Batman et Robin : un film mal compris ? (Batman et Robin, Joel Schumacher, 1997)

Résumé

Batman est a présent un combattant du crime bien connu à Gotham, la police et le public l’adorent, et les vilains sont beaucoup moins nombreux. Mais le crime n’a pas encore disparu, et l’homme chauve-souris accompagné de son fidèle acolyte Robin se doit d’affronter le givré Mr. Freeze, la vénéneuse Poison Ivy, et Bane, le random catcheur qui n’a jamais été catcheur.

« Hérésie ! Modifiez ce titre que je ne saurais voir ! »

– Vous, qui vous exprimez avant même que je n’aie pu dire un mot.

Le Joker de la série animée de 1992 posant une carte Joker.
Oui, j’ai décidé que pour me rattraper, les blagues seraient au niveau de celles du film.

Avant de commencer à parler du film d’aujourd’hui, permettez-moi de m’excuser de n’avoir pas écrit cet article il y a deux semaines, comme cela était prévu. Vous n’êtes pas sans ignorer que même les petits blogueurs que nous sommes ont d’autres obligations qui parfois prennent des proportions imprévues. De ce fait, et cela me semblait particulièrement approprié vu le film, j’ai posé mon joker.

Le Nostalgia Critic, un critique de film américain ayant tendance à jouer la colère extrême quand une scène ne lui plait pas.
Tout le monde ne réagit pas de la même façon aux mauvais films…

Ce soir donc, on parle de Batman & Robin. C’est un peu le grand soir : quiconque ayant eu l’idée de parler de films sur Internet a déjà du donner son avis dessus. Avis souvent négatif, avec des réactions comme celle du Nostalgia Critic, un célèbre vidéaste américain qui laissent à penser qu’il s’agit du pire film de tous les temps.

Je me suis dit que le moment était venu d’en faire de même sur la Question du Vendredi Soir, sachant que, contrairement à beaucoup… Bah je déteste pas ce film, et je vais essayer de vous expliquer pourquoi.

Batman et Robin sautant dans leur véhicule dans la série des années 60
« Vite Robin ! C’est une mission pour le plus grand détective du monde ! »

Batman, Batman et ENCORE Batman

Batman & Robin est le quatrième et dernier film de la série commencée par Tim Burton en 1989, avec le sobrement intitulé Batman. Il faut rendre à Burton ce qui appartient à Burton : bien avant Christopher Nolan, c’est à lui que l’on doit le Batman sombre et mystérieux au cinéma que l’on apprécie aujourd’hui car, comme vous le savez parce qu’on en a déjà parle, le seul film Batman avant cela remontait à Batman : le film avec Adam West.

Tim Burton, fier de lui.
Non, pas CETTE sauce Burton.

Gotham à la sauce Burton, c’est un plat que le public à aimé, et il en redemande. Sauf que Timmy à la fin des années 90 a du pain sur la planche, entre Mars Attacks! qui sort en 1996, et le magnifique, sublime, voire parfait Sleepy Hollow en 1999 (vous voyez que pour tout le mal que j’en dis, j’aime bien Tim Burton). Ce qui fait que dès le troisième film, Batman Forever, sorti en 1995, c’est Joel Schumacher qui prend le volant de la Batmobile.

Un montage incrustant la tête de Schumacher le pilote de course au volant de la Batmobile de Batman et Robin.
« Vroum ! »
Batman tenant une fiche Question pour un Champion
« JE SUIS un riche milliardaire de la ville de Gotham, orphelin depuis l’âge de dix ans j’ai été élevé par mon majordome, je combat le crime déguisé en chauve-souris géante, je suis, je suis…? MEGALOMANE ! »

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Schumacher n’a pas l’air franchement à l’aise avec le Gotham burtonien, et que ça se voit assez bien avec Batman & Robin. Là où Gotham avait une certaine harmonie chez Burton, ici la ville n’en ressort que grotesque, principalement à cause de statues géantes postées absolument à chaque coin de rue. QUI s’est dit que c’était une bonne idée sérieux ? Le seul qui aurait pu avoir suffisamment d’argent à dépenser en conneries et de temps à perdre, ça aurait pu être Bruce Wayne, mais il paraît que ces statues sont là depuis vachement plus longtemps.

Je sais bien que ce n’est pas ça qui vous dérange le plus, mais moi ça me gêne. Un décor tellement incohérent qu’il se paye le luxe de placer un observatoire en pleine grande ville c’est con, parce qu’avec l’éclairage, on voit pas les étoiles, et mon petit cerveau de mini-Monk (#LesVraisSavent) a du mal a gérer ça. Non, ce que vous n’aimez pas, et qui contribue au fait que le film est jugé mauvais (alors que sérieux, il y a pire, genre cette daube de Cry Baby ou ce gros ratage de Dragon Ball Evolution), ce sont les méchants et la façon dont ils sont traités. Faites entrer sur le ring Mr. Freeze, Poison Ivy eeeeeeeeet BAAANE !

Bane bandant ses muscles en mousse dans Batman et Robin
Ce charisme !

Eh oui, parce qu’après le très sérieux Joker de Nicholson, le pas du tout caricatural Pingouin de De Vitto, et JIM CARREY qui joue un méchant de Batman en inventant la trollface par la même occasion, tout le monde s’attendait à du méchant sérieux, sombre et réaliste, c’est ça ? Vous espériez vraiment un méchant robot philosophe monologuant en slip sous la pluie ?

Les méchants des films Batman de Tim Burton et Joel Schumacher
Peu importe votre avis nostalgique, les méchants de ce film n’ont rien à envier aux insupportables bêtes de foire bruyantes et caricaturales des précédents opus.

Si vous n’avez pas senti le sarcasme, je suis désolée, je reprends plus lentement. Les trois vilains de Batman & Robin ne sont en soi pas tant en décalage avec les méchants que l’on connaissait pour Batman à l’époque (Batman Begins sort huit ans après Batman & Robin, je vous le rappelle). Ils me font surtout penser à ceux de la série animée Batman des années 90, sortie à la suite des films de Burton, et qui en héritait son univers sombre… Sombre, oui, mais avec des méchants hauts en couleurs. C’était ma série favorite quand j’étais petite (ça et Oui-Oui, en regardant les Minikeums, c’étaient les vrais bails du milieu des années 90), et ce qui m’a toujours marquée, c’est que contrairement à tout ce qui se faisait en matière de dessins animés à l’époque, le code couleur était inversé. Batman et les gentils de Gotham étaient toujours dans des tons sombres un peu tristes, et les méchants étaient toujours très colorés, avec des couleurs vives. Et, surtout, leurs dialogues étaient toujours beaucoup moins sérieux que ceux des gentils. Ils exposaient leur plan, oui, mais c’était la partie des dessins animés ou il y avait de l’humour (pas énormément, je vous l’accorde). C’était déjà un peu présent chez Burton, mais Schumacher n’a fait que mener cela à son paroxysme. Il a les méchants les plus hauts en couleur de la série de films, et ceux qui font le plus de jeux de mots et de blagues nulles.

Le capitaine Picard cachant sa consternation dans sa main (personnage de Star Trek)
Le capitaine Picard est de retour !

Parce que oui, les blagues sont nulles a donner une migraine à vie au capitaine Picard. Mais justement, ce genre de jeux de mots n’est pas sans rappeler une autre période de Batman, et je pense évidemment à Batman : le film, et à sa séquence d’enquête qui mène nos héros à découvrir qui sont les méchants de l’aventure. En soi, Batman & Robin n’est pas si différent de cette toute première apparition de Batman au cinéma.

Eli Semoun interprétant un inquisiteur dans la série Kaamelott.
« HERETIIIIQUES ! AU BUCHEEEEER ! »

Restez cool, inutile de vouloir me brûler dès que je dis un truc qui vous plait pas !

L’indice était pourtant clair des le titre du film : Robin. Il avait été introduit dans le film précédent, certes, mais Batman & Robin est le premier film à montrer les aventures du duo dynamique depuis Adam West. C’est pas assez gros et parlant comme ça ? Non ? Eh bien…

La chauve-souris et le second degré

Sérieusement, j’ai envie de vous donner un conseil sur l’art de regarder un film. Des fois, il faut juste commander des pizzas et se faire du pop-corn, et se poser devant le film pour rigoler un peu. Ça marche pas avec tout, je vous l’accorde, mais Batman & Robin fait partie de ces films qui ne peuvent être pleinement appréciés qu’en bonne compagnie : la pizza et le pop-corn comptant comme une compagnie, mais on pensait surtout à des amis (au moins un) ou à votre chien, en désespoir de cause.

Les fesses de Batman, moulées dans son armure.
Un des premiers plans du film… Oui c’est un cul… Oui je regrette d’avoir cherché ça sur Google…

Ce qui devrait vous mettre la puce a l’oreille, c’est ce moment ou le film de super-héros (sujet hautement homoérotique, notamment à cause de tous ces jeunes gens en collants) commence sur des gros plans d’armures qui ont des tétons et une raie des fesses. Si vous pensiez voir un film qui se prenait au sérieux, admettez que vous aviez tort, et allez me préparer ce fichu pop-corn avant de reprendre le visionnage. Parce que ces plans en début de film, c’est un peu la réponse de Schumacher à la scène de Robin en hélicoptère dans le film de 1966.

Robin en hélicoptère saluant un professeur de sport
Oui, parce que l’homosexualité de Robin était évoquée dès les années 60, et que si vous faites l’effort d’écouter Batman & Robin entre les lignes, vous vous rendrez compte qu’il y a de nombreuses références à cette anecdote.
La fameuse carte de crédit marquée de logo de l'homme chauve-souris
Non ? même devant cette scène vous n’avez toujours pas compris que ce film était une comédie ?

De même, la Bat-Credit-Card qui a été au centre de pas mal de sketchs sur Internet est justement traitée ici comme l’un des nombreux bat-accessoires du premier film. Genre le bat-spray-à-requins, ou la bat-échelle. Je sais que le grand public trouve déjà le film d’Adam West ridicule pour ce genre de blagues, mais si vous y reflechissez un peu, tous les accessoires de Batman s’appellent encore comme ca. Batmobile, Batmoto, Batwing, Batarang (d’ailleurs pourquoi il a pas appelé ça un Batboomerang plutôt ?), Bat-ordinateur… Quitte à faire son original, il aurait pu se contenter d’avoir une automobile, une motocyclette, un aéroplane et un minitel, mais non. Il a des Bat-toussa. Et vous ne râlez pas pour autant. #Bathipster

« Oui, mais Adam West et Joel Schumacher exagèrent beaucoup trop là-dessus, ça en devient débile. »

– Vous, qui n’aimez pas ce film au point d’en faire appel à votre Bat-mauvaise foi

Un ordinateur d'une marque célèbre dont la pomme a été remplacée par une chauve-souris
A moins que ce soit l’idée qu’on puisse montrer du doigt le côté complètement ridicule du personnage de Batman tout en se moquant de l’importance des grandes marques dans les médias qui vous dérange ? Oui, parce que là scène de la carte de crédit, c’est à ça qu’elle sert #SpectateurActif

Oui enfin Batman aurait juste pu avoir des shurikens aussi, ou des boomerangs, plutôt que des batarangs. Sauf que ça aurait tout de suite été moins classe, en fait. Même si maintenant je me dis que des Bat-shurikens ce serait cool aussi. Tout ça pour dire que la bat-carte-de-crédit, qui n’est d’ailleurs jamais nommée, n’est qu’un autre de ces accessoires dont Batman se sert pour combattre le crime – ou, en l’occurrence, pour s’acheter l’affection d’une belle plante.

Uma Thurman et Arnold Schwarzenegger jouent des méchants dans un Batman. Qui peut ne pas trouver ça cool, sérieusement ? Surtout quand, de même qu’il l’avait fait avec Jim Carrey, le réalisateur décide de jouer sur l’image que l’on a déjà de ces acteurs. Schwarzy cabotine donc comme jamais dans une grosse armure bleue fluo à montrer à tout le monde à quel point il est givré, avec son fameux accent autrichien et son gros canon à neige à la Terminator. Quant à Uma Thurman, elle était déjà bien connue pour avoir joué Mia Wallace dans Pulp Fiction de Tarantino, et je retrouve un peu en Poison Ivy le côté déjanté de cette femme à qui faire un massage des pieds peut être synonyme de mort.

J’entends souvent la question se poser, du coup, de « mais ces acteurs n’ont-ils pas honte d’avoir tourné dans ce film ? », et j’ai envie de répondre qu’au vu de la pub Schweppes, visiblement, non, ils continuent de gagner leur vie grâce à ces rôles. Vous savez de quelle pub je parle, et maintenant vous ne pourrez plus voir ce film sans vous attendre à ce que, à tout moment, Poison Ivy sorte un petit « Hey, what did you expect ? »

George Clooney en armure romaine dans le film Ave Cesar.
« Personnellement, je ne me lasse plus de porter des armures à tétons… Titties, What else ? »

Un film qui tente d’apporter des nouveautés dans l’univers Batman

« Euh… Pardon ? »

– Vous vous étiez habitués à ce que je ne dise pas trop de mal du film, mais la je vous ai Bat-pris au Bat-dépourvu.

Batman mettant une gifle à Robin parce qu'il dit du mal de Batman & Robin
Robin, ce jeune ignorant…

Et bien oui. Batman & Robin tente de nouvelles choses, même si ce n’est pas du niveau d’un Burton ou d’un Nolan (enfin même si maintenant, vous le savez, ses films ne sont pas vraiment si compliqués qu’il n’y paraît. On pense à toi Inception). Déjà, il essaie de rendre à Batman son légendaire sidekick, afin qu’il soit de nouveau accompagné dans sa lutte contre le crime, sauf que Robin est remis au gout du jour. Oui oui, le film fait ça. Robin se comporte comme un jeune homme de la fin des années 90, qui préférerait avoir une voiture plutôt qu’une moto pour aller draguer les filles. C’est le sidekick le plus désagréable du monde, je vous l’accorde, et dès qu’il ouvre la bouche, on a envie de la lui fermer à grand coup de mandale, mais ce n’est pas rare de voir ce genre de personnage au cinéma.

Anakin Skywalker, ce genre de personnages
« Bouhou ! Je suis ce genre de personnage ! »

Il essaie également d’introduire un personnage féminin qui serait l’égale de Robin en la personne de Batgirl, et c’est d’ailleurs une plus grosse casse-cou que Robin – bon, elle fait juste de la moto dans le ghetto #Tavu, mais hey, c’est pas trop mal ! Et me dites pas que Catwoman était forcément mieux, elle n’était là que pour le quota de blagues sexuelles.

Batman, Robin et Batgirl
On dirait pas comme ça, mais on a fait du vrai bon travail !

Revenons aux méchants aussi deux minutes. Mr. Freeze, Poison Ivy, Bane. Vous les aviez déjà vus avant, à part dans les comics et la série animée ? Non. Parce que Schumacher est aussi le premier à essayer d’introduire de nouveaux vilains (et vue la façon dont s’annonce la nouvelle série de films avec ENCORE le Joker comme antagoniste principal… Meh. Nolan avait au moins eu la décence de pas commencer par lui).

Oui, je compte toujours comme premier film celui avec Adam West, qui avait comme méchants la femme-chat, l’Homme Mystère, le Joker et le Pingouin. Burton avait traité les deux derniers et Catwoman. Schumacher lui s’est occupe ensuite de l’Homme Mystère, qui faisait équipe avec Double-Face – premier méchant original de sa part -, et ensuite nos trois amis. Quoi de plus normal alors que de les faire coller à leurs camarades déjà connus ? Si vous regardez bien, Burton n’a jamais totalement réinventé les méchants qu’il a utilisés – ils ressemblent encore beaucoup à leurs prédécesseurs chez Adam West. Franchement, ne venez pas me dire que le Pingouin de Burton avec son armée de volatiles partout chez lui est moins exubérant que la version des années 60 qui a un sous-marin en forme de Pingoo. De même pour le Joker, pour l’Homme Mystère et pour Catwoman qui reste une figure de femme fatale. Et le pire, c’est que les rares différences entre les version Adam West et Burton/Schumacher sont dues au fait que les acteurs ne font pas beaucoup d’effort : Nicholson joue comme il a toujours joué et Jim Carrey… C’est Jim Carrey.

Jack Nicholson dans Shining
Qu’on se le dise, Nicholson est un acteur doué, mais il ne propose rien de neuf dans Batman, ce qui rend le personnage assez redondant.

Schumacher a simplement fait en sorte que ses nouveaux vilains mis à côté des anciens ne fassent pas tache. Et ce n’est pas le cas, en fait. J’ai presque envie de dire qu’ils sont la meilleure partie du film, avec une mention spéciale pour Mr. Freeze.

Mr Freeze étonné.
« WAS ist das diablerie ?! »

Pourquoi ? Parce que Freeze est le premier méchant nuancé de l’univers Batman au cinéma.

Pour la première fois dans un film Batman, le méchant n’est pas méchant juste par principe, il a de vraies intentions. C’est même effrayant de se rendre compte qu’à ce jour, il fait toujours figure d’exception. La backstory de Freeze explique que c’est un brillant scientifique dont l’épouse est victime d’une maladie inconnue à laquelle il tente de trouver un remède. C’est lors d’un accident au cours de ses expériences qu’il devient dépendant du froid et qu’il est forcé de porter une armure réfrigérante. Au début du film il vole des diamants pour avancer dans ses recherches, et c’est en cela qu’il s’oppose à Batman, parce que voler, c’est mal – et c’est tout, parce que Batman arrête aussi les cambrioleurs. Freeze ne veut détruire Gotham qu’au moment où Poison Ivy débranche sa femme et lui fait croire que c’est Batman qui a fait cela – Gotham est la ville de Batman, et c’est donc ainsi que Freeze veut se venger. Evidemment, il ne pouvait rien face au meilleur détective du monde.

Sherlock Holmes
« Nope ! Deuxième plus grand détective du monde. »

Ce qu’il se passe alors, c’est que Batman arrive pour le relever (l’armure de Freeze est endommagée et il est en danger de mort), et lui demander l’antidote contre la maladie de son épouse, car Alfred en est atteint. Il lui annonce dans le même temps que c’est Poison Ivy qui avait débranché son épouse par jalousie mais que celle-ci est en sécurité grâce à lui. D’ailleurs, bien qu’enfermé à l’asile d’Arkham, Freeze pourra continuer ses recherches dans l’espoir de sauver sa femme. A cette nouvelle, Mr. Freeze s’illumine, remercie Batman et lui donne l’antidote avec les instructions sur la manière de soigner son majordome.

Pour la première fois le méchant n’est pas amoral, il n’est pas juste méchant, et Batman se bat simplement contre quelqu’un qui, comme lui, est un cerveau brillant et tire ses pouvoirs de ses gadgets. Schumacher a réussi à faire de Mr. Freeze l’alter-ego de Batman.

L'Homme Mystère devant des dizaines d'écran d'ordinateur.
Et c’est chiant de voir les gens se concentrer toujours sur le Joker, parce que le monde de Batman regorge de personnages au potentiel incroyable #HommeMysère #JulienAssange #LeCinquièmePouvoir

Alors oui, il faut creuser pour le trouver, et ça aurait gagne à être développé, et peut-être même qu’il aurait mieux valu laisser tomber l’aspect bouffon et enfantin du film pour travailler ce développement… Mais nous serions passé à côté de ce film qui tente de rendre hommage à toute la mythologie audiovisuelle de l’homme chauve-souris, et ça force le respect (visiblement, beaucoup de gens sont quand même passés à côté).

Regardez donc ce film, en ayant bien tout cela à l’esprit, et vous constaterez par vous-même que des quatre long-métrages Batman sortis entre 1989 et 1997, il est peut-être le moins pénible à revoir. Mais surtout, la prochaine fois que vous voyez un film jugé mauvais par la majorité des critiques, posez-vous cette question : « critiquent-ils le film qu’ils ont vu, ou celui qu’ils auraient aimé voir ? »

Manon.


Les Landau, Star Trek New Generation S3E13 : Déjà Q, Gene Roddenberry, 1990

Meme gifle, image créée sur http://stfuhero.com/

Batman présentateur de Question Pour Un Champion trouvé à l’adresse <http://www.yacommeunbug.com/julien-lepers-sosie-de-michael-keaton/insolite-batman-questions-pour-un-champion/&gt;

Joel Schumacher, Batman & Robin, Warner Bros., 1997.

Joel Schumacher, Batman Forever, Warner Bros., 1995.

Tim Burton, Batman : Le Defi, Warner Bros., 1992.

Tim Burton, Batman, Warner Bros., 1989.

Mark Gatiss & Steven Moffat, Sherlock, BBC, 2010 – en cours.

Rocksteady, Batman : Arkham City, Warner Bros. Games, 2011.

Bruce Timm & Eric Radomski, Batman : The Animated Series, Fox, 1992-1995.

Doug Walker & Rob Walker, Nostalgia Critic : Batman and Robin, Channel Awesome, 2008.

William Dozier, Batman, ABC, 1966-1968.

Leslie H. Martinson, Batman : The Movie, 20th Century Fox, 1966.

Alexandre Astier, Kaamelott, CALT & M6, 2004-2009.

Joel & Ethan Coen, Ave, Cesar !, Universal Pictures, 2016.

George Lucas, Star Wars : Attack of the Clones, Lucasfilm, 2002.

Stanley Kubrick, The Shining, Warner Bros., 1980.

Montages de Michael Schumacher en Batmobile, du Batbook et Bane Cena par Guillaume (qui s’est d’ailleurs occupé de mettre toutes les images et les accents de l’article, mon ordinateur étant décédé – merci a lui ! <3)

4 commentaires sur « Batman et Robin : un film mal compris ? (Batman et Robin, Joel Schumacher, 1997) »

  1. Très intéressant. Par contre il me semble devoir corriger un point: Burton n’a pas quitté le navire en raison d’un planning surchargé. Si Batman Return’s(Batman Le Défi) à cartonner au Box office, en revanche les jouets du film n’ont pas fait recettes. Certaines séquences du film, notamment la scène présentant l’enfance de Pingouin, ont effrayé les enfants.

    La Warner à eu une double accueil quant au travail de Burton. Dès le Batman de 1989, la Warner est mitigé : elle est contente du succès, mais déplore que ce ne soit pas dans l’esprit de l’ère Adam West. Tim Burton hesitera un bon moment avant de rempiler avec Batman le Défi.

    La mission de Schumacher est de réaliser des films de Batman qui n’effraient pas les enfants, pour que ces derniers obligent leurs parents à acheter les jouets dérivés.

    De ce côté là, le pari est réussi. Pour le reste, Batman & Robin est un des plus mauvais films qui existent. En revanche, je ne comprends qu’on puisse estimer que Batman Forever soit meilleur que Batman & Robin. D’ailleurs Batman Forever et Batman & Robin sont quasiment un seul film qu’on à couper en 2:
    – la même séquence d’ouverture, sur la combinaison(on a d’ailleurs deja un plan sur les tetons dans Forever), les gadgets et l’indétrônable Batmobile et la même séquence de fin, nos héros en collant qui courent
    – 1 chercheur fou qui propose un projet que Wayne décline poliment(Jim Carey dans Forever, Uma Thurman dans Batman & Robin)

    Une personne qui essaye de séduire Batman en le provoquant via allusion sexuelle(Nicole Kidman dans F, Uma Thurman dans B&R)
    – Un des méchants propose une alliance à son confrère pour se débarrassé des héros masqués(L’Homme Mystère à Double Face dans F, Poison Ivy à Freeze)
    – l’ado rebelle et ses sorties nocturnes(Robin dans F, Robin et Batgirl dans B&R)
    – découverte de la batcave

    Si le côté érotique transparaît beaucoup dans les 2 pathétiques Batman de Shumacher, on peut remarquer que c’était la marque des années 90, Basic Instinct, Harcèlement, l’affaire Clinton. Même les soap opéras des 90’s étaient plus chaud que ceux des décennies précédentes(Savana), et donc sans doute pas du seul fait de l’homosexualité de Schumacher ou du « double rôle » de Robin.

    Idem pour le prix décerné du plus mauvais interprète de Batman à George Clooney. Je ne trouve pas qu’il joue moins bien que Val Kilmer.

    Batman Forever est aussi mauvais que Batman &Robin, la seule différence étant que Batman Forever se prend au sérieux, alors que Batman & Robin assume le nanar qu’il est. D’où le nombre de répliques (on se croirait dans la vf de la série Ken le Survivant), de jeux de mot et la fameuse Batcard

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