Carnosaur : les films de dinosaures sont-ils de grosses blagues ? (Adam Simon & Darren Moloney, Carnosaur, 1993)

Résumé

Une équipe de scientifiques mène des expériences dans le but de ramener des dinosaures à la vie, et dépensent sans compter afin de parvenir à leurs fins. Cependant l’entreprise s’avère plus dangereuse qu’il n’y paraît lorsque des gens meurent, et il ne tient qu’à nos héros malgré eux de survivre à la résurrection des monstres du jurassique… 

Ah, 1993. Il vous a fait rêver ce film, hein ? Combien d’entre vous sont fans des dinosaures après avoir vu ce chef d’oeuvre, ses monstres majestueux et plus vrais que nature, cette musique mémorable, ces personnages attachants…

Je parle bien évidemment, et vous l’attendiez tous, de Carnosaur !

Joker (Batman) et son pistolet Bang!
« Oh non, c’est l’article du 1er avril ! »

Un petit mockbuster, ça vous tente ? Eh bien je pense qu’il va falloir attendre un peu, parce que celui-ci est un peu particulier. En effet, un film où des scientifiques redonnent vie à des dinosaures en 1993, ce ne peut être que Jurassic Park – et s’il y en a un autre, c’est forcément une copie, n’est-ce pas ? Eh bien, pas tout à fait. Carnosaur est sorti deux semaines avant Jurassic Park. On se retrouve un peu dans une situation à la Dark City face à Matrix, à plus trop savoir qui a piqué l’idée à qui. Un élément de réponse pourrait être trouvé en regardant la date de sortie des romans qui ont inspiré les films des mêmes noms, et… Carnosaur le roman est sorti six ans avant Jurassic Park (le roman aussi). Et d’ailleurs, l’auteur de Carnosaur a beaucoup aimé la scène du T-Rex dans le musée à la fin de Jurassic Park, parce qu’elle semble inspirée de son livre à lui. Bref, c’est le bazar, aussi on va éviter de chercher qui de l’œuf ou du raptor est arrivé le premier.

Je vous propose donc de passer directement au film.

Quand les poules pondront des œufs de raptor.

Bon, je vais vous résumer le film un peu plus dans les détails, parce que malgré tout, il ne ressemble pas tant que ça à Jurassic Park quand on sort des grandes lignes.

"Maman ?"
« Maman ? »

Dans notre monde où les volailles sont élevées en batterie et accrochées la tête en bas quand elles ne sont pas dans des cages, une entreprise agro-alimentaire cherche à augmenter ses rendements en modifiant génétiquement les poules, avec l’aide d’une scientifique. Cette scientifique, dont le nom est parfaitement oubliable, n’a d’intéressant que le fait que l’actrice qui la joue (Diane Ladd) est la maman de l’actrice qui joue le PEllie Sattler dans Jurassic Park (Laura Dern). Donc quelque part, la scientifique folle de Carnosaur est la maman de la folle de fougères de Jurassic Park, et ça fait au moins ça de distrayant dans le film. Revenons à nos poules.

Il se trouve que leur ADN est croisé avec celui de diverses volailles (merci la voix off qui nous explique ce qu’il se passe à l’écran parce que le monteur s’est rendu compte que les réalisateurs faisaient mal leur boulot). Sauf que cette petite coquine de scientifique a décidé de croiser le génome de poule avec celui de crocodile, et cela donne naissance à un raptor. Un raptor qui attaque des gens chargés de la sécurité #DéjàVu.

LA SCIENCE !
LA SCIENCE !
Mmmh, oui, les tractopelles. C'est passionnant.
Mmmh, oui, les tractopelles. C’est passionnant.

En parallèle, on découvre un type qui vit dans une caravane au milieu du désert et qui se trouve être l’ingénieur en chef des tractopelles, ou un truc du genre, en tout cas sa vie est super intéressante je pense parce qu’il fait rien qu’à surveiller les tractopelles. Il est bourré, aussi (on le sait parce qu’il a du mal à parler et qu’il marche en zig-zag, parce que son jeu d’acteur est phénoménal). Il tire sur des gens qui passent par là avec son fusil, mais il les rate (un autre indice pour dire qu’il est bourré) et il se marre un peu. Il se trouve que les gens qui viennent l’importuner sont des activistes pro-nature et voleurs de tractopelles (une parodie de Greenpeace je pense), et il arrive à en attraper une – une jolie blonde avec des faux airs de Cara Delevingne. Il la séquestre dans sa caravane mais il s’endort parce qu’il est bourré (comme quoi, chaque détail du scénario a vraiment son importance), et elle s’échappe. Du coup le lendemain matin il va porter plainte à la police parce que sa blonde activiste s’est échappée. Quand il arrive au milieu du désert où vivent les écolos (sans maison, juste sur le sable avec les cailloux, parce que ça pollue moins), il la reconnaît mais décide qu’il est amoureux donc ne la dénonce ni elle, ni ses amis pour le dérangement de la veille. Du coup elle vient le remercier-draguer (parce que c’est une fille, donc quand ça dit merci c’est que ça drague, n’est-ce pas) et lui dit qu’elle s’appelle Trash. Ou Trush. Ou Tush. Ça dépend de l’humeur des doubleurs.

« Mais et les dinosaures et les scientifiques dans tout ça ? »

– Vous, qui vouliez voir les dinosaures. Et les scientifiques.

"Mmmh, c'est drôle. Ce genre de méchant pourri, on dirait... Moi, en fait."
« Mmmh, c’est drôle. Ce genre de méchant pourri, on dirait… Moi, en fait. »

Pendant ce temps, les dinosaures tuent des gens et la scientifique joue le rôle de la personne qui en sait plus que les autres, mais qui veut pas le dire parce que peut-être bien qu’elle est méchante. Elle tue même un de ses anciens collaborateurs dont la fille vient de se faire bouffer par un raptor en l’enfermant dans un concert de Jean-Michel Jarre dans lequel vit une chaussette T-Rex qui le mange.

"Voyez-vous, nous autres dinosaures apprécions la musique de M. Jarre, mais n'aimons pas être dérangé quand nous apprécions la musique. Du si tu te ramènes pendant le concert je te bouffe ta gueule, bâtard."
Il paraît que les dinosaures n’entendent rien d’autre que du Jean-Michel Jarre.

Les dinosaures tournent autour de l’endroit où est le chantier et la caravane du mec bourré, et Trash explique que c’est parce que cet endroit se nomme « La Route des dinosaures » – et le spectateur doit donc comprendre que cet endroit est aux dinosaures, parce que c’est là qu’ils vivaient avant de disparaître. Au milieu des Etats-Unis, dans un décor qui n’a absolument pas changé depuis la Pangée, oui oui. D’ailleurs, saviez-vous qu’au Texas, on enseigne à l’école que Moïse est un des pères fondateurs des Etats-Unis ? Je sais que ça n’a rien à voir avec le film, mais je me suis dit que quitte à dire un truc débile, autant en rajouter un qui n’est même pas de la fiction.

"OH MON DIEU, UNE PHOTO D'EPOQUE !" - un random Texan.
« OH MON DIEU, UNE PHOTO D’EPOQUE ! » – un random Texan.

Et en fait, depuis le début, la scientifique (qui me fait fichtrement penser à Carrie Fisher en plus vieille, si la vraie Carrie Fisher était pas déjà vieille) avait un plan : redonner la « Route des dinosaures » à ces derniers, en faisant en sorte que les poules mutent, dans un premier temps, mais surtout en rendant les humains malades. Oui parce qu’il y a une histoire de maladie aussi, et on comprend vers les deux tiers du film que c’est une maladie qui ne touche que les femmes, et qui a un rapport avec ces dinosaures – autrement on comprend pas que c’est particulièrement les femmes, et on pourrait juste se dire que c’est pas de bol, au moment où les dinosaures réapparaissent dans la région, il y a une épidémie de diarrhée fiévreuse.

"Nature, will, hum, find, hum, a way." - si ça marche avec des femelles dinosaures, je vois pas pourquoi ça marcherait pas avec des mâles humain, après tout.
« Nature, will, hum, find, hum, a way. » – si ça marche avec des femelles dinosaures, je vois pas pourquoi ça marcherait pas avec des mâles humain, après tout.

Sauf que voilà, cette maladie fait muter les femmes humaines, qui produisent ainsi des œufs de raptor, et en accouchent, et donnent ainsi naissances à des dinosaures en mourant ! La scientifique explique au mec bourré qui était en fait le héros (et qui fait la voix de Kaidan dans Mass Effect en VO, pour vous dire la lose #TheMoreYouKnow #NEstPasHérosQuiVeut) que les humains sont contre-nature, très vilains et très pas beaux, et que manger de la salade de quinoa à tous les repas ne suffira pas à nous faire pardonner, et qu’ainsi elle avait décidé, en tant que grand docteur en biologie (de l’Université de Pauchète-Sur-Pryz), qu’il était de son devoir d’éradiquer la race humaine. Elle a donc mis au point un virus qui fait muter les femmes, comme on l’a dit, et quand toutes les femmes seront mortes, les hommes ne pourront plus se reproduire et ce sera la fin, muahahahaha.

"Personne ne m'aime. #RTSiCTrist."
« Personne ne m’aime. #RTSiCTrist. »

Sauf que le héros trouve un antidote pendant que la scientifique accouche d’un raptor (et pas d’un oeuf, comme les autres : d’un vrai raptor tout fini) façon Alien, et le ramène dans sa caravane avec sa copine Tuc. Fin heureuse ? Non ! Le vilain gouvernement pas beau veut étouffer l’affaire et éradiquer les témoins, et ils arrivent avec des pistolets et des lances-flammes et ils tuent Kaidan et après ils le brûlent lui et sa copine, détruisant le seul antidote qui aurait pu sauver la race humaine, qui va s’éteindre dans les six mois selon la voix off !

Puis viennent Carnosaur 2 et 3, donc apparemment, tout va bien.

Doit-on rire de ce film seulement ?

« Ah ah, lol, ça a l’air vraiment trop débile Carnosaur, xpldr tavu. »

– Vous, tournez sept fois votre langue dans votre bouche avant de parler. Oui, je viens de vous conseiller de vous auto-rouler une pelle.

C’est le moment où je commence à marcher sur des œufs. Parce que c’est bien mignon, de se moquer des films à petit budget, qui ont pas de quoi faire de beaux animatronics pour faire leur T-Rex et qui doivent se débrouiller avec un gant de toilette et des balles de ping-pong, mais c’est facile. Trop facile.

La fameuse tirelire à Hollywood Money d'Indiana Jones.
La fameuse tirelire à Hollywood Money d’Indiana Jones.

Le problème, quand on veut critiquer un film qui a 62 fois plus de budget que Carnosaur, c’est qu’il y a des chances que tout le monde le trouve déjà bon. Mais c’est le 1er avril, et il est temps que cette blague cesse. Carnosaur n’a pas à pâlir devant son immense petit frère. C’est un film à petit budget (1 million de dollars, c’est rien), avec des acteurs qui pour certains ne vont tellement pas percer que leur plus grand rôle sera celui du mec que vous avez TOUS laissé crever au début de Mass Effect. Film qui n’a été réalisé que parce que Spielberg avait commencé à adapter le roman Jurassic Park qui avait déjà redonné au grand public un certain intérêt pour les dinosaures, et que c’était le moment d’essayer de voguer sur le succès certain que rencontrerait monsieur Indiana Jones et la tirelire à Hollywood Money.

"Mais je vous ai fait à mon image, ces jeunes vegans ont raison."
« Mais j’ai créé la vie à mon image, ces jeunes vegans ont raison. »

Ce sont finalement deux films qui se ressemblent beaucoup, même si les détails du scénario diffèrent, et qu’il faut quand même avouer que Jurassic Park a au moins la décence de ne pas nous servir un message digne d’une parodie de vegan du type « Les humains sont pas beaux, retournons à la nature, à notre première nature : les dinosaures ! » Mais, comme Qui-Gon aurait pu le dire, « Ce n’est pas parce que tes effets spéciaux sont pas mal que tu es intelligent. » Ou quelque chose dans ce genre-là.

"Ta gueule le raptor, les gens sont à MON image, puisque je suis Dieu."
« Ta gueule le raptor, les gens sont à MON image, puisque je suis Dieu. »

Je trouve que les deux films sont assez symptomatiques d’un désir de faire du cinéma de divertissement en prenant les spectateurs pour des êtres passifs incapables de mettre en marche les quelques 1,5 kilos de graisse qu’ils ont entre les deux oreilles dès lors qu’ils sont face à un écran. Evidemment, il y a déjà eu avant Jurassic Park des réalisateurs qui se sont attaqué au divertissement réfléchi, et Jurassic World lui-même fait bien mieux à ce niveau que son prédécesseur – et encore une fois, juste allumer son petit cerveau devant le film suffit pour comprendre qu’il ne s’agit pas que d’une théorie.

« TU PEUX PAS DIRE CA DE JURASSIC PARK, C’EST LE MEILLEUR FILM DU MONDE ! TU PEUX PAS TU PEUX PAS TU PEUX PAS ! »

– Vous, les caprices, ça va bien cinq minutes hein !

"Aïe aïe aïe !" - Denver, le dernier dinosaure (mexicain), fait une brillante intervention.
« Aïe aïe aïe ! » – Denver, le dernier dinosaure (mexicain), fait une brillante intervention.
LA VRAIE NOSTALGIE C'EST CA ! #LesVraisNostalgiquesSavent #TEsUnAncienSiTuTeSouviensLolilolXPLDR
LA VRAIE NOSTALGIE C’EST CA ! #LesVraisNostalgiquesSavent #TEsUnAncienSiTuTeSouviens

Je vais passer outre le fait que je me suis monstrueusement ennuyée devant Jurassic Park et que je n’ai tenu que jusqu’à l’attaque du T-Rex sur les Jeeps, après quoi j’ai regardé le film d’un seul œil parce que j’avais besoin de plus de stimulation cérébrale pour me tenir éveillée. Je vais juste vous avouer que, contrairement à beaucoup, je n’ai vu Jurassic Park qu’à l’âge avancé de 22 ans, là où la moyenne d’âge pour le visionnage de ce film parmi mes pairs tourne autour des 9 ans et demi. J’ai eu ma période dinosaures comme tout le monde, mais juste par la magie des Atlas et autres livres du genre de ceux qu’on offre aux premiers de la classe, m’voyez. Tout ça pour dire que Jurassic Park, ça ne peut pas faire vibrer la corde nostalgique chez moi.

Alors oui, je vous entend protester, Jurassic World est peut-être méta, mais Jurassic Park avait quand même un message…

Message qui est le même que Carnosaur, dans le fond.

John Hammond ne veut pas éradiquer la race humaine, certes, mais les problèmes du parc sont dus au petit gros qui s’occupe de la sécurité et qui vole les embryons de dinosaures au labo pour les revendre. Quand les choses vont mal, c’est donc forcément de la faute d’un humain, parce que ce sont des créatures aussi bêtes et vénales que les femmes chez Frank Miller, et les dinosaures ne font que vivre leur vie.

Feat. Le fossé magique qui fait avancer le scénario.
Feat. le fossé magique qui fait avancer le scénario.
パンティー! (Oui, je considère que c'est un plan culotte.)
パンティー! (Oui, je considère que c’est un plan culotte.)

C’est d’ailleurs pour ça qu’un professeur de paléontologie réputé a la bonne idée d’entraîner deux enfants dans une jungle qu’il ne connaît pas peuplée de dinosaures dont il n’a pas la liste plutôt que de rester en sécurité où ils sont pour attendre les secours qui viennent les chercher. Parce que les humains sont bêtes. Aussi bêtes que cette pauvre activiste dans Carnosaur, une amie de Truc qui a eu la bonne idée de se menotter à un tractopelle sans penser à une solution pour pouvoir se détacher elle-même, et qui se fait arracher les jambes par un dino assoiffé de sang (pas affamé, il mutile les gens, mais ne les mange pas).

Laqvs-CPhilosoraptorCarnosaur a voulu s’illustrer plus dans l’horreur là où Jurassic Park vise un public plus jeune et, Spielberg étant Spielberg, un sentiment d’aventure et d’émerveillement. C’est en cela que les films ne se ressemblent pas. Mais je pense qu’à chances égales (c’est à dire, à budgets égaux), on aurait eu des films très équivalents. Soit Carnosaur aurait pu être considéré comme un chef d’oeuvre au même titre que Jurassic Park, juste parce qu’il a des jolis dinosaures, soit Jurassic Park aurait été traité comme un nanar parce que son scénario ne ressemble pas plus à quelque chose que celui de Carnosaur.

Et voilà, maintenant c’est à vous de choisir entre revoir pour la quarantième fois le film de dinosaures overrated à 63 millions de dollars de budget réalisé par un mec connu, ou aller découvrir ce pauvre petit Carnosaur qui fait à peu près autant de sens et pique juste un peu plus les yeux.

« Mais… Tu t’arrêtes là ? Il est pas un peu court ton article ? »

– Vous, qui pensiez encore avoir quelque 800 mots à lire.

Oui, on s’arrête là. C’est le 1er avril, j’avais cherché un film qui ressemble à une blague – ça devait pas être Carnosaur, mais celui-ci me donnait l’occasion de donner vite fait notre avis sur Jurassic Park, comme ça Guillaume ne me forcera pas à en faire un article. C’était aussi le moment de parler d’un film complètement improbable sur ce blog, même s’il y a des chances que ce ne soit pas la dernier.

En tout cas regardez Carnosaur. C’est un bon film pour réfléchir sur ce qui fait qu’on trouve un film bon. Au final, le scénario passe souvent au second plan de nos jours : on s’intéresse plus à l’image globale qu’à ce qui se raconte. Et surtout, je pense que ce que l’on peut dire, c’est que notre appréciation d’un film dépend beaucoup de l’équipe de marketing qu’il y a derrière, et de si le réalisateur est connu ou non. Pensez-y, la prochaine fois : est-ce que c’est l’histoire qui était bonne, ou étaient-ce les affiches qui étaient belles ?

En tout cas, ça fait beaucoup de poisson, vous trouvez pas ?
En tout cas, ça fait beaucoup de poisson, vous trouvez pas ?

Manon.


Crédit images

Curt Geda, Batman, la relève : Le Retour du Joker, Warner Bros., 2000.

Oeuf + Crocodile = Raptor par Guillaume.

Steven Spielberg, Jurassic Park, Universal Pictures, 1993.

Image du tractopelle trouvée à l’adresse <https://luluactu.files.wordpress.com/2010/05/tractopelle1.gif>

Adam Simon & Darren Moloney, Carnosaur, New Horizon Picture Corp., 1993.

Image Moïse Père Fondateur trouvée à l’adresse <https://i.ytimg.com/vi/s1yLzFCNuw4/maxresdefault.jpg>

Tirelire Indiana Jones trouvée à l’adresse <http://www.thegreenhead.com/imgs/indiana-jones-golden-fertility-idol-bank-2.jpg>

Gary Trousdale & Kirk Wise, Le Bossu de Notre-Dame, Walt Disney Pictures, 1996.

Casey Hudson, Drew Karpyshyn, Preston Watamaniuk & Mike Spalding, Mass Effect, BioWare, 2007.

Roland Emmerich, Godzilla, Centropolis Entertainment, 1998.

 Zack Snyder, Batman v Superman : L’Aube de la Justice, Warner Bros., 2016.

Un commentaire sur « Carnosaur : les films de dinosaures sont-ils de grosses blagues ? (Adam Simon & Darren Moloney, Carnosaur, 1993) »

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