The Abominable Bride : le faux pas dans une série parfaite ? (The Abominable Bride, Douglas Mackinnon, 2016) [Hors-série]

Résumé

Dans un univers parallèle, où Sherlock Holmes aurait vécu au XIXème siècle comme l’avait imaginé Conan Doyle, le fameux détective est appelé sur une affaire de fantôme. Une mariée suicidée – dont le corps est même à la morgue – est revenue d’entre les morts pour assassiner son mari, et sévit encore dans les ménages anglais en assassinant des hommes mariés. Evidemment, Holmes se lance dans la course au coupable, qui ne pourrait pas être l’hypothétique jumelle de la mariée – ce ne sont jamais des jumeaux, dans une bonne histoire de Sherlock Holmes. 

Mais même sans jumeaux, l’histoire peut réussir à être mauvaise, semble-t-il.

Bonsoir à tous, ce vendredi soir nous allons parler de quelque chose qui vous semble peut-être un peu curieux.

« Bah oui. Vous parlez de séries vous maintenant ? »

– Vous, le lecteur en forme, l’œil vif, l’oreille tendue, le poil luisant…

 

Moi quand je spoile GoT parce que même si la série est en avance sur les livres, j'ai deviné la fin #B*tch
Moi quand je spoile GoT parce que même si la série est en avance sur les livres, j’ai deviné la fin #B*tch

En fait, non. On va être obligés d’en parler un peu là, mais ce n’est pas l’idée (ah ah non, je ne parlerai pas de Game of Thrones sauf pour troller, spoiler et vous gâcher votre plaisir, LOL DE FEU). The Abominable Bride, désormais considéré comme le S04E00 de la série de la BBC Sherlock, a été vendu comme un film à part entière (ou un épisode isolé diffusé au cinéma, c’est selon) à l’hiver dernier au Royaume-Uni. Donc quand nous l’avons regardé, c’est ce à quoi nous nous attendions : un épisode de Sherlock de longueur classique (une heure et demie, ce qui est aussi bien pour un film), qui n’a de commun avec la série que les personnages et éventuellement leurs relations. Et qui se passe au XIXème siècle, puisque c’était vendu comme ça.

Eh bien… Disons que je vais le traiter comme le film qu’on m’a vendu, avec les problèmes lié au fait que finalement, c’est juste un épisode gros teaser pour la saison 4 qui ne sort que dans UN AN PUTAIN, VOUS TROUVEZ PAS QUE CA FAIT VACHEMENT TÔT POUR TEASER EN GÂCHANT UN TRUC QUI AURAIT PU ÊTRE TRES CORRECT ?

Pardon, je m’emporte. Donc… The Abominable Bride.

Une très bonne idée au départ

Si vous nous lisez depuis un moment, vous savez que nous aimons beaucoup la série Sherlock – qui, dans mon cas, est une des rares séries que j’arrive à regarder sans finir par jouer avec mon téléphone ou raconter n’importe quoi parce que je m’ennuie. Comme on le disait un peu dans Mr. Holmes, la force de la série c’est de jouer avec ce qu’on connaît du personnage de Sherlock Holmes et de faire une adaptation qui propose quelque chose de neuf avec du vieux, en ne tombant jamais dans le déjà-vu. L’un des éléments intéressants vient bien évidemment du fait que l’intrigue est située au XXIème siècle, ce qui n’avait jamais été fait auparavant (puis Elementary a copié, parce que les Américains sont infoutus de juste apprécier une série si elle ne vient pas de chez eux).

Pour preuve, de gauche à droite : le remake américain de Taxi, Les Visiteurs en Amérique, et le remake de Nikita. Alors que dans les pays qui ont une moins grande culture du doublage que la France, ils se contentent de sous-titre, pour tous les films. #Murica
Pour preuve, de gauche à droite : le remake américain de Taxi, Les Visiteurs en Amérique, et le remake de Nikita.
Alors que dans les pays qui ont une moins grande culture du doublage que la France, ils se contentent de sous-titre, pour tous les films. #Murica

Du coup, quand on vous dit « Hey ! les mecs qui ont su redonner un coup de neuf à Sherlock veulent faire un film avec les mêmes acteurs, mais qui se passerait au XIXème siècle, » oui ça donne envie. Et il faut dire que la première moitié du film sait montrer que oui, ils sont capables de faire quelque chose de très intéressant.

Et du coup, ils ont la même porte - le décor a été un peu changé pour coller à l'époque, mais c'est en tout point le même.
Et du coup, ils ont la même porte – le décor a été un peu changé pour coller à l’époque, mais c’est en tout point le même.

On commence avec l’arrivée de Watson à Londres, après avoir été blessé pendant la guerre en Afghanistan, et qui cherche un colocataire – et le trouve en la personne d’un jeune homme qui fouette des cadavres dans une morgue, trouve ça tout à fait normal, et arrive à tout deviner de Watson en quelques secondes. Ça s’est passé pareil dans la série originale, et de même d’ailleurs dans A Study in Scarlet, le roman dans lequel Watson rencontre Holmes pour la première fois. Le clin d’œil aux fans de tous bords est donc sympathique pour commencer le film.

Les labyrinthes, le frisson... Bon, c'est classique mais ça marche toujours plutôt bien, non ?
Les labyrinthes, le frisson… Bon, c’est classique mais ça marche toujours plutôt bien, non ?

L’intrigue, que j’ai déjà résumée, permet aux auteurs ainsi qu’au réalisateur de jouer avec l’ambiance sombre que l’on prête souvent au XIXème siècle par romantisme. C’est une histoire de fantôme qui reviendrait non pas seulement hanter son mari, mais tuer celui-ci et d’autres hommes avec lui – avec cet élément impossible, le cadavre de cette femme est dans la morgue, et est même retenu par des sangles par superstition. The Abominable Bride s’amuse donc à faire frissonner le spectateur à plusieurs reprises, le point culminant étant dans le manoir de sir Carmichael, qui a été menacé de mort par la mariée, et dont la demeure dispose d’un labyrinthe et de recoins sombres qui ont tout pour plaire dans une histoire de fantôme. La musique d’ailleurs ajoute bien à cette ambiance, et moi qui suis une froussarde finie, j’ai enfin compris qu’on pouvait avoir du plaisir à avoir peur, et surtout comment cela pouvait se faire.

Molly Moustache. J'en dis pas plus parce qu'en fait je trouve juste que ça sonne bien et j'avais besoin que vous vous en rendiez compte aussi.
Molly Moustache.
J’en dis pas plus parce qu’en fait je trouve juste que ça sonne bien et j’avais besoin que vous vous en rendiez compte aussi.

Les auteurs jouent aussi sur le fait que les femmes n’ont jamais un très grand rôle dans la série (surtout la première saison) ou dans les nouvelles, et transforment John Watson en être quelque peu misogyne, et bien en phase avec les idées du XIXème siècle par rapport aux femmes – à expliquer à Mrs. Hudson que s’il ne la fait pas beaucoup parler dans ses récits, c’est parce qu’elle est bien pour tenir la porte et servir le thé ; il ignore son épouse qui est obligée de prendre rendez-vous avec Holmes pour pouvoir lui parler, et de même, il parle mal à sa servante (qui elle aussi se demande pourquoi elle est inexistante dans les récits). On retrouve également la laborantine Molly (qui dans la série est folle amoureuse de Holmes), qui pour exercer son métier dans une morgue au XIXème siècle se déguise en homme. Que des bonnes choses donc qui font sourire, à la fois parce que cela ancre bien le récit en 1895 tout en confirmant que oui, ce sont bien les mêmes acteurs et les mêmes auteurs, et qu’il y a du rêve à vendre.

Mais justement, les femmes et leur rôle dans The Abominable Bride sont une partie du problème qui fait que ce film n’est pas vraiment une réussite.

Le complot des féministes castratrices tueuses d’hommes

C’est là que The Abominable Bride commence à faire des trucs bizarres (bon, en fait ça commence avant, mais on en parle après). La résolution de l’enquête, attention [SPOILER] : c’était une secte de femmes pas contentes qui ont décidé de tuer leurs maris pour avoir le droit de vote, et voilà.

Comment Mary Poppins aurait été trop différent écrit par Steven Moffat et Mark Gattiss...
« … and MURDER! » – Comment Mary Poppins aurait été trop différent écrit par Steven Moffat et Mark Gatiss en fait…

On sait que les créateurs de la série, et notamment Steven Moffat, ne sont pas toujours hyper appréciés des féministes, et il est probable qu’il ait eu envie de leur répondre… Sauf qu’il se montre soi-disant de leur côté dans son scénario. Alors que ça ressemble juste à une grosse théorie du complot, ces femmes tueuses qui se retrouvent dans des caves en costumes du Ku Klux Klan teints en violet.

Et puis on va pas se mentir, c'est pas FRANCHEMENT cool d'assimiler qui que ce soit au Klan. Je trouve. Vous me dites si vous pensez autrement, que j'arrête de vous parler.
Et puis on va pas se mentir, c’est pas FRANCHEMENT cool d’assimiler qui que ce soit au Klan. Je trouve. Vous me dites si vous pensez autrement, que j’arrête de vous parler.

On se souvient des remarques de Mrs. Hudson, de la servante de Watson, et même de Mary, la femme de ce dernier, sur leur rôle qui est toujours minimisé. Mary est d’ailleurs dans le film une suffragette, et un personnage très sympathique au demeurant – qui peut se vanter d’être le seul être humain que Sherlock ait jamais qualifié de génie, et qu’il admire beaucoup. On se souvient également de Molly qui se déguise en homme et défend son droit de travailler dans une morgue, qui se trouve être dans la secte des femmes tueuses à la fin du film – ce qui me fait dire que ce groupe n’est pas à voir de façon négative. D’ailleurs, Mycroft, puis plus tard son frère Sherlock, disent que leur cause est importante, et que pour une fois, leur adversaire dans cette enquête doit sortir vainqueur – autrement dit, gagner l’égalité.

Sauf que bon, on sera tous d’accord pour dire que c’est quand même très caricatural comme vision des femmes, et plus particulièrement des féministes, non ?

D'accord Benedict, mais tu aurais pu expliquer à tes petits camarades que tu n'es pas un castrateur fou, non ?
D’accord Benedict, mais tu aurais pu expliquer à tes petits camarades que tu n’es pas un castrateur fou, non ?

Bon, je pense qu’il y en a plein qui ne verront pas le problème, mais beaucoup ont une vision du mouvement féministe comme celui d’un rassemblement de femmes en colère, folles et castratrices (et vous pouvez ajouter grosse, moche, et mal baisée, parce que ce sont des insultes faciles dès que vous n’aimez pas quelqu’un je suppose). Du coup, donner raison à ces préjugés tout en affirmant que leur combat est juste (et en le faisant dire au personnage principal !), c’est très déstabilisant, et surtout dérangeant. Je dis pas qu’on a besoin de messages clairs, parce qu’on est pas des débiles, mais là ce film envoie surtout des signaux contraires.

Non seulement ça, mais en plus c’est une résolution hyper décevante. OK, on nous explique la mariée avait une doublure quand elle s’est suicidée, ce qui lui a permis de mourir en public (le coup de feu en pleine bouche, ça pardonne pas), et de revenir pour tuer son mari ensuite – avant de se suicider pour de vrai, son cadavre venant remplacer celui de la doublure grâce à Molly sa complice. Ça, c’est cool. Mais : « On tue les hommes parce qu’on veut le droit de vote » ? C’est vraiment écrit sérieusement ? Le pire, c’est qu’on passe là-dessus avec Sherlock qui fait « Elles se battent pour une bonne cause et elles ont mon soutien, voilà », Watson fait « OK », puis Sherlock a une hallucination. Non, ces femmes tueuses n’ont pas à parler pour expliquer le fond de leur pensée à part pour dire « On veut vous couper les couilles bande de sales mâles. » Repassons aux délires sous acide de Sherlock plutôt que de développer ce choix.

D'ailleurs à un moment il a un vieux trip dans lequel il est un dragon et où Watson est encore plus petit que d'habitude, c'est chelou.
D’ailleurs à un moment il a un vieux trip dans lequel il est un dragon et où Watson est encore plus petit que d’habitude, c’est chelou.

Et même : n’en parlons plus pour le reste du film, l’enquête est résolue, merci au revoir.

Alors peut-être que je suis la seule que ça choque hein, et qu’en fait les féministes dans l’assistance ont adoré ça mais… Dans ce cas là je ne comprends plus le monde DU TOUT.

Ou alors c’est juste que comparé à ce dont nous n’avons pas encore parlé, c’est pas si mal…

Sherlock, drogue et Moriarty.

Ce film n’existe que pour faire patienter les fans avant la saison 4 de Sherlock. C’est tout.

« Ouais enfin on s’en doutait un peu non ? »

– Random personne dont j’invente une citation.

En plus du coup ça aurait créé une continuité avec Mr. Holmes. Dans ma tête. Mais ça aurait trop bien marché !
En plus du coup ça aurait créé une continuité avec Mr. Holmes. Dans ma tête. Mais ça aurait trop bien marché !

Bah non, on s’en doutait pas. J’ai vu les bandes annonces au cinéma, et c’était vendu du genre « trop super : une histoire de Sherlock Holmes avec les acteurs de la série, mais c’est un stand-alone qui se passe au XIXème siècle ! » – et du coup comme c’est un stand-alone, ça implique que n’importe qui ne suivant pas la série puisse le voir sans être perdu. Ça aurait pu être un bon point d’entrée pour ceux qui ne suivent pas Sherlock d’ailleurs : voir ce que ça donne dans un contexte plus classique, et si ça plaît, pourquoi pas aller voir le reste.

Bah non. Si vous n’avez pas vu la fin de la saison 2 et la saison 3 de Sherlock, vous ne capterez probablement rien à ce qu’il se passe, parce que tout se passe sous les jolies boucles brunes de la tête de Sherlock, et est en lien avec ce qu’on a déjà vu précédemment. Et tout ça fait du teasing pour la suite – comme ça ceux qui ne suivent que la série et pas les épisodes bonus n’auront qu’à voir The Abominable Bride, ça leur fera les pieds.

En résumé, à la fin de la saison 3 de Sherlock, le personnage éponyme s’envole dans un jet privé pour un exil d’une durée indéterminée, mais son frère Mycroft fait revenir l’avion quand il apprend que Moriarty (génie du crime, ennemi de Sherlock, mort à la fin de la saison 2) fait son grand retour. Face à un épisode qui doit se passer en 1895, on peut dire que tout ça, on s’en fiche un peu finalement, puisque nous ne sommes pas dans la même timeline.

"Les mecs, j'en ai trop pris, j'ai rêvé que je devenais magicien dans un film Marvel, c'était chelou."
« Les mecs, j’en ai trop pris, j’ai rêvé que je devenais magicien dans un film Marvel, c’était chelou. »

Mais en fait si, puisque tout ce qu’il se passe au XIXème siècle sort de l’imagination de Sherlock, drogué comme c’est pas permis dans son avion, qui a décidé de résoudre une affaire de 1895 pour comprendre comment Moriarty pourrait encore être en vie – sauf qu’en montant dans l’avion, il ne savait même pas que Moriarty était revenu. Bon, ça encore, ça pourrait passer comme cadre narratif même avec cette erreur, pourquoi pas. Mais à partir de la moitié du film, on passe notre temps à voyager entre « 1895 : la tête de Sherlock » et « 2016 : le vrai monde de la vérité véritable » SANS ARRÊT, du coup l’intrigue du XIXème siècle passe à la trappe, et nous voilà replongé dans l’intrigue de la série, comme ça sans prévenir. Je sais pas, ça aurait pas pu attendre le début de la saison 4 comme explication ? On devait forcément passer par la métaphore de « Mais en fait la mariée était vraiment morte et c’était quelqu’un d’autre qui endossait le costume pour les meurtres, donc Moriarty est vraiment mort et c’est quelqu’un d’autre » ? Non, je ne pense pas.

Et puis pour les gens qui n'aiment pas les spoilers, pardon mais du coup à moins d'un gros retournement avec une telle allégorie on sait ce qu'il va se passer dans la saison 4. Sans surprise. Mais j'espère très fort qu'on va nous surprendre.
Et puis pour les gens qui n’aiment pas les spoilers, pardon mais du coup à moins d’un gros retournement avec une telle allégorie on sait ce qu’il va se passer dans la saison 4. Sans surprise. Mais j’espère très fort qu’on va nous surprendre.

En plus de ça, dans son délire Sherlock imagine qu’il parle avec Moriarty (qui fait partie à présent de sa psyché profonde) à plusieurs reprises pour bavarder sur leur relation, s’il est mort ou pas, comment ça se passe dans ta vie – mal, évidemment… Mais comme c’est au court de la première de ces scènes que j’ai découvert que je pouvais apprécier le jeu d’Andrew Scott, j’aurais presque envie d’être indulgente. Sauf que ça participe encore à cette impression que le film veut vous dire « Coucou, tu te souviens de la série ? Ça fait longtemps qu’on a pas sorti d’épisode mais on est là hein ! Yoooohoooooooo » – PUTAIN MAIS OUI ON SE SOUVIENT BORDEL ! Ça donnerait plutôt envie d’oublier Sherlock à tout jamais un tel niveau de lourdeur, plutôt que de se mettre hype pour la suite en fait.

"On créera aussi des robots tellement réalistes qu'on ne saura plus faire la différence entre eux et les humains !" "Ok, mais dis-moi Sherlock, c'est quoi un 'robot' ? Ca n'existe même pas encore ce mot !"
« On créera aussi des robots que l’on nommera réplicants tellement réalistes qu’on ne saura plus faire la différence entre eux et les humains ! »
« Ok, mais dis-moi Sherlock, c’est quoi un ‘robot’ ? Ça n’existe même pas encore ce mot ! »

Et comme de toute façon le film décide de faire des allers-retours entre le présent et le passé imaginaire, on a aussi droit à Sherlock de 1895 parfaitement conscient qu’il est en fait Sherlock de 2016 qui explique le monde moderne au Watson de 1895 qui n’est pas du tout en mode « WTF is that shit, Sherlock? » – bon, c’est une projection de Sherlock qui imagine juste que lui et son pote ont voyagé dans le temps, mais mince, tu voulais pas au moins l’imaginer complètement paniqué par ce que tu lui racontes, qu’on rigole un peu ? Parce que là c’est « Tu sais Watson, dans le futur on a inventé le téléphone portable », et l’autre de répondre « Ouais, cool, j’ai hâte ! » – parce qu’il sait qu’il est dans un trip hallucinogène chelou en fait, donc il en a rien à battre de rien. Et du coup, le spectateur non plus !

Alors oui, les acteurs voulaient s’amuser, les auteurs voulaient s’amuser, tout le monde sur le plateau s’est bien amusé, mais à un moment, faut aussi se souvenir que le spectateur peut aussi avoir envie de bon divertissement ; et également que, malgré ce que l’on peut croire, le spectateur n’est pas forcément un fanboy qui va avaler les excréments de ses idoles avec joie.

Je pense notamment à toi, fan-service voleur de vedette qui rend un film bof plus mauvais qu'il n'aurait dû l'être.
Je pense notamment à toi, fan-service voleur de vedette qui rend un film bof plus mauvais qu’il n’aurait dû l’être.

Ceci dit, ça vaut aussi pour les autres ce que je viens de dire. Pour tous les créateurs quels qu’ils soient : ce n’est pas parce que vous avez une poignée de gens qui vous adulent quoi qu’il arrive que vous êtes à l’abri de pondre quelque chose de très mauvais.

Manon.

*Part faire un câlin à son édition DVD de la série Sherlock en lui disant qu’elle l’aime quand même et qu’elle sera présente à la sortie de la saison 4 parce que c’est une fangirl quand même un peu*


Crédit image

Douglas Mackinnon, The Abominable Bride, BBC One, 2016.

Stanley Kubrick, The Shining, Warner Bros., 1980.

Robert Stevenson, Mary Poppins, Walt Disney Productions, 1964.

Peter Jackson, Le Hobbit : La Désolation de Smaug, Warner Bros. Pictures, 2013.

Ridley Scott, Blade Runner, Warner Bros., 1982.

J.J. Abrams, Star Wars VII : le Réveil de la Force, Walt Disney Studios Motion Picture, 2015.

Un commentaire sur « The Abominable Bride : le faux pas dans une série parfaite ? (The Abominable Bride, Douglas Mackinnon, 2016) [Hors-série] »

  1. Totalement d’accord avec toi ! J’adore Sherlock, mais là… Je ne comprenais pas où le film cherchait à aller, rien n’avait d’intérêt dedans, l’enquête était grotesque et ruinée par les retours à la réalité. Comme une envie d’hurler au cliché au premier retour à la réalité ! Les références à 5 pépins d’orange étaient très superficielles et sans vrai rapport à l’enquête… Je ne vais pas tout lister, mais ça correspond à peu près à tout ce que tu as relevé.

    En fait, j’ai eu exactement la même sensation qu’en découvrant l’épisode 1 de la saison 8 de Doctor Who. Ça part dans tout les sens, c’est grandiloquent, ça se veut génial et bourré de fan service, mais au final on s’ennuie !

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