Forrest Gump : et s’il avait la recette du bonheur ? (Robert Zemeckis, Forrest Gump, 1994)

Résumé :

Forrest Gump, c’est l’idiot du village qu’est trop con pour faire quoi que ce soit (lol). Mais en fait, non, parce que c’est surtout un sacré optimiste qui sait qu’il part avec un retard dans la vie, mais qui ne va pas perdre de temps à s’inventer des problèmes et qui va monter les échelons, pépère.

On vous avait déjà parlé de bons films. On vous a aussi parlé de mauvais films, mais moins. La plupart du temps, et c’est un peu l’objectif de ce blog, vous n’êtes pas d’accord avec notre point de vue, mais globalement, on sait que ça ne vous dérange pas.

Le film d’aujourd’hui est encore un peu différent : il n’est ni bon, ni mauvais. Il est juste beau.

« Genre l’autre il nous fait des effets de style pour parler de Forrest Gump. »

Vous qui prenez de plus en plus de libertés.

Sans déconner, autant vous apportez de l’interactivité à nos articles à travers nos conversations imaginaires, autant ça arrive souvent au pire moment.

Oui, Forrest Gump est un beau film. Un peu comme pour les Indestructibles il y a deux semaines, je vous mets au défi de me dire que ce n’est pas le cas bande de monstres sans cœur !

Bien, je vois qu’on est d’accord.

Le Père Noël profitant d'une fraîche bouteille de Coca-Cola dont il est l'égérie publicitaire.
Et pour les trois du fond qui crient au blasphème, le Père Noël N’EST PAS un personnage religieux.

Ne vous en faites pas, amateurs de critiques salées, nous reviendront très prochainement à nos programmes réguliers. Le truc, c’est que Star Wars n’est pas la seule actualité de ce mois de Décembre, et très prochainement, une partie d’entre nous va recevoir la visite d’un vieux barbu chelou qui distribue des cadeaux aux petits enfants. Avouez que c’est louche, d’autant que le gars passe même pas par la porte, mais par la cheminée. #Suspect.

Du coup, on voulait se mettre un peu dans l’idée d’offrir de l’amour et du bonheur à nos lecteurs. On a décidé que cette semaine serait un beau film que tout le monde aime et qui…

Pardon, c’est encore moi le lecteur anonyme, c’est juste que je viens de faire un tour sur Internet et je vois que Forrest Gump, bah la presse lui a à peine donné la moyenne sur Allociné…

-Vous, un peu confus…

Ah oui, c’est embêtant.

Bon, comme c’est pas catastrophique non plus, on va essayer d’ignorer ces notes et on va se…

Critique de Forrest Gump sur Allociné

OK. Donc moi je voulais juste de l’amour, mais visiblement, c’est trop en demander.

Christ de Borja
Jésus devant Forrest Gump.

Alors pour les aigris de la vie et pour tous les autres qui liraient cet article, cette semaine, rien que pour vous, on brade les miracles de Noël et on vous donne le secret du bonheur avec Forrest Gump, un film tellement positif que ça en fait vomir le petit Jésus.

Quelques raisons valables de ne pas aimer ce film.

Je sais que tout le monde ne peut pas aimer tous les films et je fais moi-même partie de cette minorité à avoir été déçu par Fight Club, à n’avoir absolument rien ressenti devant Interstellar et à trouver La Reine des Neiges ultra malsain. D’ailleurs, au moment de revoir Forrest Gump pour cet article, j’y suis allé à reculons, parce que je trouve ce film vraiment long.

Montage présentant la tête de Tom Hanks sur le corps de Micheal Bay devant une explosion dont le réalisateur a le secret.
Forrest Gump, c’est pas un film de Michael Bay. Point.

On arrive donc au premier reproche que j’arrive à faire à ce film. Je sais qu’il ne dure que 142 minutes, ce qui fait un peu moins de 2h et demie, et je sais aussi que les films qui sortent de nos jours sont souvent plus longs que ça. Mais Forrest Gump n’est pas un blockbuster. Il n’y a pas de scènes d’action, d’explosions, de courses-poursuites ou de retournement de situation haletant. Ce film, c’est l’histoire d’un gars un peu lent du bulbe qui raconte sa vie, assis sur un banc. Les scènes s’enchaînent en suivant le débit tranquille de ses pensées et elles se succèdent dans un ordre globalement chronologique, mais pas toujours évident à saisir.

L'explosion de l’hôpital dans The Dark Knight de Nolan.
Pour vous qui n’aimez pas les temps morts, on remet une petite explosion. C’est cadeau.

Personnellement, j’ai un faible que je n’arrive pas à m’expliquer pour les films qui prennent leur temps. Si vous avez lu notre petite fiche de présentation, vous savez que deux de mes films préférés sont Léon et Blade Runner, des productions qui ne sont pas connues pour leur nervosité. J’apprécie de passer deux heures à entendre des personnages bien pensés raconter leurs vies : un goût que beaucoup de gens peuvent ne pas partager.

Mais dans le cas de Forrest Gump, ce n’est pas seulement sa vie qu’il raconte. On le suit durant plusieurs décennies, et l’ironie du sort le place toujours au centre d’événements historiques improbables de façon à ce que l’histoire racontée n’est pas seulement la sienne, mais aussi celle des Etats-Unis tout entier. Et pour le coup, heureusement que le film prend son temps, parce qu’il y a tellement de choses à dire sur la Guerre Froide, la ségrégation raciale, le Vietnam et la génération hippie que si tout n’était traité qu’en une petite heure et demie, le film ne serait qu’un générateur de frustration monstrueux.

Photographie des répressions policières durant la marche pacifique de Selma en 1965.
Ah ! Les Etats-Unis des années 60 ! Le Rock, la Guerre Froide et la Ségrégation. Une époque riche en péripéties !

L’humour de ce film est également un point qui peut diviser. Forrest Gump est une comédie dramatique. Certaines scènes ne sont drôles que parce qu’elles dépassent le personnage. Certes il est un peu simplet, mais il se retrouve plongé en plein cœur d’affaires tellement folles qu’il est normal qu’en temps qu’individu, il ne parvienne pas à en ressentir l’importance. C’est amusant de le voir innocemment aider une jeune femme noire à aller à l’école dans un état du Sud, ce qui l’est moins, c’est de savoir que les Etats-Unis ont pratiqué la ségrégation pendant plus longtemps que l’Afrique du Sud et de voir que certains personnages sympathiques ne peuvent pas s’empêcher d’éprouver du mépris pour notre gentil héros, parce qu’il traite noirs et blancs de la même manière.

Finalement, le sentiment à la sortie de ce film est une espèce de confusion entre bonheur et chagrin, parce que les scènes drôles sont toujours associées à des faits tragiques. Ce n’est clairement pas le meilleur film pour se changer les idées après une journée un peu difficile.

« C’est surtout que l’humour consiste à se moquer d’une personne qui a un retard mental ! »

Pas vous, mais des gens comme il en existe plein.

L'affiche du film d'animation les Minions
Lol ! Les Minions ils sont drôles parce qu’ils sont bêtes !… Enfin je crois que c’est drôle…

Cette critique, je l’ai vraiment trouvée quelques fois sur Internet. Je sais que ça part d’un bon sentiment puisqu’il s’agit de prendre la défense de Forrest pour qui la vie n’est pas toujours facile. Mais le film est bien trop malin pour tomber dans le piège de « Lol, c’est drôle parce qu’il est con ».

Forrest Gump est un homme avec un QI de 75 (la moyenne étant de 100, on peut dire sans être un génie que c’est pas beaucoup) originaire d’une petite ville d’Alabama à qui on fait rapidement comprendre qu’il est trop con pour réussir.  Le fait est que Forrest Gump s’en sort, notamment parce qu’il est con, et il s’en sort plutôt bien. Le système éducatif américain, incarné par son professeur de primaire, soit le premier homme à dire de Forrest qu’il est idiot, prend assez cher. Pas besoin d’être intelligent aux Etats-Unis pour recevoir un diplôme de l’université : il suffit de savoir jouer au football. Les petits vieux qui se moquent toujours de Forrest quand ils le voient passer ? A la fin du film, ils n’ont rien fait de leurs vies à par commenter les actions des autres, et ont vu impuissants Forrest devenir star de football, héros de guerre, champion olympique de ping-pong et fondateur multi-millionaire d’une société de pêche à la crevette.

Forrest Gump et Dan, les fondateurs de Bubba-Gump sur la couverture du magazine économique Fortune.
Sans pression, Forrest pose pour Fortune 7 ans avant que Steve Jobs ne fasse sa première Une. #Trankillement

Ce destin un peu fou, tout le monde n’y croit pas, mais ce bon monsieur qui se fout de Forrest en apprenant son histoire est tourné en ridicule lorsque le jeune homme sort de sa valise les preuves de ses exploits.

Personnellement, j’ai plutôt l’impression que ce film se moque surtout de ceux qui se pensent assez malins pour dire aux autres comment vivre mais qui n’ont pour autant rien réussi eux-mêmes. Forrest n’est pas le plus intelligent des hommes, mais il incarne à lui seul le rêve américain.

Forrest sur son bateau. Heureux.
Forrest, l’idéal inavoué de toute une nation.

Une vie absurde…

Avez-vous déjà entendu parler de William Shakespeare ? J’ai pas lu grand chose de ce bonhomme, mais je sais que c’était le genre de type à avoir des fulgurences. Des fois, quand ça le prenait, il était capable d’écrire des vers d’un génie qu’on retrouve chez assez peu d’auteurs de la période. C’est sans doute pour ça que ce type est resté célèbre.

Mais là où je veux en venir, c’est qu’un jour, une idée lui est passée par la tête, et Shakespeare a écrit ceci :

« La vie est un conte dit par un idiot, plein de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien. »

Shakespeare, Macbeth : Acte 5, Scène 5

Portrait de William Shakespeare, inventeur du Swag dans "Songe d'une nuit d'été"
Shakespeare, le vrai inventeur du Swag (vous pouvez vérifier, c’est pas une blague cette fois-ci).

Evidemment, je parle de fulgurance puisque je trouve que cet extrait est d’une justesse incroyable et c’est pour cette raison que Forrest Gump me parle autant. Maintenant, je pense aussi que tout le monde peut, et doit avoir, une vision différente de la vie. Il est donc possible que vous ne soyez pas d’accord avec moi dans les paragraphes à venir.

En fait, on pourrait même se demander si Robert Zemeckis, en adaptant le roman de Winston Groom, n’a pas voulu adapter en même temps cet extrait de Macbeth.

« La vie est un conte dit par un idiot ».

C’est littéralement le synopsis du film. Forrest avec son QI de 75 est considéré comme simplet, et pendant presque tout le film, il raconte sa vie, mais également la vie de ses proches, à ceux qui veulent l’entendre. Pour le coup, on ne peut pas faire beaucoup plus simple.

Forrest Gump assis sur un banc.
« Bonjour, je m’appelle Forrest, je suis pas très malin, et voici ma vie. »

Mais ce n’est pas seulement sa vie que Forrest raconte, c’est aussi celle des Etats-Unis. L’ironie fait que notre héros gentillet se retrouve malgré lui propulsé au cœur d’événements parmi les plus importants qu’ait connu le pays entre les années 50 et les années 80. Assez tragiquement d’ailleurs, il y a un autre dénominateur commun à tous ces événements : la violence.

Alors que les actes de Forrest sont toujours bons et innocents, la vie autour de lui se résume en un chaos qu’il ne parvient pas à comprendre. Kennedy est tué alors qu’il profitait d’une ballade en voiture, John Lennon se fait abattre pendant qu’il rencontrait ses fans, la guerre du Vietnam est déclarée et perdue malgré ses efforts et celui de ses camarades. Très souvent, notre héros est amené à s’interroger sur la violence qui rythme la vie des Etats-Unis, mais sa réflexion se résume à quelques phrases puisqu’il sait qu’il n’est pas en mesure de comprendre quelque chose d’aussi grand que « le destin » dont lui parlent certains de ses compagnons de vie. Clairement, l’existence est pleine de « bruit et de fureur ».

Forrest Gump tondant la pelouse.
Ce que vous trouverez de plus proche d’une course-poursuite dans ce film (enfin presque).

Mais si Forrest ne s’interroge pas plus que ça sur le pourquoi du comment de ces tragédies, c’est aussi parce qu’il n’y a rien à comprendre. Le film s’ouvre et se conclut sur un plan filmant une plume tandis qu’elle vole emportée par le vent. Cette plume, c’est Forrest, et par extension, nous. Cette plume n’a quasiment aucune incidence sur sa trajectoire. Le vent la porte sans suivre de direction précise, tout comme la vie porte Forrest sans sens défini. Un coup il se retrouve en Alabama, trop idiot pour espérer aller à l’université, un coup il rencontre le président à la Maison-Blanche car il est considéré comme l’élite du pays. Puis il se retrouve à tondre la pelouse du stade de sa ville natale, gratuitement.

La Maison Blanche explosant dans Independence Day
Forcément, comme il n’y a toujours pas d’explosion dans ce film, les visites de Forrest chez le président ressemblent à tout sauf à ça.

C’est tellement absurde que Forrest se retrouve deux fois invité chez le président. Il rencontrera Kennedy, mais également Nixon, et sa seule réaction est un profond ennui, comme s’il était blasé de cette vie qui se répétait.

Une scène assez évocatrice de cet absence de sens de la vie est celle de sa course de trois ans à travers le pays. A un moment où il se retrouve perdu dans sa vie, Forrest décide de prendre l’air. La seule chose qu’il sache faire vraiment mieux que les autres étant courir, il décide de faire un footing jusqu’à la grande route. Puis, arrivé là, il se dit qu’il peut aller un peu plus loin, et encore un peu plus loin. Au final, sans raison, Forrest finit par atteindre l’Océan Atlantique, et puisqu’il est arrivé là, il se dit qu’il pourrait tout aussi bien faire demi-tour et continuer tout droit jusqu’à atteindre le Pacifique.

Forrest courant entouré de journalistes
Forrest et des journalistes qui ne parviennent pas à comprendre que quelque chose puisse ne pas avoir de sens et qui, nécessairement, finissent sur le bord de la route.

Comme la scène de la plume, cette scène de course est une métaphore de la vie dénuée de sens. Forrest va là où il veut. Parce qu’il le veut. Il donne le sens qu’il souhaite à sa vie (un peu comme Conan finalement) laquelle est trop absurde et insignifiante pour que cela ait une vraie importance.

Jésus pas content
Scrogneugneu ! Voilà-t-y pas que Forrest se prend pour moi.

Mais durant sa course, Forrest n’est pas seul, et comme un Buddha moderne, il inspire des disciples à abandonner leurs vies pour une existence vide et plus saine. Une foule d’adorateurs rejoignent le simplet parce qu’ils voient en lui un messie qui a compris l’existence. On vient lui demander conseil et il aiguille de son innocence ceux qui comme lui étaient perdus. On le voit notamment inventer malgré lui deux choses : les autocollants « Shit happens » (comprenez « les merdes, ça arrive ») populaires aux Etats-Unis, et le Smiley qui s’avère n’être qu’une impression de son visage béat sur un T-shirt boueux.

Ces deux inventions interviennent coup sur coup et dans cet ordre, et comme contrairement à la vie, un film a toujours une signification, il n’y a qu’une chose qu’on peut en comprendre : quoi qu’on fasse, la vie est pleine de tracas et de problèmes qu’on ne peut pas toujours éviter, mais ces soucis ne doivent pas nous empêcher d’avoir le sourire.

Forrest Gump et le secret du bonheur

Un paquet de Knaki Herta au jambon
Un message de paix qu’Herta a tenté de nous inculquer avec ses saucisses à la viande, sans succès… #LeGoûtDesChosesSimples

La vie au sens large n’a donc aucune signification. Le film semble aller dans le sens suivant : nous sommes vivants, c’est un fait, et il faut en profiter.

Par extension, on pourrait même dire que le film nous enseigne le bonheur des choses simples. Forrest ne voit que le bon côté des choses qui lui arrivent. Certes, il vit son petit lot de tragédies, mais il ne semble pas s’attarder dessus.

« Ouais mais c’est parce qu’il est un peu débile qu’il ne voit pas les choses nulles qui lui arrivent. »

-Vous qui pensez qu’il faut être bête pour être heureux.

Lecteur… ça fait un moment qu’on se connait maintenant et je t’aime bien. Du coup, je vais expliquer ça calmement : Forrest comprend tout, plus lentement, mais il comprend tout.

Gandalf le Blanc, consultant en morts à répétitions.
« La mort ? Mais la mort c’est rien ! C’est à peine plus chiant qu’une lessive, et ça nettoie mieux derrière les oreilles. » Gandalf, mort professionnel.

Son meilleur ami lui meurt dans les bras au Vietnam, sa maman lui meurt dans les bras de vieillesse et sa femme lui meurt dans les bras du Sida. N’importe qui dirait que « c’est pas juste », que le sort s’acharne à lui à lui retirer comme ça presque tous les gens qu’il aime, mais pas Forrest. Forrest, et cela malgré les dires du monsieur du Monde cité en introduction, est sage. Forrest sait que la mort fait partie de la vie. Ça ne l’empêche pas d’être triste et comme il le dit, il aurait préféré que ce ne soit pas le cas. Mais en sachant cela, il sait aussi que la vie est précieuse, et chaque décès est l’occasion pour lui de nouer des liens encore plus forts avec les vivants et de passer du bon temps avec eux.

En fait, Forrest, avec ses mots simples (souvent ceux de sa maman) est même d’une effroyable perspicacité. Il n’y a pas que de la mort dont il a conscience, mais de toutes les petites ou grosses mésaventures qui pourraient jalonner sa vie. Et c’est la force de la fameuse comparaison de la boîte de chocolat.

« La vie c’est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. »

La maman de Forrest, puis Forrest lui-même.

Une boite de chocolats
Le problème de la boite de chocolats, c’est que les goûts sont écris au dos. Donc si t’es pas trop con, c’est facile (pas forcément comme la vie).

Cette phrase, tout le monde ou presque la connait puisqu’elle résume à elle seule toute la philosophie de ce film. La vie, à la manière d’une boite de chocolat, c’est plein d’expériences désagréables. Forcément, à un moment, on va se retrouver dans une situation déplaisante, comme manger un chocolat à la liqueur un peu chargé en alcool, mais il ne faut pas s’empêcher de vivre (ou de repiocher dans la boite). On peut enchaîner les chocolats douteux, mais on ne prendra jamais deux fois le même parce qu’on apprend des situations désagréables. Chaque chocolat dégueulasse, c’est de l’expérience, et plus on mange de chocolats pas bons, plus on a de chances de tomber sur un qu’on apprécie vraiment. Finalement, on choisira de manger en boucle le chocolat qu’on préfère et on gardera au global une souvenir agréable de cette fameuse boîte.

J’imagine que vous avez capté la ressemblance avec la vie : on apprend de nos erreurs et des situations déplaisantes parce qu’on ne peut pas y échapper, mais on peut être certain de vivre autant de moments de bonheurs que de moments de malheurs, à condition de faire attention à eux.

Forrest Gump, blessé, une glace dans chaque main.
Si Rambo avait su apprécier les glaces au Vietnam, il aurait peut-être passé un meilleur moment…

Finalement, le bonheur selon Forrest Gump, c’est juste une espèce d’optimisme bon enfant. Il ne faut pas essayer d’ignorer les choses désagréables, mais plutôt que de se concentrer sur elles, il faut parfois savoir se concentrer sur les petits bonheurs qui existent avant, après ou pendant les gros malheurs.

Le bonheur, ça ne se trouve pas. C’est un état d’esprit qu’on a en soit et qu’on décide d’accepter ou non.

Affiche du film A la recherche du bonheur avec Wil Smith
Genre Will Smith. Lui il le cherche le bonheur, et ça fait quand même un super film !

Bien évidemment, tout le monde ne sera pas d’accord avec cette vision du bonheur, de la vie et du monde, et ça semble être le cas de notre critique cinéma de tout à l’heure. Mais c’est même pas grave.

Forrest Gump est un film qui plait pour son optimisme et sans doute que certaines personnes font une poussée d’urticaire à l’idée que quelque chose de positif puisse leur arriver. Ceci dit, je pense que seules ces personnes passent vraiment un mauvais moment devant ce film.

Du coup, si vous n’avez toujours pas vu ce chef-d’oeuvre, ou si ça fait un moment et que vous vous demandez quoi regarder pendant les fêtes, c’est notre recommandation rien que pour vous.  A défaut d’apprécier les bons moments dans votre vie, vous pouvez au moins prendre le temps d’apprécier les bons films.

Et puis si ça peut éviter de passer trop de temps avec Alex Goud... Parce que je classerais pas ça dans les moments agréables de ma vie perso...
Et puis si ça peut vous éviter de passer trop de temps avec Alex Goude… Parce que je classerais pas ça dans les moments agréables de ma vie perso…

Guillaume


 Images :

Robert Zemeckis, Forrest Gump, Paramount Pictures, 1994.

Père Noël Coca Cola tel qu’il apparaissait dans les années 30 et trouvé sur le site http://www.adbranch.com/coca-cola-santa-claus-1931-1949/

Christ de Borja

Christopher Nolan, The Dark Knight : le Chevalier Noir, Warner Bros. 2008

Photo des marches de Selma trouvée sur http://www.davidmixner.com/2012/03/history-on-film-selma-to-montgomery-march-1965.html

Kyle Balda et Pierre Coffin, Les Minions, Universal Pictures, 2015.

Roland Emmerich, Independence Day, 20th Century Fox, 1996.

Peter Jackson, Le Seigneur des Anneaux : Le Retour du Roi, New Line Cinema, 2003.

Gabriele Muccino, A la recherche du bonheur, Columbia Pictures, 2006.

Image du Grand Bêtisier trouvée sur le site http://www.alexgoude.com/2014/04/18/le-grand-betisier/

9 commentaires sur « Forrest Gump : et s’il avait la recette du bonheur ? (Robert Zemeckis, Forrest Gump, 1994) »

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