Mr. Holmes : l’ultime biopic… pour un personnage de fiction ? (Mr. Holmes, Bill Condon, 2015)

Résumé

C’est l’histoire où Sherlock Holmes a réussi à survivre jusqu’à un âge avancé malgré la drogue et les chutes fréquentes. Il a quitté Baker Street parce que c’était trop mainstream et il vit dans la campagne anglaise comme un hipster (façon Tolkien, ouais) à s’occuper d’abeilles en faisant tourner en bourrique Mme Munro, sa logeuse – tout en faisant l’éducation d’un jeune Hobbit du nom de Roger.

Initialisation - réveil de l'auteur - bonne humeur : activée.
Initialisation – réveil de l’auteur – bonne humeur : activée.

Bon vendredi soir, ami lecteur ! Oui, je sais, ça fait longtemps depuis la dernière fois qu’on s’est vus (sauf si tu viens de tomber ici par hasard, dans ce cas, juste bonjour). Non, contrairement à ce que laisse penser le gif ci-dessus, Guillaume et moi n’avons pas hiberné, c’est juste un délire de ma part. Bref, on est de retour, pour un petit moment, sans discontinuer, et on est prêts !

Ce soir, je vous propose un article un peu spécial, parce qu’on va parler d’un film qui n’est tout simplement pas encore sorti en salles en France – mais déjà disponible en DVD au Royaume-Uni depuis six mois. Ce film, c’est Mr. Holmes, avec dans le rôle titre Ian McKellen. Normalement c’est le moment où vous vous mettez à baver et rouler par terre en me hurlant que vous voulez absolument voir ce film, mais pour ceux qui n’ont pas suivi : avec Gandalf qui joue le rôle de Sherlock Holmes.

« JE VEUX VOIR CE FILM ARRAGAHGHHH ! »

– Vous, en bavant et roulant par terre (mais par contre je m’appelle pas Arragahghh, hein.)

Sortez vos loupes, on va regarder ça de plus près. Mais pas trop près de l'écran non plus parce que ça fait mal à la tête.
Sortez vos loupes, on va regarder ça de plus près. Mais pas trop près de l’écran non plus parce que ça fait mal à la tête.

Comme le film n’est pas encore sorti en France (c’est pour le mercredi 4 mai 2016), à l’exception d’une diffusion au Festival de Deauville l’an dernier, je vais éviter autant que possible les spoilers. Sachez seulement que c’est probablement l’une des meilleures adaptations de Sherlock Holmes que vous verrez de votre vie – parce que oui, vous allez le voir.

Le Dernier Problème

Il joue Holmes à deux âges différents d'ailleurs, et juste : admirez ce niveau de jeu d'acteur (et de maquillage) over 9000.
Il joue Holmes à deux âges différents d’ailleurs, et juste : admirez ce niveau de jeu d’acteur (et de maquillage) over 9000.

Comme je le disais plus haut, Ian McKellen incarne un Sherlock Holmes âgé (bien plus âgé que lui-même, d’ailleurs, puisque Holmes a ici 93 ans) et à la retraite. Il est encore relativement en forme, mais sa santé décroit peu à peu, notamment – et c’est le pire pour lui – sa mémoire. Vous connaissez probablement assez Sherlock Holmes pour savoir que ce qui a le plus de valeur au monde à ses yeux, ce sont ses capacités intellectuelles, et chaque adaptation le montre au meilleur de sa forme (ou alors il y revient), sauf celle-ci.

Mr. Holmes, presque avant de parler de Sherlock Holmes, est un film qui parle de la vieillesse avec beaucoup de poésie, et de façon pourtant très dure. Vous avez déjà vu le regard que peuvent avoir les membres les plus âgées de votre famille quand quelque chose qu’ils ont su un jour leur échappe ? McKellen le maîtrise à la perfection, et vous avez le cœur serré pour lui tout le long du film : ce n’est presque pas parce que c’est le détective le plus connu du monde qu’il vous rend triste, c’est parce que c’est un vieil homme qui se bat contre la perte de ses capacités du fait de l’âge.

« OK cool, mais perso la sénilité ça me branche pas. Je pensais que ça parlait de Sherlock Holmes ? »

– Vous pouvez vous rasseoir, on va y venir.

"Bonjour, je suis amnésique. Je me souviens plus de mon nom mais ça se trouve du coup c'est Sherlock Holmes, ça sonne bien." - non, ce serait naze comme film.
« Bonjour, je suis amnésique. Je me souviens plus de mon nom, mais ça se trouve du coup c’est Sherlock Holmes, ça pète la classe je trouve, j’aime bien. » – non, ce serait assez naze comme film.

Vous vous doutez bien qu’on ne peut pas se contenter d’un random gars qui s’appelle Sherlock Holmes, qui a des trous de mémoire, et qui n’aurait en fait rien à voir avec le détective. Le film se propose de narrer via des flash-backs le dernier cas sur lequel a travaillé Sherlock avant de partir à la retraite, et nous avons donc le plaisir de suivre une enquête originale – elle n’est en effet pas de Conan Doyle, mais de Mitch Cullin, dans son roman A Slight Trick of the Mind dont Mr. Holmes est l’adaptation. En soi, rien de complètement fou comme affaire : un homme s’inquiète pour sa femme qui fait le deuil de leurs enfants morts-nés, et engage Holmes pour savoir ce qu’il en est. Le détective a 62 ans à ce moment-là et se porte bien, mais c’est pourtant le cas qui va le faire partir à la retraite, puisqu’il fait une erreur dans son jugement et se dit qu’il n’est plus capable de mener l’enquête comme il le faisait auparavant.

Mais il l'a fait exprès, de dire qu'il était mort !
Mais il l’a fait exprès, de dire qu’il était mort !

C’est quelque part une retraite un peu moins définitive que Le Dernier Problème où Sherlock Holmes disparaît dans une chute avec son nemesis Moriarty – même si, #InstantLittérature, dix ans après avoir rédigé cette nouvelle, Conan Doyle ressuscite Sherlock et explique sa non-mort en disant qu’il a fait exprès de faire croire à son ami John Watson qu’il avait perdu la vie, alors qu’en fait non. Après tout, ici Sherlock est encore en vie malgré l’arrêt de ses activités (cela dit, je ne peux m’empêcher d’ajouter que chez Conan Doyle, Holmes n’étant finalement pas mort, ce dernier continue d’enquêter jusqu’à sa retraite, où il décide effectivement d’aller vivre dans le Sussex pour se mettre à l’apiculture).

Mais il y a aussi un aspect plus tragique à cela : on comprend assez vite que pendant les trente ans de sa retraite, Sherlock n’a eu de cesse de chercher un remède à sa sénilité, et ne l’a jamais trouvé, ce qui est peut-être bien pire que de mourir pour un homme comme lui. Il voit que tout lui échappe, et d’ailleurs que tout ce qui faisait partie de sa vie auparavant a disparu – on apprend que Watson est mort quelques temps après cette dernière affaire, de même que son frère Mycroft, et comme nous l’avons dit, il a abandonné Londres pour vivre à la campagne.

"Merci, par chance, on a bien voulu me redonner un rôle au cinéma après le Hobbit !"
« Merci, par chance, on a bien voulu me redonner un rôle au cinéma après le Hobbit ! »

Cependant, la vieillesse (et la mort imminente qu’elle implique) est traitée de façon d’autant plus belle qu’elle n’est pas une fatalité. A la fin du film, je ne dirais pas comment pour vous garder la surprise, Holmes parvient à se réconcilier avec son âge, ainsi qu’avec les êtres chers qu’il a perdus (et notamment Watson, avec qui il était en froid, j’y reviens dans une minute). Du coup je dirais que bien que ça ait l’air paradoxal à première vue, c’est un très bon film pour tous ceux qui auraient peur de vieillir : Sherlock a peur de vieillir, et il a même peur de devoir réaliser qu’il est vieux, pourtant le film se termine sur un Mr. Holmes en paix, dans une attitude et une ambiance très zen.

« Élémentaire, mon cher Watson » : Sherlock Holmes et sa légende

L’originalité du film ne consiste pas seulement dans l’idée de présenter un Sherlock âgé : c’est également une adaptation dans un monde dans lequel les romans et nouvelles le mettant en scène narrés par le Dr. Watson existent réellement. Il y a même une scène dans laquelle Holmes va voir au cinéma un film adapté de la nouvelle que Watson a tirée de son dernier cas.

"Laissez-moi user de mes fantastiques capacités de déduction... L'histoire qui parle de vous, madame, s'appelle "l'aventure du gant gris colombe" parce que vous êtes habillée en gris, c'est ça ?"
« Laissez-moi user de mes fantastiques capacités de déduction… L’histoire qui parle de vous, madame, s’appelle « l’aventure du gant gris colombe » parce que vous êtes habillée en gris, c’est ça ? »

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Holmes et Watson sont en froid, comme je le disais plus haut : tout comme dans les écrits de Conan Doyle, il est dit que Watson romance énormément les aventures de son ami, et que si ce dernier le laisse faire, l’idée lui déplaît d’une certaine façon. Cependant pour cette dernière affaire, intitulée par Watson « The Adventure of the Dove Grey Glove » (« L’aventure du gant gris colombe »), le docteur s’est trop éloigné de la réalité au goût du détective, qui lui en veut au point de ne plus avoir vraiment voulu lui parler par la suite.

Il y a donc dans le film lui-même une différence entre Sherlock Holmes le personnage et Sherlock Holmes l’homme. Il vit dans un monde où tout le monde le connaît, mais pour quelque chose qu’il n’est pas vraiment – pensez à si Harry Potter vivait dans notre monde, dans lequel des romans sur lui sont sortis, mais qu’en fait sa vie à Poudlard avait été un peu chiante et qu’il avait vaincu Voldemort en utilisant un pistolet moldu, et pas en trébuchant sur ses lacets. Tout le monde lui parlerait de son Expelliarmus de fifou (ou pas), et lui serait blasé parce que quelqu’un avait décidé de raconter sa vie comme si elle avait été épique. Sherlock vit cela. Il croise des gens qui ont lu ses aventures et vu les illustrations et refusent de croire qu’il est bien Sherlock Holmes, parce qu’il ne lui ressemble pas. Il vit même avec le jeune Roger, qui est le fils de sa logeuse, qui lit avec passion les livres de Watson.

"N'aie pas peur Ron, c'est juste plus efficace qu'une baguette pour tuer des gens et on a le droit de s'en servir hors de l'école !"
« N’aie pas peur Ron, c’est juste plus efficace qu’une baguette pour tuer des gens et on a le droit de s’en servir hors de l’école ! »
"Oh, tu sais Roger, je suis pas sûr que tout soit de ton âge, dans ces mémoires..."
« Oh, tu sais Roger, je suis pas sûr que tout soit de ton âge, dans ces mémoires… »

Roger est d’ailleurs quelque part au centre du film, notamment parce que c’est lui qui pousse Sherlock à aller mieux – et d’ailleurs, c’est Roger qui nous permet d’avoir accès au dernier cas du détective par flash-back. En effet, comme Holmes lui révèle que les écrits de Watson ne sont pas du tout fidèles, Roger lui dit d’écrire ses enquêtes lui-même : la version de « The Adventure of the Dove Grey Glove » que nous voyons n’est donc non pas celle de Watson, mais celle de Sherlock. Ce qui est très intéressant, c’est qu’elle passe malgré tout par le moyen de la littérature (un procédé dont on a déjà parlé notamment dans John Carter) : nous avons ces retours en arrière soit parce que Roger est en train de lire ce que Sherlock a écrit, soit parce que ce dernier est en train d’écrire sa dernière enquête. Très souvent on entend Ian McKellen lire à voix haute ce qu’il met sur le papier, ce qui nous fait soit rentrer dans le flash-back, soit en sortir. Sauf que là où Watson écrivait de la fiction inspirée de faits réels, Holmes écrit ses mémoires – ou plutôt, sa mémoire.

Il n’écrit pas le reste parce que quelque part, il n’en a pas besoin – romancé ou non, c’étaient des enquêtes réussies et bien menées. Celle-ci, je le rappelle, est un échec pour lui. Tout ce que je dirai de cet échec, encore une fois pour éviter de tout vous révéler, c’est qu’il est dû au fait que, bien qu’il soit brillant, Sherlock a parfois du mal avec les émotions humaines. En écrivant l’histoire de cet échec, il se prouve, tout d’abord, qu’il arrive à retrouver des souvenirs qu’il pensait perdus, mais il apprend aussi quelque chose sur les relations humaines – oui, à 93 ans. Sherlock comprend qu’il peut vexer voire attrister d’autres personnes en disant la vérité, et il pleure même pour quelqu’un d’autre. En découvrant cela, il apprend aussi la raison pour laquelle Watson a modifié la fin de cette dernière enquête : elle est destinée au public, et veut garder intacte la réputation de Holmes, mais elle est aussi destinée à Holmes, pour lui apprendre que parfois, il faut savoir modifier la vérité pour soulager la peine d’un autre. Enseignement que Holmes va appliquer pour permettre à un personnage que l’on voit dans le film de trouver la paix, et qui va lui permettre de se réconcilier avec son ami de toujours, le Dr. Watson.

Sherlock lance Câlin ! C'est étrangement efficace...
Sherlock lance Câlin ! C’est étrangement efficace…

Une affaire d’identité

En montrant Holmes à la fois comme personnage réel et comme personnage de fiction, le film se permet une réflexion sur l’appropriation du personnage par tous ceux qui ont pu suivre les traces de Conan Doyle et qui ont raconté une histoire ou des histoires de Sherlock Holmes, quel que soit le support.

Petit rappel de la vision classique que l'on a de Sherlock Holmes. Celui qui reconnaît l'acteur gagne un cookie.
Petit rappel de la vision classique que l’on a de Sherlock Holmes. Celui qui reconnaît l’acteur gagne un cookie.

Bill Condon ici se réapproprie Sherlock dans le sens où il donne sa propre version du personnage, toujours en partant de la base des romans et des nouvelles. Il y a notamment une scène au Japon (une autre série de flash-backs) dans laquelle Holmes rencontre la mère de son hôte, qui est une admiratrice, mais lui demande où est sa célèbre casquette (le deerstalker) – il dit n’en avoir jamais porté, et que c’était une fantaisie de l’illustrateur (ce qui est par ailleurs vrai, Conan Doyle n’ayant jamais décrit Holmes avec une casquette, c’est bien l’illustrateur des nouvelles qui y est allé de sa fantaisie). La mère ne se démonte pas, et demande si Holmes fume la pipe : et il répond que là encore, c’est une invention, celle-ci de Watson, puisqu’il préfère le cigare. Pourtant, le seul autre objet toujours associé à Sherlock Holmes, la loupe, n’a pas le droit à de telles interrogations : et c’est le seul des trois accessoires connus au détective par les histoires qu’il possède réellement.

"Mmh, non Manon, grâce à ma super loupe je vois la blague que tu as en tête, et elle ne passera pas."
« Mmh, non Manon, grâce à ma super loupe je vois la blague que tu as en tête, et elle ne passera pas. Sorry, not sorry. »

Quelque part, le film me fait un peu penser à Gainsbourg, dont nous avions parlé au début de l’année : il se propose de prendre un personnage public, connu de tous et auquel tout le monde prête certains attributs et sur lequel tout un chacun a une opinion, et d’en montrer le côté intime – quelque part, le « vrai » homme derrière le personnage. C’est intéressant quand on parle d’un personnage réel, mais je trouve cela d’autant plus intéressant quand il s’agit au départ d’un personnage fictif.

Me regarde pas comme ça Gandalf, je l'ai pas vraiment faite cette blague, du coup.
Me regarde pas comme ça Gandalf, je l’ai pas VRAIMENT faite cette blague, du coup.

Sherlock Holmes est dans le Guiness Book of Movies parce qu’il est le personnage le plus utilisé au cinéma ; il est connu mondialement, même de ceux qui n’auraient jamais lu une seule nouvelle de Conan Doyle. Quelque part, il appartient à tout le monde ; il y a un canon Sherlock Holmes, constitué des écrits de Conan Doyle, mais tout ce qui est adaptation au cinéma ou en séries (#BBCSherlockFTW) ou même romans écrits après Conan Doyle, comme celui de Mitch Cullin adapté ici, reste complètement légitime. Je pense d’ailleurs que si un certain Mickey Mouse passe par ici, il pourrait y réfléchir : les univers étendus, c’est BIEN, on ne les supprime pas juste parce qu’on préfère avoir le monopole de l’histoire officielle.

"J'ai été payé beaucoup trop cher juste pour fixer la caméra dix secondes. Peut mieux faire."
« J’ai été payé beaucoup trop cher juste pour fixer la caméra dix secondes. Peut mieux faire. »

Ne vous méprenez pas : Condon (et Cullin, bien sûr) ne vous propose pas la seule vraie histoire de Sherlock Holmes, et le reste c’est de l’univers légende. Il ne peut décemment pas se permettre ça, n’étant pas le créateur de Holmes (#NEstCePasWalt #CaVautAussiPourToiGeorgeUnPeu). Il vous propose sa version de la vieillesse de Holmes, et peut-être qu’un jour un autre réalisateur sortira un film dans lequel Holmes est un fringant vieillard de 90 ans qui fait encore de la boxe et n’a jamais cessé de résoudre des enquêtes.

Ce qui fait que ça marche, et qu’on croit à un personnage réel, c’est que tout part de ce que Conan Doyle nous apprend – la personnalité de Sherlock Holmes, mais aussi le fait que Watson aie tendance à romancer ses écrits -, pour donner sa propre vision du personnage. Une vision qui devient unique, mais qui reste pourtant tout aussi familière que le canon. D’ailleurs, je pense que vous avez compris que j’adorais (beaucoup trop) la série Sherlock de la BBC, mais c’est justement et précisément pour cela : c’est une nouvelle version de Sherlock Holmes, originale, mais qui laisse les repères créés par Conan Doyle, qui joue (tout comme le film Mr. Holmes) avec le personnage et ses codes, et qui parvient à le réinventer sans pour autant le modifier fondamentalement.

Une adaptation intelligente ET drôle, on dirait presque l'auteur de cet article #OuPas.
Une adaptation intelligente ET drôle, on dirait presque l’auteur de cet article #Nope.

Dans l’idéal, c’est ce que devrait parvenir à faire toute adaptation : maintenant, le fait est que l’on adapte des choses plus récentes de nos jours, et/ou bien moins étendues que Sherlock Holmes (pardon, Prof. Tolkien, mais c’est vrai, et vous le savez). La seule exception à cette règle me semble être la série des James Bond, qui parvient à réinventer toujours le personnage sans jamais le rendre méconnaissable, ni de celui des romans, ni de ses interprétations précédentes, alors que le tout est très récent : Ian Fleming commence à écrire en 1945. Pour vous donner une idée, le Hobbit est sorti en 1937 (la même année que Blanche Neige d’ailleurs, pour vous dire comme ça date), et son adaptation est beaucoup moins réussie.

Mais cessons cette réflexion sur ce que peut bien être une bonne adaptation, elle n’a pas de fin. Je vous laisse donc préparer votre séance de cinéma pour mercredi prochain, ou acheter tout de suite le DVD si vous ne pouvez attendre plus longtemps de voir cette petite perle un peu trop rare qu’est Mr. Holmes.

Manon.


Crédit images

Clyde Geronimi, La Belle au Bois Dormant, Walt Disney Pictures, 1959.

Sherlock loupe http://pixel.nymag.com/content/dam/daily/intelligencer/2014/01/24/24-sherlock-holmes.jpg

Bill Condon, Mr. Holmes, BBC Films, 2015.

Christopher Nolan, Memento, UGC Fox Distribution, 2000.

Kenji Kodama, Nicky Larson, Studio Sunrise 1987.

Harry Potter avec un pistolet https://i.ytimg.com/vi/jBpY_Lcr6Oo/maxresdefault.jpg

Guy Ritchie, Sherlock Holmes, Warner Bros. Pictures, 2009.

Christopher Lee en Sherlock Holmes                                https://www.bemparana.com.br/upload/image/noticia/tbgalerianoticia/noticiaimagens_2409_img1_lee07.jpg

Gandalf tel que vu dans Peter Jackson, Le Hobbit (trilogie), Metro Goldwyn Meyer & New Line Cinema, 2012-2014.

Mark Hamill http://cdn.movieweb.com/img.news.tops/NEw7qPtimgOHzE_1_b.jpg

Steven Moffat & Mark Gatiss, Sherlock, BBC Series, 2010 – en cours.

6 commentaires sur « Mr. Holmes : l’ultime biopic… pour un personnage de fiction ? (Mr. Holmes, Bill Condon, 2015) »

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