Les Indestructibles : Pourquoi avons-nous besoin de héros ? (Brad Bird, Les Indestructibles, 2004)

Résumé :

Suite à une série de procès et d’accidents coûteux pour le contribuable, le gouvernement américain déclare les « Super » hors-la-loi. Comme tous ses anciens collègues, Robert Parr, anciennement connu sous le nom de M. Indestructible, a été forcé de se faire plus discret et il est à présent employé dans une entreprise d’assurances. Les choses vont pourtant bouger dans sa vie lorsqu’une mystérieuse femme entreprend de le contacter pour lui faire reprendre du service.

Indestructiboy, triste que son héros ne l'écoute pas.
C’est pas la peine de bouder, c’est pas négociable. Ce film est un chef-d’oeuvre.

Les Indestructibles. Normalement, à la simple évocation de ce titre, tout est déjà dit. Si vous avez vu le film, vous savez comme moi à quel point c’est un chef d’oeuvre. L’animation est magnifique, les personnages sont touchants et bien écrits, le rythme est soutenu et propose d’excellentes scènes d’actions sans trop en faire et en plus de ça, ce film se paye le loisir d’être drôle. Je sais qu’on peut dire ça d’à peu près toutes les productions des studios Pixar, mais celui-ci est de loin mon film d’animation préféré.

Bien sûr, il est tout à fait possible que vous n’ayez pas aimé Les Indestructibles, mais peu importe votre avis sur le film aujourd’hui, puisque personne ne saurait avoir assez d’arguments pour me gâcher mon plaisir.

« Du coup tout est dit non ? C’était de loin votre article le plus court !  »

-Vous qui pensez vous en tirer.

Vous faites bien d’intervenir lecteur anonyme car faire une liste des qualités de ce délice cinématographique ne serait qu’une perte de temps. Aussi allons-nous consacrer cet article à tenter de comprendre ce qui fait qu’on aime (ou non, mais nous on les aime) les super-héros. Que ce soit dans des articles comme Incassable ou Hercule, on a beaucoup parlé de ce mythe moderne, mais on n’a jamais pris vraiment le temps de réfléchir sur ce qui était aussi plaisant dans le fait de voir de jeunes gens musculeux s’agiter dans des collants aussi moulants que colorés.

Un gif créé à partir d'une vidéo de l'ouverture des championnats américains d'aérobic dans les années 80.
Non, pas ce genre de jeunes gens. Encore que…

Le film du jour nous servira d’exemple. Les personnages présents dans les Indestructibles sont de loin parmi les super-héros les plus réussis du grand écran et notre petit développement sera l’occasion de vous rappeler, si jamais vous l’avez oublié, pourquoi ce film est parfait.

Des Supers normaux

La première chose qu’il est important de noter, et qui fait à mon sens tout le charme de la famille Parr, c’est qu’il s’agit d’une famille normale.

Dany Boon, un homme qui nous fait à peine rire, mais il en faut pour tout le monde.
Désolé Dany. C’est pas toi, c’est moi… J’ai peut-être juste besoin de temps.

Sérieusement, si on fait un effort d’imagination pendant deux secondes, et qu’on retire toute la partie en collants moulants, les Indestructibles, c’est avant tout l’histoire d’une famille moyenne dont les enfants ont du mal à s’intégrer à l’école, le papa s’emmerde au travail et la maman tente tant bien que mal de redonner le sourire à tout le monde avec un optimisme presque naïf. En gros, c’est soit le scénario d’un téléfilm M6 (ceux qui passent à 13h30 en semaine), soit le scénario de la dernière comédie familiale de Dany Boon. La seule différence entre ces deux cas étant bien entendu la présence ou non de Dany Boon.

Si on veut s’attarder un peu plus longtemps sur le personnage du père, soit celui de Bob (et on veut le faire, puisque c’est un peu lui qui fait avancer l’intrigue), le fait qu’il trouve sa vie assez peu palpitante n’a rien d’original.  Son emploi est une source d’ennui et il a beau être très amoureux de sa femme, il n’en est pas aussi proche qu’il le voudrait puisqu’il ne peut pas se permettre de lui parler de son envie de reprendre du service de justicier masqué. Rien de fou vous me direz. Mais dans tout bon épisode de feuilleton M6 de 13h, c’est à ce moment que ça devient intéressant et que le personnage fait une connerie (tellement grosse que même toi, qui perd ton temps devant ce téléfilm, tu sais que c’en est une grosse de connerie).

Bon... on va pas se mentir, il est mal, mais je suis certain qu'il a une excellente excuse !
Bon… on va pas se mentir, il est mal, mais je suis certain qu’il a une excellente excuse !

Ici, le cliché envisagé est celui de la maîtresse. Mirage, une mystérieuse femme prétendant travailler pour le gouvernement, contacte M. Indestructible et lui propose de lui confier des missions. Le truc, c’est que Helen Parr (Madame Indestructible, aussi connue sous le nom d’Elastigirl ou de « maman ») est profondément persuadée que Bob a une liaison avec cette Mirage, bien loin d’imaginer qu’il ait pu se décider à ressortir son slip moulant du placard.

Helen Parr s'assurant que son nouveau costume ne lui fasse pas un gros derrière
T’inquiètes Elastigirl, tu seras toujours ma préférée !

Cette histoire d’adultère (bien que suggérée dans le film) ancre la famille de Super dans le cadre de la famille normale. La chose la plus grave qui pourrait arriver à ce beau couple, c’est que des méchants « en veulent à leur mariage » selon les dires de Violette, leur fille aînée. C’est bien souvent la réaction des enfants lorsqu’ils sont au beau milieu d’une dispute parentale, surtout lorsque celle-ci concerne une autre femme, plus jeune et plus fine.

Un autre détail qui contribue à ancrer ces êtres dotés de pouvoirs dans une réalité crédible ? C’est justement l’utilisation desdits pouvoirs. On en avait déjà parlé dans notre article sur Days of Future Past car Bryan Singer est l’un des rares réalisateurs à bien le faire. Les Indestructibles nous présente une famille dont les membres sont visiblement nés avec des dons sur-humains. Tout comme ils ont dû apprendre à marcher, les enfants Parr ont eu à apprendre à gérer leurs facultés. Pourtant, une fois cette difficulté surmontée, ils ont pu incorporer ces pouvoirs dans leur vie de tous les jours et ils se comportent exactement comme n’importe quels enfants du monde, exceptés qu’ils sont capables de courir particulièrement vite ou de générer des champs de force.

La scène du dîner, la meilleure de tout le film.
Quand tu vois cette scène, tu te dis que sauver le monde, c’est un jeu d’enfant par rapport à la difficulté que représente le fait d’élever des gosses avec des pouvoirs.

Ouais mais nous on veut pas voir des super-héros normaux ! On veut des mecs stylés et des nanas bien foutues qui cassent la figure à des méchants trop dark !

Un lecteur qui veut en découdre.

Peut-être. Ces arguments que j’ai développés et qui prétendent qu’un super-héros « normal » est plus agréable à suivre sont bien entendu totalement personnels et pour le coup, je comprends l’amour qu’on peut porter à un personnage comme Batman, virtuellement inébranlable. Mais laisse-moi te dire deux choses :

Premièrement, l’expression « casser la figure » n’est plus utilisée depuis 1996 et il est fort probable que l’Académie Française la fasse passer dans son petit dossier « obsolète » lors de la prochaine mise à jour de son dictionnaire, dans 63 ans.

Flèche en train de bouder.
Ch’uis même pô faible d’abord…

Deuxièmement, le fait de pouvoir s’identifier aux personnages est totalement indispensable à la réussite d’une histoire. Si le spectateur n’en a rien à faire de ce qu’il pourrait arriver au protagoniste, il va juste passer son chemin et oublier bien vite ce qu’il vient de voir. C’est pour cette raison que Superman s’est vu inventer une faiblesse pour la kryptonite, qui est a peu près la seule chose qui peut le tuer. C’est aussi pour ça qu’un film montrant un Superman a priori faible, mais qui parvient à se dépasser, comme le fait Superman Returns, sera toujours infiniment plus intéressant qu’un film qui se contente de filmer Superman tout casser en tapant très fort. Parce que ce Superman te ressemble, ô, lecteur anonyme : tu es faible.

Photo signée de Stan Lee dans les années 70
Stan Lee, l’homme responsable de tout.

Ce concept d’identification, c’est Stan Lee qui l’a appliqué au monde du super-héros avec Spider-Man. Sachant que son public était jeune et pas forcément badass (désolé, mais personne n’est badass à l’adolescence), il a décidé de créer un personnage lycéen qui doit jongler entre ses cours, son job étudiant, ses romances amoureuses, ses soucis d’intégration à l’école, ses problèmes familaux et ENFIN, des super-méchants. Lorsqu’il a proposé le concept, Stan Lee s’est fait rire au nez par son éditeur qui pensait qu’il était impossible que les lecteurs puissent s’intéresser à quelqu’un d’aussi médiocre et peu inspirant qu’un mec moyen. Spider-Man ne pouvait faire rêver personne puisqu’il ressemblait beaucoup trop à un mec normal. Sauf que papa Lee est un malin, et il a glissé le Tisseur dans un numéro d’un autre personnage (en guest star donc), et Marvel a reçu tellement de courriers de fans voulant en savoir plus sur le personnage qu’aujourd’hui, il est sur le point d’aborder sa troisième série de films au cinéma.

Mais comme je pense à tout, ma deuxième partie va justement parler de cette invitation au rêve que représentent les héros masqués.

L'équipage du Faucon Millenium, outré de cette transition ratée
Et comme cette transition est ma plus nulle à ce jour, je vous mets une image de Star Wars, les champions de l’effet de transition PowerPoint.

Du rêve, du rêve, et encore du rêve

Non parce que soyons francs, si Spider-Man s’était contenté d’être moyen, ça n’aurait pas été drôle très longtemps. C’est exactement la même chose avec la famille de Bob Parr, et ce qui plait tant dans ce film, comme dans le mythe du héros en général, c’est sa capacité à nous faire voyager.

L'île des méchants, et oui, la base est sous le volcan. Classique.
L’île des méchants, et oui, la base est sous le volcan. Classique.

Ici, M. Indestructible voyage littéralement pour effectuer des missions top secretes sur une île déserte qui ferait pâlir d’envie n’importe quel méchant de la saga James Bond. Comme dans les plus grands films d’espions de l’époque (lesquels contribuaient justement à faire rêver le spectateur au moyens de belles femmes, de superbes voitures et de pays exotiques), M. Indestructible a le droit de côtoyer de charmantes agents doubles, d’utiliser des gadgets high tech et de siroter des cocktails au soleil. Mais si le rêve se limitait à ça, nous serions tous des ivrognes infidèles sans le sous (parce que mine de rien, ça coûte cher de vivre comme un espion).

Pas n'importe quel robot quand même ! Lui est gentil, et il a aussi été créé par Brad Bird.
Pas n’importe quel robot quand même ! Lui est gentil, et il a aussi été créé par Brad Bird.

Non, ce qui fait rêver, ce sont les aventures incroyables que vivent les Parr en famille. Et vous savez quoi ? Ça marche, parce qu’on s’y est identifié. Lorsque l’on comprend comment fonctionnent les personnages, lorsqu’on se dit que dans une situation comparable, on aurait sûrement eu la même réaction, on n’a aucun mal à s’imaginer à leur place, à vivre leurs aventures et à affronter des robots géants en plein cœur de Manhattan.

Qui ne s’est jamais imaginé vivre des aventures folles lorsqu’il était gamin ? Tout le monde l’a fait ! Et qui continue de se l’imaginer aujourd’hui ? J’espère que vous avez tous levé la main (enfin, au sens figuré, parce que si vous avez vraiment levé la main devant votre écran, vous avez un problème. Sérieux, même ma cousine de 2 ans ne le fait pas devant Dora l’Exploratrice. Les gars quoi… respectez-vous…).

Dora qui dénonce sévère.
« Cet homme vous ment ! Il n’a pas de cousine de 2 ans #Calomnies »
Eux là ! Ces trolls ! Qui ne s'en souvient pas ?
Eux là ! Ces trolls ! Qui ne s’en souvient pas ?

C’est ça le secret de Pixar. Le film ne s’adresse pas tant aux vrais enfants qu’aux enfants qui vivent en nous. Quel est l’intérêt de glisser des trolls de boites de céréales dans Toy Story 3 alors que ça fait 15 ans que ce modèle ne se trouve plus ? Jouer sur notre nostalgie et offrir aux petits garçons et petites filles que nous sommes 1h30 de bonheur et d’aventures.

Bob Parr face à son rêve.
Si ma scène préférée est celle du dîner, ce plan est de loin le meilleur. Tout est là.

Et encore une fois, les personnages du film ne valent pas mieux que nous. Le rêve, c’est une constante essentielle du scénario. Si Bob Parr est malheureux, c’est parce qu’il sait qu’il ne peut pas remettre son costume et rejouer au Super dans la rue. Il a eu son heure de gloire et il rêve que cela se reproduise. Flèche est contrarié ? Comme son père, il rêve de pouvoir se donner à fond dans ce qu’il fait, et ce qu’il fait le mieux, c’est courir. Malheureusement pour lui, le rêve de sa mère est d’élever une famille normale et intégrée parce qu’elle sait que la différence que représentent les pouvoirs de ses enfants peut leur attirer la peur et la haine de ceux qui ne les comprennent pas.

Mais le rêve n’est pas réservé aux Supers. Le petit voisin de la famille Parr rêve de voir quelque chose d’extra arriver puisqu’il sait (sans pour autant comprendre), que Bob est différent. Edna Mode, la styliste des super-héros, rêve de renouer avec la gloire passée : de créer pour les dieux, et pas seulement pour des anorexiques sans talent. La foule anonyme elle aussi rêve. Il suffit de voir comment les habitants de New York sortent acclamer la famille Parr et Frozone (le personnage le plus cool, puisque doublé par Samuel L. Jackson) pour comprendre qu’ils rêvent d’un monde où des justiciers masqués, forts et charismatiques s’occuperaient de régler leurs problèmes.

Iron Man qui vient de mettre une branlée à tout un groupe de terroristes.
Non parce que, quand tu vois comment Iron Man pacifie le Moyen-Orient en 15 minutes de film, tu te dis que pas mal de choses seraient plus simples.

Je parlais en début de partie des films d’espions, puisqu’il est très clair que les Indestructibles est plus inspiré des vieux 007 que des comics américains (c’est évident dans les décors, mais aussi dans les véhicules, le plan du méchant ou les musiques). En réalité, l’incitation au voyage et au rêve n’est pas propre à un type de cinéma, ni au cinéma seul. Ce besoin de se changer les idées qui revient systématiquement dans les copies de terminales lorsqu’il s’agit de répondre à la question « à quoi sert l’art ? » parait être une bonne réponse. Du moins, autant que faire se peut.

Jack Jack qui a du mal à tout comprendre
« Gnééé… je sens que ça va devenir compliqué à suivre ! »

La question de cet article, c’est « pourquoi avons-nous besoin de héros ? » La seule réponse de l’évasion ne suffit pas. Il faut tenter de comprendre d’où vient ce besoin d’échapper au monde réel.

Comprendre par l’exemple

Il y a un truc qui fait peur, c’est l’inconnu. Tenter de remettre son monde en question, c’est flippant, parce qu’on ne sait pas sur quelle vérité dérangeante on pourrait tomber. Bien souvent, le monde nous semble compliqué, violent, sombre, tout ce que vous voulez, et ça donne envie de se réfugier dans un monde coloré où tout se règle à grands coups de poings ou de pistolets lasers. Lorsque l’on s’oublie dans un monde de fiction, on laisse de côté les tracas du quotidien, et c’est indispensable. Mais croire que ça ne sert qu’à se vider la tête est une immense bêtise, et je m’adresse à toi, rédacteur en chef de la section culturelle du Figaro qui était convaincu que si Pixar a du succès chez les adultes, c’est parce qu’on est tous teubés !

Un Pangolin profitant du soleil
Big Up à tous les Pangolins qui nous lisent. Ils sont gentils, mais pas forcément très malins…

Oui je suis teubé, oui vous êtes teubés, on est tous teubés, mais c’est pas parce que nos capacités cérébrales ne valent pas mieux que celles d’un pangolin qu’on apprécie un film « pour enfant ». On sait qu’on n’est pas grand chose, et on accepte cette condition pour s’enrichir au contact d’œuvres justement pensées pour être comprises facilement.

Les Indestructibles : Un film pour enfants ? Oui, mais un film qui dit les choses bien. Les enfants Parr sont pour la première fois confrontés à de vrais criminels et leur maman se doit de les mettre en garde. Les hommes qu’ils vont croiser ne sont pas des méchants de dessin animé, ce sont des gens sans scrupules qui tueraient des innocents sans aucune raison. Juste parce que ce sont des tarés. Et Syndrome ? On n’en a pas parlé de Syndrome ! Le grand méchant du film n’est qu’un gosse. Un gamin qui ne rêve que du haut de l’affiche tout en cherchant à détruire son plus grand héros parce qu’il n’a pas été gentil avec lui. Le méchant se comporte comme un enfant gâté et ne semble pas être des plus raisonnables. Cela ne l’empêche néanmoins pas d’être dangereux.

Un soldat de Syndrome
« MDR. C’est drôle, parce qu’en fait, on est des méchants de dessin animé ! »

Je sais pas vous, mais en cette fin du mois de Novembre 2015, j’en connais d’autre des mecs dangereux mais totalement déraisonnables.

La fiction a toujours été utile pour décrire avec précision des problèmes du monde réel parce qu’elle est plus simple et moins invraisemblable que la réalité. Si quelqu’un écrivait un bouquin pour décrire en détail le destin de certains hommes sans donner leurs noms, on ne le croirait pas tant la vie, le hasard, et tout un tas de paramètres qu’on ne peut pas expliquer rendent les choses totalement folles.

"Lol, y'a vraiment des gens assez inconscients pour voter pour nous ?"
« Lol, y’a vraiment des gens assez inconscients pour voter pour nous ? »

Qui prendrait au sérieux  un film où un gars clairement raciste se ferait élire totalement légalement par un peuple civilisé et intellectuel avec comme seul programme « le problème, c’est les minorités. Traitons-les comme des sous-hommes, ça ira mieux après » ? Bon, aujourd’hui, quelques personnes, parce qu’Hitler est passé par là et qu’on sait que le racisme est encore trop bien ancré dans nos cultures pour que l’histoire ne se répète pas. Mais avouez que c’est totalement fou.

Souvent, les divertissements pensés pour les enfants sont particulièrement instructifs puisqu’ils synthétisent de façon rapide et juste de vrais problèmes du quotidien pour les expliquer le mieux possible aux enfants.

Si tous les teubés du monde comprenaient qu’être con, c’est pas grave, que le problème c’est de ne rien faire pour ne plus l’être, et qu’ils apprenaient à se servir de leur tête pour réfléchir sur des choses aussi simples que des films d’animation, le monde serait vachement plus beau. Et je rappelle que selon ma définition, nous sommes tous teubés.

"Je ne sais qu'une chose : je suis teubé !" Socrate... plus ou moins.
« Je ne sais qu’une chose : je suis teubé ! » Socrate… plus ou moins.

Les Indestructibles est un chef-d’oeuvre. Il parle de quelque chose qui parait idiot, puisque personne ne se promène en collants en espérant résoudre les problèmes liés au crime, mais il le fait avec suffisamment d’intelligence pour réussir à nous impliquer, à nous faire voyager, et surtout à nous faire réfléchir sur pas mal de trucs. Je pense que s’il ne devait rester qu’un film de super-héros, ce devrait être celui-ci, et j’attends avec impatience sa suite annoncée pour la fin de la décennie.

Le monde, c’est avant tout 7 milliards de trous du cul. Mais tant qu’il y aura des trous du culs aussi talentueux et bien intentionnés que les gars de chez Pixar (et ils sont nombreux, c’est juste qu’ils sont discrets), la vie vaudra d’être vécue, parce que comme le disait mon héros personnel :

« Il y a du bon en ce monde, monsieur Frodon, et il faut se battre pour cela. »

Samsagace Gamegie à propos des bonheurs simples que sont les patates et les bons films.

Sam de la saga "Le Seigneur des Anneaux"
Samsagace le Brave, fournisseur d’espoir dans l’obscurité depuis 3019 après Isildur.

 Guillaume


Images :

Brad Bird, Les Indestructibles, Pixar Animation Studio, 2004

Gif créé à partir de la cérémonie d’ouverture des Crystal Light Nation Aerobic Championship de 1988.

Dany Boon, image libre de droits disponible sur https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Dany_Boon_C%C3%A9sars_2015_2.jpg

Stan Lee dans les années 70 : image libre de droit disponible sur https://en.wikipedia.org/wiki/Stan_Lee

George Lucas, Star Wars : Un nouvel espoir, LucasFilm, 1977.

Brad Bird, Le Géant de Fer, Warner Bros. 1999.

Dora L’Exploratrice est un personnage créé en 2000 par Valerie Walsh, Eric Weiner et Chris Gifford pour Nickelodeon.

Lee Unkrich, Toy Story 3, Pixar Animation Studio, 2010.

Jon Favreau, Iron Man, Marvel Studios, 2008.

Photo de pangolin par Christian Boix trouvée sur http://magazine.africageographic.com/weekly/issue-10/pangolin-gallery/

Oliver Hirschbiegel, La Chute, TFM Distribution, 2004.

David, La mort de Socrate, peinture à l’huile de 1787.

Peter Jackson, Le Retour du Roi, New Line Cinema, 2003.

7 commentaires sur « Les Indestructibles : Pourquoi avons-nous besoin de héros ? (Brad Bird, Les Indestructibles, 2004) »

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