui oppose le héros à un champion toujours théoriquement plus fort que lui, mais ce combat fait écho au premier, celui qui oppose le personnage à la Vie avec un grand V. Celle qui, quoi que tu fasses, te foutra toujours une branlée au pire moment possible, qui te poussera dans tes retranchements et qui te forcera à lutter si tu ne veux pas couler. En bref, c’est la vie la p*te.

La doctrine de Rocky face à ça, c’est que le plus important, ce n’est pas tant de savoir mettre des coups, c’est de pouvoir les encaisser et continuer à progresser. Si cela définit parfaitement le style de combat du champion, spécialisé dans l’avalage de patates dans la tête, c’est également de cette façon qu’on pourrait décrire les premières parties de ses films.

Sylvester Stallone dans le film érotique l'étalon italien
Des galères, Stallone en a vues. Saviez-vous que l’Etalon Italien est aussi le nom d’un film érotique dans lequel il a tourné avant Rocky pour se faire un peu d’argent ? Maintenant oui.

Le héros a une vie qui n’est jamais tout à fait joyeuse et les galères s’entassent pour lui, mais ce qui fait la force de l’Etalon Italien, et ce qui fait que le public ne peut pas s’empêcher de l’adorer et d’être de son côté lorsqu’il monte sur le ring, c’est que quelles que soient les galères de sa vie, il va toujours tenter de les surmonter et va s’en sortir du mieux qu’il le pourra. En décrivant un héros qui n’a rien et qui lutte chaque jour de son existence, les films s’assurent que le public se retrouve dans ce qu’il a à raconter. On se sent proche, on s’inquiète et on l’aime.

Rocky Balboa, tout comme ses prédécesseurs, se démarque de la masse des films de sport par sa capacité à raconter une tranche de vie. Pendant les deux tiers du film, on suit un vieil homme patron de restaurant. Sa femme est décédée d’un cancer des ovaires, son meilleur ami accepte mal de vieillir et de partir à la retraite dans un pays à la couverture sociale plus que limitée et son quartier change à mesure que des générations plus jeunes y emménagent. On suit un homme qui a vécu dans le même coin pendant presque toute sa vie et qui commence à faire partie des meubles, ce qu’il n’aime pas.

Ian McKellen dans le rôle de Sherlock Holmes dans Mr. Holmes
Rocky Balboa est à la saga de Stallone ce que Mr. Holmes est au célèbre personnage de Conan Doyle. Voilà.

Conscient que le monde tourne sans lui, Rocky ne sait pas quoi faire. Il a été pendant des années l’idole des jeunes et la fierté de sa ville. Bien qu’il ne le dise pas ouvertement à son entourage, il ne se sent plus adapté à ce monde et tente de s’accrocher tant bien que mal à sa jeunesse, ce qui est illustré à travers de nombreux flash-backs, mais également à travers plusieurs scènes où le personnage retraverse des décors des premiers opus, recroise des individus qui n’avaient alors que des rôles mineurs ou raconte à nouveau à un public de fans eux aussi vieillissants les aventures que les spectateurs les moins jeunes se rappelleront avoir vu sur grand écran.

« Ouais, donc le film fait du fan service. Depuis quand vous trouvez ça cool déjà ? »

Vous qui vous souvenez de notre article sur Le Réveil de la Force.

Ce qui distingue ce sixième opus de la saga Rocky de films comme Star Wars VII ou Indiana Jones IV qui s’enlisent dans la nostalgie, c’est que le personnage évolue et que les références faites au début de la série servent l’intrigue. On pourrait nous montrer un Rocky qui veut se sortir de la misère en devenant champion du monde, mais on ne le fait pas, ni dans ce film, ni dans Creed qui raconte pourtant les débuts d’un aspirant boxeur sur un schéma très proche de Rocky I.

Chris Pratt et Bryce Dallas Howard dans Jurassic World
Un fan service même plus réussi que dans Jurassic World, le film le plus intelligent de la saga Jurassic Park (sisi, on vous jure)

Non, Rocky Balboa nous montre Rocky Balboa, un ancien champion qui remonte sur le ring parce qu’il se cherche et qui, parce qu’on le challenge à prouver au monde qu’il en a encore dans le short, accepte de participer à un dernier show pour partir l’esprit tranquille.

Le grand retour de Stallone

En 2006, au moment où sort Rocky Balboa, Sylvester Stallone n’est plus à la mode. Il a fasciné pendant un certain temps avec ses personnages de Rambo et Rocky, mais ces films attiraient de moins en moins de monde au cinéma et les deux sagas semblent s’être essoufflées. Bien sûr, il tourne encore dans de nombreux titres, mais ces rôles sont souvent beaucoup moins denses et intenses que ceux qui l’ont rendu célèbre. On capitalise sur son nom parce qu’on se souvient qu’il a été cool, parce que c’est une figure de la pop culture, parce qu’il fait partie des meubles.

Sylvester Stallone jouant le méchant et ses doubles mentaux dans Spy Kid 3D de Robert Rodriguez.
Non, j’ai eu beau vous dire encore et encore que Stallone devait être pris au sérieux, rien ne justifie Spy Kids 3D.

Son dernier film date de 2003 quand il réalise Rocky Balboa, et il s’agit de Spy Kids 3D, autant dire que plus personne ne le prend au sérieux. D’autant que le cinéma d’action a beaucoup changé depuis qu’il en était l’une des figures de proue, et cela, on le doit notamment à un duo de réalisatrices responsable de l’immense succès planétaire qu’est la trilogie Matrix. Tout le monde veut alors faire du bullet time, des arts-martiaux et de la SF.

Quand Sylvester Stallone arrive avec comme projet de réaliser Rocky VI, 16 ans après le précédent, on rigole gentiment en se disant que voici encore un acteur qui a du mal à supporter de ne plus être à la mode et on se demande si finalement, il n’a pas vraiment pris un coup en trop lorsqu’il incarnait le célèbre boxeur.

Finalement, on n’a pas de mal à imaginer que Stallone à l’époque était dans un état similaire à celui de Rocky dans son film. Trop vieux pour être pris au sérieux, on l’invite en soirée parce qu’il a un nom, mais personne ne veut parier d’argent sur ses projets.

Et là, BAM ! Stallone arrive et montre qu’il sait tenir une caméra, qu’il se souvient de comment on fait pour écrire une histoire prenante et qu’il est toujours capable de jouer la comédie.

Rocky Balboa donnant une leçon de vie à Rocky Balboa Jr.
Et les dialogues ? Je vous ai parlé des dialogues ? Si tous les auteurs d’Hollywood avaient le niveau de Stallone, chaque blockbuster serait un film d’auteur… parce que Rocky est une saga de films d’auteurs.

Autant il est important de savoir faire la différence entre un personnage et un acteur, autant je suis convaincu que Rocky Balboa est un film qui tient particulièrement à cœur à son réalisateur Sylvester Stallone. L’histoire de ce vieil homme à la gloire passée que l’on  ne croit  plus capable de rien faire, c’est la sienne.

Comme Rocky, Stallone dit accepter sa place, mais peut-être vit-il mal, à l’instar de son personnage, qu’on le relègue au placard. Rocky est convaincu de pouvoir reprendre les gants pour faire quelque chose d’intéressant. Il n’a pas la prétention de devenir champion du monde ou de refaire de la compétition, il désire juste remettre son short pour quelques rounds, histoire de faire circuler le sang et parce qu’au fond de lui, c’est un boxeur, par un restaurateur.

On ne peut pas s’empecher de voir dans Stallone, un acteur alors sur la touche, un peu de son bébé Rocky. Il apparaît évident qu’il a compris qu’il ne sera plus la star qu’il a été, et ce n’est même plus ça qu’il cherche. Il veut juste montrer qu’on peut le prendre au sérieux et conclure dignement la saga Rocky, comme son personnage souhaite conclure dignement sa carrière de boxeur.

Finalement, le film connait un succès inimaginable. De nombreuses critiques en font le meilleur Rocky depuis le premier opus, ce qui est largement mérité et on commence à se souvenir des raisons qui ont fait de Stallone la superstar qu’il était.

Sylvester Stallone dans le film John Rambo
« Je me crois en enfer, donc j’y suis. » – John Rimbaud dit le poète du AK-47

Le bonhomme va donc se mettre à travailler sur John Rambo, un film dont le titre reprend encore une fois le nom du héros de la célèbre saga, comme pour rappeler que derrière la machine de guerre, il y a un homme (une victime, souvenez-vous, c’était mon premier article). Comme pour Rocky, Stallone veut conclure la célèbre série de films en revenant à ce qui faisait du héros un être humain, un aspect qui avait été un peu perdu par les suites du premier film.

Mais le projet qui va surtout faire revenir Stallone sur le devant de la scène du cinéma d’action, c’est sa trilogie Expendables.

Le groupe de mercenaires d'Expendables 2
« C’est avec les vieilles peaux qu’on fait les meilleures confitures » – Arthur Rambo.

Pour le coup,  Sylvester Stallone n’en a plus rien à faire de la subtilité. Si des gens doutaient encore de sa capacité à émouvoir devant et derrière la caméra, ce n’est plus le cas depuis Rocky Balboa. Mais le cinéma d’action ayant changé, Stallone veut prouver qu’on peut encore faire de bons divertissements avec de vieilles méthodes.

Le voilà donc qui s’entoure des plus grands noms du cinéma d’action du XXe siècle et qu’il filme des divertissements parfaitement acceptables (comprenez par là qu’ils ne seront jamais considérés comme des chefs-d’œuvre, mais qu’en tant que films de genre, ils savent retrouver l’essence des grosses licences d’actions de l’époque).

Pourtant, il est loin d’être un adepte du « c’était mieux avant », et il le prouve en mettant au centre de ses Expendables des acteurs plus jeunes, comme Jason Statham.

Le meilleur de chaque génération

Le problème avec les sagas aussi cultes que Rocky, ce sont les fans. Pas tous évidemment, puisque sans fans, un film ne peut pas avoir de succès, mais ceux qui partent du principe qu’une suite, un remake, un reboot, etc., c’est forcément tout pourri.

L'équipe de chasseuses de fantômes de Ghostbusters 3
Petit clin d’oeil discret à ce reboot dont tout le monde a entendu parler… Qui es-tu film ? Pourquoi sembles-tu prendre les pires décisions du monde ?

On avait déjà parlé longuement de ça dans Alien vs. Predator, et on ne va jeter la pierre à personne parce que c’est vrai que nous même, on a tendance à grincer des dents lorsqu’on entend parler de l’énième reboot d’une saga emblématique du cinéma. Si un film est assez bon, peu importe que ses effets spéciaux ou que sa mise en scène aient vieillis, ça reste un bon film, pas vrai ?

Eh bien, alors que Robocop nous prouvait qu’il n’y avait pas de honte à faire un reboot d’une saga culte, Rocky Balboa nous confirme qu’on peut très bien faire une suite des années après, l’ancrer dans notre époque et réussir à faire un excellent long-métrage. Mais Stallone, loin de faire sa vieille tête de mule, commence déjà à mettre en avant une nouvelle génération de personnages incarnant une nouvelle génération de spectateurs, d’acteurs et de réalisateurs. C’est cette transition que l’on voit se faire dans la suite/spin off qu’est Creed.

Antonio Tarver soulevant la ceinture de champion, photo par Eva Rinaldi
Mason Dixon est joué par le boxeur professionnel Antonio Tarver et heureusement pour lui, il est plus apprécié dans la vraie vie que dans le film.

Cette génération, c’est principalement le champion qui s’oppose à Rocky qui l’incarne. Mason Dixon est un jeune boxeur au sommet de sa carrière mais il fait face à un problème courant sur Internet : celui du « c’était mieux avant ».

Malgré ses nombreuses victoires, Dixon ne parvient pas à conquérir le public qui lui préfère d’anciens champions. On lui reproche de n’avoir jamais affronté d’adversaires vraiment très talentueux (ce qui sous-entend quand même que le niveau général des boxeurs a baissé) et on le compare souvent avec les légendes que sont Rocky Balboa et Apollo Creed, parce qu’à l’époque, on savait se battre et ça, c’était des champions qui en avaient dans le bide, toussa, toussa.

Perso, j’y vois une référence aux spectateurs quadragénaires qui râlent sans cesse sur la qualité des films d’action d’aujourd’hui, soit parce qu’ils sont trop débiles, soit parce qu’ils ne reposent que sur de gros effets spéciaux.

Statler et Waldorf, les deux personnages âgés et grincheux des Muppets
La doctrine du « c’était mieux avant » est une grosse bêtise :  on s’en souvient parce qu’ils étaient bons, mais pour chaque Star Wars, on compte des dizaines de Flash Gordon… attendez de voir quels sont les films dont on parlera dans 30 ans et vous verrez que le XXIe siècle est riche en matière de cinéma.

Mais Rocky, il s’en fiche de ce débat. Il veut remonter sur le ring, non pas pour prouver qu’il est meilleur que les jeunes, c’est même pas lui qui organise le match, mais juste pour se faire plaisir. De la même façon, on sent que Stallone ne veut pas qu’on compare son film avec ce qui se faisait au moment de la sortie, il attendra Expendables pour ça. Tout ce que veulent l’acteur et le personnage qu’il incarne, c’est retrouver un peu des sensations de sa jeunesse.

Pourtant, Stallone ne peut pas s’empêcher de glisser une petite remarque à propos de cette distinction qui semble se faire entre les « vieux films » qu’il représente et les « moins vieux films » incarnés par Dixon. A la fin du match qui oppose les deux boxeurs, ils tombent dans les bras l’un de l’autre, heureux de ce moment qu’ils viennent de vivre. Le jeune champion vient de combattre une légende, et cette dernière vient de se prouver qu’elle en avait encore dans le pantalon. Mais plus que ça, Rocky lâche une phrase, une toute petite, à son adversaire avant qu’ils ne soient séparés par la foule. « Tu es un grand champion. »

Si on pousse le parallèle entre Stallone et son personnage, on peut alors comprendre par là que Stallone n’est même pas agacé de ne plus être sur le devant de la scène car il sait qu’il a fait son temps. Il demande juste à faire des films dans son coin tout en reconnaissant que les films d’actions d’aujourd’hui valent totalement ceux de sa jeunesse.

Encore une fois, il y a beaucoup d’interprétation dans cet article, mais Sylvester Stallone a toujours mis beaucoup de lui dans le personnage de Rocky Balboa, rendant parfois floue la frontière qui existe entre l’homme et le personnage.

Sylvester Stallone et Robert De Niro dans Match Retour
Attention toutefois à ne pas regarder Match Retour, sorti en 2014 et opposant sur le ring un vieux Stallone à un vieux De Niro… Ce film n’en vaut pas la peine.

Rocky Balboa est donc un excellent film, vous l’aurez compris, et un très bon Rocky. Si vous ne connaissez pas la saga du célèbre boxeur, vous DEVEZ la voir. Si vous faites les choses bien, gardez Rocky Balboa pour la fin, mais si vous êtes vraiment pressés de voir un vieux Stallone qui boxe, en ayant au moins vu le premier Rocky, vous devriez tout comprendre ou presque au dernier.

Comme je l’écrivais après avoir vu Creed, la saga Rocky est un exemple parfait de série culte qui vieillit magnifiquement. Nous ne verrons sans doute plus jamais Stallone remonter sur le ring, mais ça ne change rien car dans le cas de Rocky comme dans le cas de toutes les œuvres cinématographiques cultes, ce n’est pas parce qu’on décide de faire un reboot, un remake ou une suite de votre film préféré qu’on va vous retirer votre film préféré. Aussi, n’hésitez pas à voir ou à revoir de « vieux » films. S’ils sont bons, aucun remake raté ne pourra vous gâcher votre plaisir lorsque vous les verrez.

Michael B. Jordan et Sylvester Stallone s'entrainant dans Creed
Et dans le cas particulier de Rocky, si les suites/reboots sont du niveau de Creed, on en redemande #CREEEEeeed

Guillaume.


Images :

Sylvester Stallone, Rocky Balboa, Metro Goldwin Mayer, 2006.

Sylvester Stallone, Rocky III, Metro Goldwin Mayer, 1982.

Morton Lewis, L’Etalon Italien, Cinema Epoch, 1970.

Bill Condon, Mr. Holmes, BBC Films, 2015.

Colin Trevorrow, Jurassic World,  Amblin Entertainment, Legendary Pictures & Universal Pictures 2015.

Robert Rodriguez, Spy Kids 3 : Mission 3D,  Miramax Films et TFM Distribution, 2003.

Sylvester Stallone, John Rambo, Lions Gate Film et  Metropolitan Filmexport, 2008.

Simon West, The Expendables 2, Lions Gate Film et  Metropolitan Filmexport, 2012.

Paul Feig, SOS Fantômes,  Columbia Pictures, 2016.

Photo d’Antonio Tarver par Eva Rinaldi trouvée sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Antonio_Tarver

Jim Henson et Bonnie Erickson, Le Muppet Show, 1976-1981, photo trouvée sur http://muppet.wikia.com/wiki/Statler_and_Waldorf

Peter Segal, Match Retour, Warner Bros. 2014.

Ryan Coogler, Creed : l’héritage de Rocky Balboa, Warner Bros, 2016.

2 commentaires sur « Rocky Balboa : la conclusion de l’une des meilleures sagas du cinéma ? (Sylvester Stallone, Rocky Balboa, 2006) »

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