Gainsbourg, vie héroïque : plus qu’un bête biopic ? (Gainsbourg, vie héroïque, Joann Sfar, 2010)

Résumé

Lucien Ginsburg est un jeune garçon que son père force à faire du piano, mais il n’aime vraiment pas ça et préfère peindre des filles nues. Pourtant avec les années, le voilà qui devient homme, Serge Gainsbourg, le chanteur-compositeur le plus prolifique de sa génération, puis Gainsbarre…  

Parmi nos bonnes résolutions pour 2016 à la Question du Vendredi Soir, nous avons décidé d’essayer de parler de films plus variés, et notamment de parler un peu plus de films français ancrés dans le monde réel. Quoi de mieux donc qu’un biopic sur l’un de nos chanteurs les plus connus, les plus prolifiques et les plus talentueux, par Joann Sfar ? Personnellement je ne vois rien de plus adapté.

Sherlock (interprété par Benedict Cumberbatch) avec une loupe.
Non. Je ne vois vraiment pas.

Vous me direz – et je me le suis dit aussi, avant de voir le film -, que peut-on bien dire d’un biopic ? Après tout, ce n’est qu’un film qui raconte la vie de quelqu’un, une biographie en vidéo. C’est souvent assez neutre, assez chiant, et ça passe sur les chaînes de France Télévision l’après-midi pour occuper les mamies après les Feux de l’Amour. Qu’est-ce qui pourrait bien rendre Gainsbourg, vie héroïque différent de cela ?

Mes enfants, ce sont les choix faits. Gainsbourg, vie héroïque n’est pas un documentaire, il ne raconte pas la vie de Gainsbourg de façon totalement neutre et détachée ; il la raconte avec une certaine sensibilité, et des choix qui, s’ils paraissent inhabituels, en font sûrement l’un des biopics les plus intéressants fait ces dernières années.

Gainsbourg, vie légendaire

Pour ceux qui n'arriveraient pas à le remettre, voilà. Apparemment il aimait bien Popeye.
Pour ceux qui n’arriveraient pas à le remettre, voilà. Apparemment il aimait bien Popeye.

Impossible de parler de Gainsbourg, je pense, sans parler du personnage qui est resté dans les mémoires – le gros fumeur amateur de femmes, compositeur génial mais contesté, qui a l’air de n’en avoir jamais rien à faire de pouvoir choquer qui que ce soit. Le film évidemment satisfait son spectateur avec cet facette de la personnalité du chanteur.

L'acteur Eric Elmosnino, bluffant même juste en photo.
L’acteur Eric Elmosnino, bluffant même juste en photo.

C’est surtout dans la partie adulte de la vie de Gainsbourg que l’on peut voir ce que l’on s’attend à voir et qui nous conforte quelque part : oui, on parle bien de celui que tout le monde connaît. Le jeu d’acteur y est pour beaucoup : et Eric Elmosnino fait un Gainsbourg parfait. Les plus connaisseurs trouveraient peut-être quelque chose à redire, je n’en doute pas : je suis née après le décès de Gainsbourg, et je n’en connais que les images d’archives les plus connues (si je dis Whitney Houston, je pense que ça parle à tout le monde, et sinon, demandez à YouTube. Il y a même Michel Drucker). Mais je retrouve dans Elmosnino le débit de parole, la voix, l’attitude, et même la posture que j’ai toujours associée à Gainsbourg, ce qui est d’autant plus impressionnant qu’il ne s’agit pas là de composer un personnage, mais de jouer quelqu’un qui a réellement existé, et cela alors que le film s’adresse à des contemporains de ce personnage.

Boris Vian (interprété par Philippe Katerine) et Serge Gainsbourg (interprété par Eric Elmosnino) allongés sur les pavés parisiens.
#YOLO since 1957.

Evidemment, ce n’est pas tout. Le film fait quelque chose de très intéressant, même si j’ai été désarçonnée par cela au départ : il couvre beaucoup de la vie de Gainsbourg. On le voit enfant, peintre, puis musicien, ami de Boris Vian pour quelques scènes, compositeur pour France Gall, amant de Bardot, de Birkin, de Bambou, père à plusieurs reprises, et même propriétaire d’une Rolls Royce qu’il est incapable de conduire. Quand je dis que cela m’a désarçonnée, c’est que tout passe à une vitesse phénoménale : avant que je ne voie le film, on m’avait par exemple déjà parlé de la scène avec France Gall, que j’imaginais beaucoup plus longue ; je pensais que l’on verrait Gainsbourg passer beaucoup de temps avec elle.

En fait, on le voit arriver chez Gall, qui dépend encore beaucoup de son père à ce moment-là, et qui ne se pose pas vraiment de questions quant à ce qu’elle chante. Le dialogue est assez rapide, au cours duquel il lui propose « Les Sucettes » (ouvrez vos chakras et vos esprits pervers, si vous ne voyez pas de quoi on parle vraiment). Puis on la voit chanter « Baby Pop », sous les yeux du compositeur, dans une version qui aura fait grincer des dents les fans de France Gall, puisque l’actrice Sara Forestier qui l’interprète chante faux dans cette version. Ce à quoi je n’ai qu’une chose à dire : les mecs, réveillez-vous, Gall chante faux. Dans le film c’est juste plus faux que d’habitude, mais également plus intense, donc mieux. Puis le passage avec France Gall s’arrête ici.

Cette version est d'ailleurs bien meilleure que l'originale, parce que l’interprétation souvent décriée (parce que l'actrice Sara Forestier "crie", selon les fanboys de Gall) correspond bien mieux aux paroles - "Chante, danse Baby Pop / Comme si demain Baby Pop / Ne devait jamais Baby Pop / Jamais revenir". Cela dit, Gall a compris à la bourre le double-sens des "Sucettes", donc je dirais juste qu'elle était pas fut-fut comme fille.
Si cette version est meilleure que l’originale, c’est parce que l’interprétation souvent décriée (soit disant parce que l’actrice Sara Forestier « crie ») correspond bien mieux aux paroles – « Chante, danse Baby Pop / Comme si demain Baby Pop / Ne devait jamais Baby Pop / Jamais revenir ».

Pourquoi ? Je savais par exemple qu’il avait composé pour Vanessa Paradis (OUI, j’aime beaucoup Vanessa Paradis, et je vous fais caca dessus si ça vous plaît pas), sauf que le film ne le montre jamais. J’avoue, j’étais un peu triste, mais c’est en fait normal : on ne va pas parler de toutes les adolescentes populaires pour lesquelles il a composé, et France Gall est sûrement la plus connue et la plus populaire.

De plus, cela ajoute quelque chose au film, plutôt que de le desservir : on a cette impression que la vie de Gainsbourg a été tellement remplie qu’on n’a pas le temps de tout dire en deux heures. Elle serait presque trop remplie pour un seul homme, au point qu’elle lui échappe, et qu’elle nous échappe aussi.

Boris Vian qui joue de la trompette
Pouet pouet, la trompette… (pardon, c’est juste la meilleure photo de Boris Vian du MONDE)

Et en même temps, n’est-ce pas normal ? C’est un homme qui a vécu la Seconde Guerre Mondiale, qui a porté une étoile jaune dans son enfance, qui a été ami avec Boris Vian (Boris. Vian. LE Boris Vian.), et qui a vécu jusqu’au début des années 90, en ayant côtoyé (et en ayant couché avec) une grande partie des personnalités de son époque. Un peu comme pour Napoléon, si on voyait ce film sans jamais savoir qu’il s’agit de Gainsbourg, on penserait qu’il s’agit d’une fiction : et c’est aussi cela qui contribue à faire de cet homme une légende. (Image psyché Boris Vian – Pouet Pouet la trompinette)

Gainsbourg, vie sensible

Mais ce n’est pas encore cela qui selon moi fait que ce film est excellent : parler du Gainsbourg que tout le monde connaît, c’est une évidence, c’est attendu. Joann Sfar ne tombe justement pas dans le piège de ne parler que de Gainsbourg, ou même de Gainsbarre (ce qui pourtant doit être tentant je suppose).

On voit les parents de Gainsbourg.

Răzvan Vasilescu et Eric Elmosnino
Par exemple ici, Joseph Ginsburg (interprété par Răzvan Vasilescu) et son fils en pleine conversation à propos des lettres que ce dernier reçoit en abondance.

Ca n’a l’air de rien comme ça : il faut bien que quelqu’un lui ait donné naissance. Et pourtant en montrant les parents de Gainsbourg, et en rappelant son vrai nom, Lucien Ginsburg, on le rend d’un coup plus humain, plus proche de vous et moi, et moins légendaire.

On ne les voit d’ailleurs pas que pendant son enfance, mais tout au long du film, ils sont toujours présents – je me souviens notamment de cette scène, à la fois drôle et triste, où Gainsbourg et Bardot sont forcés de mettre fin à leur relation, qui se déroule chez les parents de notre héros. On voit la rupture du point de vue des parents, qui sont à la fois euphoriques de savoir Brigitte Bardot chez eux, et qui ensuite la consolent quand elle se retrouve en larmes dans leur salon – et Bardot elle-même redevient une simple femme amoureuse. Et en même temps, Gainsbourg reste dans sa chambre – et c’est en ne voyant pas autant ses émotions que celles de sa maîtresse qu’on se rend compte de sa sensibilité extrême.

Cruella des "101 dalmatiens" comprenant visiblement la logique de Bardot.
« Non, les bébés phoques on touche pas c’est trop chou ! Le reste par contre, c’est rien que de la vermine, ça mérite de finir en moufles ! »

Sfar a cette très belle façon de savoir filmer tous ces grands noms simplement et qui donne l’impression d’entrer dans leur intimité – je pense encore une fois aux scènes avec Bardot qui sont de toute beauté, et pas simplement parce que Laetitia Casta est à moitié nue. Ou plutôt si : on la voit débarquer en fourrure (oui, même si c’est pas des bébés phoques, ce qui m’aurait fait mourir de rire pour l’ironie), et elle finit dans son plus simple appareil avec son amant, ce qui donne l’impression de voir Brigitte, et non Bardot, au cours de ces scènes. La même chose vaut pour les tranches de vie de Gainsbourg et de Birkin, qui sont pleines de simplicité, et au cours desquelles on ne voit plus le chanteur, mais simplement l’homme – avec encore une fois l’intervention de la nudité, qui me semble vraiment avoir quelque chose à voir avec la sincérité dans ce film. On peut prendre comme exemple une scène de l’enfance de Lucien, celle avec le modèle de l’école de peinture, où le petit Gainsbourg demande à une jeune femme de poser nue pour lui, en lui disant qu’il lui faut déjà énormément de courage pour lui demander de faire cela alors qu’il est extrêmement timide. On y retrouve à la fois quelque chose que l’on connaît bien de Gainsbourg – son audace et son franc-parler –, et en même temps un aveu direct de sa sensibilité.

Eric Elmosnino et Dinara Droukarova, le chien de Gainsbourg mort sur ses genoux.
Ce qui me permet également de vous montrer l’actrice Dinara Droukarova qui joue la mère de Serge Gainsbourg.

Je pourrais dire cela de beaucoup de scènes, puisque cela vaut pour celle avec Juliette Gréco aussi, mais je pense qu’il y a deux scènes où l’on se rend le plus compte de l’humain sensible et fragile qu’était Gainsbourg, et que l’on oublie souvent. La première est celle de la mort de son chien : sa mère se trouve être à côté, et lui reproche de plus pleurer pour le chien qu’il n’a pleuré pour son père. Ça peut paraître idiot, mais c’est toujours plus fort de voir quelqu’un pleurer pour un animal que pour un être humain : peut-être parce que pleurer un animal semble plus futile que de pleurer un humain, donc est une preuve d’une sensibilité accrue, c’est difficile à dire (notamment parce que je sais que je serai inconsolable le jour où je perdrai mon chien, donc je me suis beaucoup reconnue dans cette scène). La seconde scène est celle qui suit le scandale de sa reprise de la Marseillaise, « Aux armes et cætera », où une foule vient pour crier son mécontentement. La réponse de Gainsbourg est de chanter la Marseillaise ; mais l’on voit le jeune Lucien sur certains plans, à la place de Serge, qui chante la Marseillaise comme dans son enfance, ce qui encore une fois montre la sensibilité d’un homme qui en devient presque un homme-enfant. Derrière le provocateur se trouve encore un petit garçon, naïf et plein de bons sentiments, qui n’a pas l’air de comprendre tout ce qui se passe autour de lui.

Les paysans mécontents de la série Kaamelott.
« Eh, eh, nous on est le public de l’époque hein, et on n’est pôs contents parce qu’on a ren compris nous auts’, alors on gueule hein ! »

En somme, un film qui sait montrer autant Serge que Lucien, autant Ginsburg que Gainsbourg que Gainsbarre.

Un conte écrit par Joann Sfar

C’est ainsi que le film est présenté, non pas comme « un film réalisé par Joann Sfar », mais « un conte écrit par Joann Sfar ». Cela pourrait passer pour un détail, une plus jolie façon de dire quelque chose de banal, mais c’est ce qui finit de donner son sens au film, et de le rendre vraiment beau.

La couverture du premier tome du Chat du Rabbin de Joann Sfar
Par exemple, Joann Sfar, c’est aussi le Chat du Rabbin et c’est joli !

Ça a à voir avec tout ce que j’ai pu dire avant, notamment avec l’aspect légendaire (ou héroïque) de la vie de Gainsbourg, mais pas seulement. Le film n’est pas qu’un biopic : je n’en ai pas parlé jusque là, mais il se trouve également être très visuel, et pas juste dans le sens où c’est un film avec de jolies images. On retrouve déjà beaucoup les dessins de Sfar tout au long du film, notamment pour les femmes que Gainsbourg dessine, mais aussi pour le personnage de la Gueule, qui est l’élément le plus intelligent du film à mon sens.

La première Gueule, qui ne ressemble pas à Gainsbourg mais à la caricature de propagande faite des Juifs par le régime nazi.
La première Gueule, qui ne ressemble pas à Gainsbourg mais à la caricature de propagande faite des Juifs par le régime nazi.

La Gueule est une sorte de double de Gainsbourg, et représente à la fois le fait qu’il est très au courant d’avoir des traits sémites alors que ce n’est qu’un enfant pendant l’Occupation, et à la fois son personnage public, celui que les gens voient de lui. Ca commence quand il est petit, et sa Gueule est encore grossière et un peu effrayante, parce que c’est l’Occupation et que cela représente un risque ; il est intéressant de noter que celle-ci lui vient directement d’une affiche de propagande nazie, et ne lui ressemble pas particulièrement. Le personnage devient réellement intéressant quand la Gueule devient l’incarnation du séducteur, tout en grâce et en sensualité (encore une fois, la scène avec Juliette Gréco est celle qui m’a le plus marquée là-dessus).

Eric Elmosnino, Anna Mouglalis et Doug Jones pendant la scène de la Javanaise.
A force de vous en parler, il fallait bien que je vous la montre, cette scène de la Javanaise avec Gréco !

C’est ce qui justifie l’appellation de « conte », parce que la Gueule est une allégorie qui pourtant est un personnage à part entière du film. C’est à la fois ce que Gainsbourg dans le film aspire à être, puisque c’est son personnage public, et qu’il veut en même temps repousser, parce que ce n’est pas vraiment lui, c’est un personnage. C’est d’ailleurs intéressant de voir que la Gueule disparaît à chaque histoire d’amour sérieuse, la période la plus longue étant celle avec Jane Birkin. D’ailleurs c’est lorsqu’il rencontre cette femme que Gainsbourg commence à rejeter ce double, parce qu’il n’est pas compatible avec sa vie de famille heureuse, avec femme, bébé et chien. Sa Gueule, c’est un peu ce que tout le monde veut voir sans le vouloir vraiment, qui repousse et attire, qui crée la légende mais qui perd l’homme.

La Gueule, Gainsbourg et l'Homme à tête de chou réunis par la magie du reflet.
La Gueule, Gainsbourg et l’Homme à tête de chou réunis par la magie du reflet.

Ce n’est pas la seule image utilisée dans le film : il y a également celle de la tête en feuilles de choux, qui (pour moi) fait à la fois allusion aux oreilles de Gainsbourg (des oreilles en feuilles de choux, j’espère ne pas être la seule à utiliser cette expression), au fait que sa tête – ou plutôt sa Gueule – fait la une des journaux, autrement dit des feuilles de choux (encore une fois, j’espère ne pas être la seule à utiliser cette expression aussi pour les journaux) et, évidemment, à l’album de Gainsbourg L’Homme à tête de chou. Et là encore, il s’y perd – on ne voit plus son vrai visage, on ne voit que la tête de chou qui cache le vrai Gainsbourg. Cette image apparaît d’ailleurs quand la Gueule, le personnage public, reprend le dessus sur l’homme Gainsbourg, et que celui-ci devient définitivement Gainsbarre.

Comment prendre ce film donc ? Je pense que le conte est le terme exact : ce n’est pas une biographie qui colle à la vie de Gainsbourg, et je soupçonne que c’est tout de même très romancé (ou peut-être pas, après tout je ne suis pas non plus une experte de Gainsbourg ; j’ai d’ailleurs l’impression d’avoir vraiment appris à le connaître grâce à ce film). Toujours est-il que c’est une très belle façon de découvrir un grand homme de la chanson et de la culture française en général.

Je ne peux donc que vous le conseiller, d’autant qu’il est agrémenté d’une bande originale magnifique, composée de reprises de Gainsbourg, dont beaucoup d’entre elles sont au piano, et qui vous donnera envie de vous replonger dans sa discographie.

On peut donc être fier de notre culture en France, parce que c’est un très beau film français sur un très grand artiste français.

Pour finir en beauté.
Pour finir en beauté.

Manon.


Crédit images

Joann Sfar, Gainsbourg, vie héroïque, Universal Pictures, 2010.

Gif de Sherlock et sa loupe trouvé à l’adresse <http://perfectbenny.tumblr.com/post/32805689760/marrtinfreeman-abcs-of-sherlock-microscope>

Photo de Serge Gainsbourg en début d’article trouvée à l’adresse <http://www.phoenixnewtimes.com/music/serge-gainsbourg-biopic-a-heroic-life-coming-to-filmbar-next-month-6593123>

Photo de Boris Vian trouvée à l’adresse <http://www.lefigaro.fr/musique/2009/06/22/03006-20090622ARTFIG00352-bande-de-stars-pour-boris-vian-.php>

Clyde Geronimi, Wolfgang Reitherman et Hamilton Luske, Les 101 Dalmatiens, Walt Disney Productions, 1961.

Alexandre Astier, Kaamelott, CALT & M6, 2005-2009.

Joann Sfar, Le Chat du Rabbin, Dargaud, 2002-aujourd’hui

Photo du dessin de Joann Sfar sur la maison de Serge Gainsbourg trouvée à l’adresse <http://www.herrenzimmer.de/2012/10/22/heute-nochmal/>

2 commentaires sur « Gainsbourg, vie héroïque : plus qu’un bête biopic ? (Gainsbourg, vie héroïque, Joann Sfar, 2010) »

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