Under the Skin : un film sur la condition humaine ? (Under the Skin, Jonathan Glazer, 2013)

Résumé

Dans sa camionnette, une extra-terrestre parcourt les rues de Glasgow (OUI, de Glasgow, pas juste les « routes d’Ecosse », c’est G.L.A.S.G.O.W.) et de ses environs (bon ok, jusque dans les Highlands) à la recherche d’hommes à consommer. Enfin je dis consommer, elle les fait disparaître dans une piscine cheloue après une petite séance de strip-tease en marchant sur ladite piscine. Sauf que la diversité des êtres humains va donner envie à notre alien de goûter à la vie d’une femme humaine… 

« Wow, on peut savoir pourquoi t’es vénère sur Glasgow là d’un coup ? »

– Vous, et vos questions qui m’aident à avancer.

Pardon pour les majuscules et l’insistance sur Glasgow. Je reviens d’un tour sur Allociné où TOUS les résumés faits du film par les critiques disent « les routes d’Ecosse », alors que c’est Glasgow pour une grosse partie du film et que je trouve ça super important.

Plan du métro glaswegien.
Pour l’anecdote du lolz, voilà le plan de métro de Glasgow. Oui, c’est juste un cercle. Voilà, j’arrête avec cette ville maintenant.

Quoi ? Oh non, c’est pas particulièrement important dans le film non, c’est juste que ça m’a choqué quand je l’ai revu parce que je vis à Glasgow en fait, et que je peux vous retracer sur une carte le parcours de Scarlett Johansson dans la ville assez précisément. Je sais pas vous, moi je trouve ça ouf. Mais je suis pas là pour jouer les guides touristiques, donc si vous venez à Glasgow un jour, je peux tenter de vous organiser un « Under the Skin Tour » si ça vous amuse, mais là on a un film à traiter.

Comme je parlais d’Allociné un peu plus haut, autant vous le dire tout de suite : toutes les critiques du film ne sont pas bonnes, y compris parmi celles qui lui donnent des bonnes notes (il y en a une d’un mec qui a visiblement quelque chose à compenser et des problèmes avec les gens, je vous laisse la chercher). Celles que je trouve mauvaises sont en gros les partisans du « il se passe rien on se fait chier, #CNul » et les « Muhaha, oui, ce n’est pas pour le bas peuple, certes il ne se passe rien, mais voyez-vous, on comprend bien la congolexicomatisation des lois du marché écossais de la femme maquillée, à condition d’analyser que l’absolu ne doit pas être annihilé par l’illusoire précarité de nos amours destitués, et vice et versa… »

Pourquoi je trouve ces critiques mauvaises ? Parce qu’il se passe des trucs. Maintenant, ce n’est effectivement pas un film à mettre entre toutes les mimines…

Pas CETTE Mimine, voyons !
Pas CETTE Mimine, voyons !

Un film sensoriel

Croyez-moi, je n’aime pas utiliser des grands mots comme ça, mais c’est encore ce qui s’applique le mieux à ce que je veux dire pour commencer, en guise de prévention.

Affiche du film The Wolverine
Je vous comprendrais ceci dit. J’ai pas aimé The Wolverine juste parce que les Japonais ont un accent INCOMPREHENSIBLE en anglais pour moi.

C’est un film lent, sans scène d’action, et très peu de dialogues. Notons qu’en plus, si vous le regardez en VO, il vaut mieux être familier avec l’accent écossais, et même glaswegien (de Glasgow si vous n’êtes pas familier avec l’adjectif), parce que c’est ce que vous allez entendre – et croyez-moi, c’est pas du gâteau. Je ne sais en fait même pas s’il y a une VF, donc peut-être que des gens n’auront pas apprécié le film en l’ayant vu en VO précisément parce qu’il n’ont rien compris à ce que les gars racontaient – bien que ce ne soit pas hyper important, ce qu’ils racontent.

On a à faire à un film où le seul véritable acteur est une actrice, puisque c’est Scarlett Johansson (il y a bien Paul Brannigan, mais il a tourné dans trois films et il joue pas très bien en fait). Les hommes qu’elle séduit sont tous joués par des amateurs originaires du coin, qui improvisent plus ou moins leurs dialogues : autant vous dire que ça n’a rien de très fou, et que s’il y a un sens à trouver au film, il ne réside absolument pas dans ce que disent les personnages.

"Moi perso je suis bi, homme ou femme je suis open à toutes les proies."
« Moi perso, homme ou femme, je suis open à toutes les proies. »

Ce qui va aider à la compréhension, ce sont les choix du réalisateur quant à ce qu’il veut montrer à l’écran : ça paraît absurde dit comme ça, puisque ça a l’air d’être une évidence. Au cinéma, on montre des trucs et ça aide à comprendre ce qu’il se passe, non ? Eh bien, en regardant Under the Skin, je me suis rendu compte que ce n’était plus toujours le cas : les films que nous regardons le plus souvent reposent beaucoup sur le texte, pas forcément pour donner un sens global au film, mais avant tout pour en donner le scénario. Là, le scénario est écrit dans le résumé pour donner au spectateur quelques bases pour comprendre le film, le reste est suggéré par les cadres choisis. Par exemple, pendant la première moitié du film, où Scarlett est prédatrice, la caméra a tendance à suivre des hommes dans la rue – parce que le personnage cherche une proie. Mais arrive un moment où la caméra s’intéresse aux femmes, et cela coïncide avec l’abandon du rôle de prédatrice pour le personnage principal – on en reparle un peu après. On comprend qu’elle abandonne son rôle de prédatrice partiellement grâce à cela, puisqu’elle n’enlève pas de femmes pour autant, et abandonne quelques uns de ses accessoires de chasse.

Dernière prévention, on voit cette image au tout tout début du film. Moi ça m'a fait flipper (vraiment), donc je préférais vous prévenir avant de continuer.
Dernière prévention, on voit cette image au tout tout début du film. Moi ça m’a fait flipper (vraiment), donc je préférais vous prévenir avant de continuer.

J’admets que dit comme ça, ça n’a pas l’air non plus trop dur à suivre quand on est capable de se concentrer sur un film plus longtemps qu’un enfant de trois ans. Mais l’ambiance en tout est assez pesante, grâce à la musique notamment, et je dois admettre que l’on peut se sentir mal à l’aise de temps à autre, et encore une fois, c’est lent. Pourtant, moi qui n’aime pas le début de Braveheart précisément parce que c’est trop long, j’ai réussi à regarder le film en entier (que ce soit au cinéma ou en le revoyant pour cet article) sans avoir l’impression de m’ennuyer, mais parce que je m’attendais de toute façon à quelque chose de ce genre.

Et si l’on ne s’ennuie pas, c’est parce qu’évidemment, il y a des choses à voir et à dire.

La vraie Scarlett Johansson toute nue

(Ou comment attirer votre attention avec un titre)

Image extraite du clip "The Bobos - Quinoa" du Palmashow.
La journaliste dont je parle dans ce paragraphe : allégorie.

Beaucoup de critiques parlent évidemment du fait que l’on voie dans ce film une star hollywoodienne nue, sans retouche, dans un film qui n’est pas une sex-tape. Je me souviens qu’à la sortie du film, j’avais vu une interprétation vaseuse par une journaliste aigrie qui disait que c’était un film pour montrer que les actrices sans photoshop, elles sont moches et grosses comme Scarlett, qu’en plus Jonathan Glazer avait tout fait pour la filmer de façon à ce qu’on la voie laide et pleine de cellulite, et franchement ces feignasses elles sont pas au régime quinoa alors que nous on se fait chier à le faire parce que IRL on n’a pas de photoshop.

Je pense que cette journaliste ne se rend même plus compte qu’un corps de femme, ça peut avoir toutes sortes de formes autre que longiligne et sans graisse sans pour autant en devenir moche. Sérieusement, et je sais que c’est la photo que vous attendiez tous, comment peut-on dire que ceci est moche ?

Scarlett Johansson nue, de profil.
Comment ça, « Elle est un peu loin on voit pas assez sa chatte » ? Mais il n’y a aucun animal dans ce film, de quoi parlez-vous ?
Image tirée du Monde de Nemo.
Exemple d’une créature moche mais attirante.

Bon, on peut le dire si on veut parce que la beauté, c’est subjectif, on peut ne pas aimer certains physiques. Maintenant je pense quand même que cette journaliste avait le doigt enfoncé dans l’œil jusqu’aux pieds (oui) pour penser que Glazer avait voulu rendre Johansson moche. Le personnage qu’elle joue est une extra-terrestre qui séduit des hommes pour les capturer (et sûrement les consommer d’une façon ou d’une autre) : elle joue de son physique pour cela, en portant vêtements moulants, rouge à lèvre carmin et manteau de fourrure. Elle fait tourner la tête de tous les hommes qu’elle croise, même après avoir cessé de les séduire volontairement. On ne sait pas dans le film si elle a un créateur qui a choisi son apparence, si elle s’était incarnée dans le corps d’une prostituée et donc d’objet de désir pour les hommes, ou si c’est une sorte de changeforme (ce que la fin semblerait suggérer) : ce qui est sûr, c’est qu’elle ressemble à ce à quoi elle ressemble dans le but seulement d’attirer. Un peu comme ces poissons des abysses qui ont une petite lanterne pour piéger les autres poissons et les manger. Bon après ces poissons sont très laids, mais vous voyez l’idée.

Me regarde pas comme ça Scarlett, tu as été castée dans Avengers juste pour ton physique, c'est comme ça. Tu t'attendais à quoi ?
Me regarde pas comme ça Scarlett, tu as été castée dans Avengers juste pour ton physique, c’est comme ça. Tu t’attendais à quoi ?

Toujours est-il qu’il y a ce concept très intelligent de prendre comme actrice Scarlett Johansson, qui de nos jours est tout de même considérée comme une très belle femme, voire la femme parfaite d’un point de vue physique, et qui fait naturellement tourner des têtes. Mais c’est le premier film où on la voit vraie et sans artifice, et où l’on montre, en fait, que l’actrice n’a pas besoin de cela pour être réellement à la hauteur de sa réputation de femme séduisante. Ce qui fait, je trouve, une mise en abyme bien sympathique, et qui sert totalement l’image de la femme plutôt que de la dégrader, contrairement à ce qu’avait voulu comprendre notre chère journaliste aigrie.

Il n’y a cependant pas que cela selon moi dans la nudité de Scarlett Johansson pour Under the Skin. J’y vois aussi une réflexion sur la féminité, qui passe beaucoup par le corps féminin en soi – il y a aussi une part de psychologie, et le film ne l’ignore pas.

Under the Skin - Scarlett s'observe dans un miroir
Information du jour : oui, toutes les filles essaient de voir leur dos quand elles se regardent dans le miroir.

Je le disais dans la première partie de cet article : au début du film, la caméra s’attarde sur des hommes dans la rue, et au bout d’un moment cela change et on s’attarde sur des femmes. Il me semble que c’est pour nous montrer ce qui attire le regard de l’extra-terrestre, à savoir ce qui lui ressemble. Plus le film progresse, plus elle a tendance à s’arrêter sur son reflet dans les miroirs. Je trouve que c’est particulièrement parlant quand elle est hébergée dans la deuxième moitié du film par un homme dans les Highlands, et qu’elle se déshabille pour s’observer dans un miroir.

Un rouleau de sopalin et un petit bonhomme qui lui fait un câlin.
La prochaine copine de monsieur moustache des Highlands.

Un peu plus tard, et alors que le monsieur qui l’héberge pense qu’il va pouvoir faire des galipettes avec sa jolie trouvaille (rassurez-vous, il ne la force pas), au moment d’aller plus au fond des choses, elle se rend compte qu’elle est dotée d’un vagin et se jette sur la lampe de chevet pour aller observer ça elle-même. Ça refroidit notre monsieur moustache qui sent qu’il va encore devoir faire usage du sopalin, mais c’est aussi la dernière étape dans l’exploration de la féminité pour notre héroïne.

Un film sur l’espèce humaine

Si le film se focalise sur un personnage féminin, il ne s’occupe pourtant pas que de la question de la féminité et de ce qu’est être une femme, ou même être une femme par rapport à un homme.

Peut-être qu'elle voulait juste téléphoner chez elle et qu'elle cherchait quelqu'un pour lui prêter un portable depuis tout ce temps ?
Peut-être qu’elle voulait juste téléphoner chez elle et qu’elle cherchait quelqu’un pour lui prêter un portable depuis tout ce temps ?

Encore une fois, dans tout le film, la caméra et le regard de Scarlett s’arrêtent sur des hommes comme des femmes. Il y a de la recherche de proie, il y a de la recherche d’identité, mais il y a aussi de l’observation dans cela. C’est une extra-terrestre arrivée sur Terre qui au bout d’un moment commence à se poser des questions sur elle : cela arrive parce qu’elle a observé les gens, et elle continue de les observer ensuite quand elle appréhende sa propre personne dans ce monde peuplé d’humains. Ils sont différents d’elles, et en même temps très semblables. Un peu comme un spectateur face au film en fait. Les acteurs et les figurants sont très proches de nous, puisque nous sommes des humains, mais différents aussi, parce que nous ne sommes pas au même endroit et ne vivons pas la même chose. Le film nous invite à réfléchir sur notre condition d’humain en regardant les personnes qui ont été filmées pour le film – beaucoup ne sachant même pas qu’il y avait une caméra au moment où elles ont été capturées sur pellicule.

Qu’y voit-on ? Beaucoup de personnes qui marchent dans les rues, dont on ne connaît pas toujours le but, qui sourient ou non, seules ou accompagnées, en écoutant de la musique ou pas. Des hommes et des femmes de toutes les couleurs, de tous les âges et de toutes les tailles.

Et Adam Pearson.

En parlant de miroir, voici le premier dans lequel se voit l'alien, qui est tout petit ; à mesure que le film avance, les miroirs s'agrandissent, et elle s'y regarde avec de moins en moins de vêtements et de maquillage.
En parlant de miroir, voici le premier dans lequel se voit l’alien, qui est tout petit ; à mesure que le film avance, les miroirs s’agrandissent, et elle s’y regarde avec de moins en moins de vêtements et de maquillage.

Celui-ci savait qu’il participait à un film. Cet homme souffre de neurofibromatose, une maladie qui le voue à être défiguré, et lui donne un visage qui n’est pas sans rappeler celui d’Elephant Man. Il est l’un des rares dont le dialogue échangé avec Scarlett Johansson peut avoir son importance : il y dit qu’il fait ses courses la nuit pour éviter les gens et leur regard. Scarlett ne le comprend pas de prime abord (elle n’a pas conscience, étant une alien, qu’il est malade et que son visage n’est pas dans la norme), mais c’est suite à sa rencontre qu’elle commence à s’observer dans les miroirs, et qu’elle abandonne son rôle de prédatrice pour fuir dans les Highlands. Elle le libère d’ailleurs après l’avoir séduit ; il est le seul à avoir droit à cette faveur. Peut-être parce qu’il est celui qui lui donne accès à une information qui lui manquait sur les hommes : leur différence les uns des autres, et leur potentielle cruauté.

L'alien regarde son masque de Scarlett Johansson
« Euh, donc je ressemblais à ça sous ma tête de Scarlett Johansson ? A Scarlett Johansson sans cheveux et peinte en noir ? »

Ce qui nous mène à la scène de fin, qui contient un twist souvent mal interprété. Après avoir découvert ses parties génitales, elle fuit la maison du gentil monsieur moustache et part dans la forêt, où elle croise un bûcheron qui lui conseille d’abord de faire attention à elle, parce que la forêt est un endroit dangereux pour une jeune femme seule comme elle. Quelques minutes plus tard, on voit ce même homme se jeter sur la jeune femme et tenter de la violer – la prédatrice devient proie, et se retrouve impuissante. Dans sa violence et son envie de fourrer sa bûche cependant, le bûcheron lui arrache de la peau, et même de la chair. Cela révèle la véritable nature de la victime : c’est une créature anthropomorphe à la peau d’un noir profond, mais c’est tout. Son agresseur fuit : l’alien enlève sa fausse peau, et observe son visage de Scarlett Johansson qui reste dans ses mains, et bouge encore, avec un air étonné qui semble refléter l’état d’esprit de l’alien elle-même, bien que son propre visage soit sans expression. Le bûcheron revient alors avec un bidon d’essence et immole l’alien, qui fuit à la lisière de la forêt mais meurt là.

Le chasseur appuyé contre un arbre, une main sur la hanche, l'air renfrogné.
« Oh le con. Je veux dire, je comprends que sa bûche lui pèse, mais buter une jolie fille comme ça, c’est trop moche pour moi. D’ailleurs je veux même pas regarder. »

Beaucoup ont pensé que le twist final était qu’en fait, Scarlett Johansson était une alien, mais l’ont jugé raté puisque c’était dit dans le résumé du film. Sauf que non, la vraie révélation, c’est que ce n’est ni l’alien, ni l’étrangère, ni la différence qui est dangereuse : c’est l’homme. Pas l’homme en tant que sexe, mais l’homme en tant qu’espèce : si vous voulez, ça illustre « l’homme est un loup pour l’homme. » Il est dangereux envers sa propre espèce, puisque le bûcheron agresse Scarlett alors qu’il pense que c’est une humaine ; mais il est aussi dangereux envers ce qui lui est étranger, puisque quand il voit qu’elle est différente, il la tue.

Pour vous dire, l’homme est tellement une sale race que même quand l’alien prédateur est censé tuer sans problème l’être humain, eh bah l’alien se fait défoncer bien sale.

Le Predator du film Predator.
« Croyez-moi, j’en sais quelque chose ! »

En somme, un film à ne pas mettre devant tous les yeux, parce qu’il est particulier. Maintenant c’est une belle invitation à la réflexion sur notre propre espèce. Et pour peu que vous soyez friands d’expériences de cinéma un peu différentes, on ne saurait que trop vous conseiller celui-ci, car il n’y a pas deux films comme Under the Skin.

Manon.


Crédit images

Goscinny et Uderzo, Astérix, La Rose et le Glaive, Editions Albert René, 1991.

James Mangold, The Wolverine, 20th Century Fox, 2013.

James Cameron, Aliens, 20th Century Fox, 1986.

Jonathan Glazer, Under the Skin, StudioCanal, 2013.

David Marsais & Grégoire Ludig, La Folle Soirée du Palmashow 2, D8, 2015.

Andrew Stanton & Lee Unkrich, Le Monde de Némo, Pixar Animation Studios, 2003.

Joss Whedon, Avengers : l’ère d’Ultron, Walt Disney Studios Motion Pictures, 2015.

Steven Spielberg, E.T. L’extra-terrestre, Universal Pictures, 1982.

David Hand, Blanche Neige et les Sept Nains (Snow White and the Seven Dwarfs), Walt Disney Pictures, 1937.

John McTiernan, Predator, 20th Century Fox, 1987.

5 commentaires sur « Under the Skin : un film sur la condition humaine ? (Under the Skin, Jonathan Glazer, 2013) »

  1. Tout d’abord, je tiens à vous remerciez pour cet article si bien écrit et ma foi si éloquent. Je dois avouer que j’avais besoins d’aide afin de pouvoir « m’expliquer » ce film complexe. Cependant, j’aurais une question. Que pensez-vous de l’home à la moto ?

    Merci !

    J'aime

    1. Pour commencer, merci pour ce commentaire, ça fait très plaisir!

      Ensuite, pour l’homme à la moto, je pense qu’il est là essentiellement pour montrer qu’il s’agit d’une organisation, et que le personnage joué par Scarlett Johansson n’est pas toute seule. Après je ne saurais pas dire si c’est un humain ou non, ni quelles sont ses motivations; si je devais faire une interprétation uniquement sur mon ressenti, je dirais que c’est un humain qui se sert des créatures aliens du genre de celle que l’on voit dans le film pour ses propres intérêts; en somme, il leur offre la possibilité de se fournir en hommes, et lui récupère probablement les biens matériels. Je le vois comme ça parce qu’il n’a pas l’air étranger aux coutumes terriennes, il ne semble pas autant chercher de repères que Johansson, et il n’a pas l’air d’un prédateur non plus. Maintenant, je n’ai pas vu assez d’éléments dans le film qui viendraient effectivement confirmer mon impression.

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