Star Wars VII, le Réveil de la Force – Le Billet du Mercredi (mais un Vendredi)

C’était la grosse attente de la fin d’année niveau cinéma – le début de la nouvelle trilogie Star Wars, au point que nous avions décidé de faire un article sur l’Episode I il y a quelques semaines. Nous avons vu ce nouvel opus deux jours après sa sortie, en ayant vu passer donc plusieurs alertes au spoil et demandes de non-spoil dans tous les sens. On pensait aller voir quelque chose de bien. 

Eh bien non, entre le Hobbit et Star Wars VII, cette fin d’année est placée sous le signe du caca cinématographique sur la Question du Vendredi Soir.

Passée l’émotion de l’apparition du titre Star Wars : Episode VII, le Réveil de la Force sur fond étoilé pour le traditionnel carton de début de film, on déchante déjà en voyant que celui-ci est mal écrit, et n’avance personne pour comprendre l’histoire. On a eu une petite remontée d’espoir et de bonheur en voyant Max von Sydow (mais si, vous savez, l’Obi-Wan Dumbledore de Vercingétorix et l’empereur Ming de Flash Gordon) à l’écran, et puis il est mort sans qu’on connaisse son nom. La catastrophe commence maintenant.

Le Faucon Millenium.
A la limite, on lui pardonne au Millenium Condor, c’est le chouchou de Guillaume.

Le fan service, c’est un truc qui a tendance à briser le quatrième mur comme c’est pas permis : que ce soit le Faucon Millénium qualifié de « tas de ferraille » (blague originale) ou Han Solo qui arrive en faisant un grand sourire et un regard caméra en entrant dans le cockpit de son vaisseau, ça sort un peu du film. Mais bon, ça se pardonne encore, un peu comme le T-Rex de Jurassik World, c’est pas si honteux que ça.

Luke et Leia, depressifs.
« Je ressens un grand bouleversement dans la Force, comme si quelqu’un tentait d’égaler notre gloire passée, mais pour de mauvaises raisons… »

Par contre, quand le fan service sert de substitut au scénario, rien ne va plus. Non parce que sans spoiler, Star Wars VII c’est avant tout l’histoire d’un gentil rebelle qui a volé des plans à un méchant Empire, et qui se fait capturer. Il a le temps de donner les plans volés à un petit droïde mignon qu’il envoie seul sur une planète désertique. Là, le droïde rencontre notre héros qui est une jeune personne rêvant de devenir pilote comme son père avant elle. C’est à ce moment-là que cette personne et un nouvel ami ainsi que le droïde prennent le Faucon Millénium pour aller sur la base rebelle. Mais là, on apprend qu’en fait le méchant de l’histoire a une relation père-fils avec l’un des héros (SURPRISE !) et qu’il ne s’entend pas avec les officiers de l’Empire, mais heureusement, le grand Schnock (c’est ce qu’on a compris de son nom), qui doit être l’empereur, l’aime bien quand même. Notre pilote en devenir a une hallucination dans une grotte où elle prend conscience de son destin et les gentils finissent par arriver chez les rebelles. On y apprend que les méchants ont une arme géante qui a la forme d’une planète et la capacité d’en détruire avec un gros rayon laser phallique. Heureusement, les pilotes rebelles apprennent que son point faible est son système de ventilation. Pendant que ceux-ci volent dans des tranchées en évitant les tirs des tourelles lasers, un bataillon mené par Han Solo se pose à la surface de la base ennemie pour désactiver les boucliers. Finalement, malgré des pertes, tout est bien qui finit bien, et notre héros se rend sur une planète trouver un vieux Jedi ermite légendaire pour commencer sa formation.

Le paragraphe est un peu long, mais en fait on a résumé une trilogie quand on y regarde bien. Et oui, nous parlions bien de Star Wars VII, et non d’Un Nouvel Espoir ou de ses deux suites.

Ollivander, le marchant de baguette magique de la saga Harry Potter.
« Le sabre laser vous a choisi mademoiselle Skywalker. » #TuEsUnJediHarry

C’est tellement prévisible que quand on a vu les précédents films, on sait déjà ce qu’il va se passer non seulement dans ce film, mais aussi dans les suivants ! Eh oui, Rey, l’héroïne de cet opus, trouve un sabre laser dans une cave, et on lui dit que non seulement, tel une baguette magique, ce sabre l’a choisie, mais qu’en plus, il a appartenu à Anakin Skywalker ET Luke Skywalker. Bon, on sait pas trop comment on l’a retrouvé après sa chute de Bespin dans l’épisode V, mais on peut dire que « ta gueule, c’est la magie de Disney ». En plus de ça, la Force se paie le loisir d’être « puissante en elle », un peu comme pour Anakin et Luke avant. Du coup, on prend les paris : Rey est la fille de Luke Skywalker.

Conan regardant le film dans les yeux.
Conan sait ce que tu as fais film. Il sait que tu as copié l’épée du père.

A la limite, un truc un peu inédit, c’est la mort d’un des gentils. Sauf que quand tu connais la trilogie d’origine, tu sais que le rêve de l’acteur en question était de mourir dès son premier film. Du coup, sans s’être fait spoiler, ce « twist », c’était notre seule certitude en entrant dans la salle. Vraiment, le scénario n’avait rien pour lui.

En soit, vous nous direz que ça ne suffit pas à faire un mauvais film, et c’est vrai, parce que si on n’a pas vu les épisodes IV, V et VI, c’est une porte d’entrée satisfaisante vers le reste de la saga. Mais ces 2h et quelques sont parsemées çà et là de défauts qui font que l’expérience n’est jamais vraiment agréable.

Globalement, le film est ultra long à commencer. On se tape bien 30 minutes sans connaître le nom de personne et c’est frustrant parce qu’on est obligé de se souvenir des héros comme « du noir » et de « la fille », ce qui est super générique.

La fille en sous-vêtements de Star Trek Into Darkness
Abrams, c’est quand même le mec qui te case des meufs en soutif gratuitement dans ses DEUX Star Trek, autant dire que l’idée d’ajouter des femmes au scénario était un bon signe.

Ceci dit, des noirs et des filles dans Star Wars, ça court pas les rues et c’était d’ailleurs le problème de certains internautes au moment de l’annonce du casting. Du coup, comme J.J. Abrams, il aime bien avoir des filles à l’écran, il a rajouté le personnage de Captain Phasmaaaaaaaa (si, c’est comme ça que ça se dit en VF), un Stormtrooper qui brille et qui a une jolie cape rouge, mais qui sert tellement à rien qu’elle a été doublée par la stagiaire du producteur.

C3PO avec un bras rouge dans star wars 7
En plus de mal jouer, le doubleur de C3PO confond sa droite de sa gauche quand il parle de son bras rouge.

Parce que la VF est quand même exceptionnellement ridicule et mal pensée. La doubleuse de Phasma lit son texte, C3PO surjoue comme dans un vaudeville écrit par Laurent Ruquier (qu’a plein de qualités mais qui ne sait pas faire jouer ses comédiens) et Poe, le gars qui va avoir l’honneur de casser la Troisième Etoile Noire (ou StarKiller comme elle est appelée dans le scénario), est doublé par le même mec qu’Obi-Wan joué par McGregor. Autant dire que ce dernier point créé plus de confusion qu’autre choses dans les scènes de champs/contre-champs.

Non et puis ce méchant… On est tous d’accord pour dire qu’Anakin est mal écrit et joué, mais tout ce qui concerne ce personnage est mille fois mieux que Kylo Ren (de son vrai nom Ben, soit le nom du mec le plus gentil qu’on connaisse, autant vous dire que ça fait pas tellement peur). Le background de Dark Ben, c’est qu’il voulait faire un cosplay de Vador pour la Japan Expo, mais que son papa lui a pas payé les billets, du coup, il casse toute sa chambre avec son sabre laser rouge (ce qui arrive vraiment dans le film. Deux fois). Littéralement, le mec pleure quand son père lui dit de rentrer à la maison. Et pour ne pas arranger les choses, il retire son masque et là… fou rire. Guillaume a dû manger le carton du popcorn pour ne pas rire pendant toutes les scènes avec le méchant en réalisant qu’il avait la gueule d’un membre des BB Brunes/Jonas Brothers/One Direction. Le pire, c’est que c’est certain que le gars va revenir plus kikoodark encore dans les suites alors que Dark Maul, l’un des méchants les plus badass de tout l’univers, n’a eu droit qu’à un seul film.

Le casque de Kylo Ren.
« Contentez-vous de filmer mon casque, le reste de mon costume est nul à chier, et je ne vous parle pas de la gueule que j’ai en dessous ».

Mais alors, ce Star Wars VII, il vaut le coup ou pas ?

Luke Skywalker apprenant que Dark Vador est son père
Nos sources nous informent que cette photo a été prise lorsque Luke a appris qu’il serait dans ce film (cherchez bien, il est caché).

On ne peut pas vous dire de ne pas y aller. Non seulement parce qu’il y a des chances que ce soit trop tard (si vous faites partie de ces malheureux qui comme nous ont couru dans la salle), mais aussi parce qu’il est possible que vous soyez un fan hardcore de l’univers et que ce serait vain de vous convaincre de ne pas perdre votre temps. Voyez ce film, allez-y et faites-vous votre avis.

Personnellement, nous ne sommes pas particulièrement fans de la saga, mais on sait en apprécier les bons moments, et la prélogie en est bien plus remplie que ce dernier opus.

On vous laisse à vos séances et on va se rematter les meilleures moments de Jar Jar, un personnage agaçant, mais plus touchant que cette bouse.

Manon et Guillaume.


Images :

J. J. Abrams, Star Wars VII, le Réveil de la Force, LucasFilm, 2015

George Lucas, Star Wars IV, un Nouvel Espoir, LucasFilm, 1977

Chris Colombus, Harry Potter à l’école des sorciers, Warner Bros., 2001.

John Milius, Conan le Barbare, 20th Century Fox, 1982.

J. J. Abrams, Star Trek Into Darkness, Paramount Pictures, 2013.

Irvin Kershner, Star Wars V : l’Empire contre-attaque, LucasFilm, 1980.

16 commentaires sur « Star Wars VII, le Réveil de la Force – Le Billet du Mercredi (mais un Vendredi) »

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