Cry Baby : faut-il toujours se fier aux noms sur l’affiche ? (Cry Baby, John Waters, 1990)

Résumé

Au lycée de Baltimore, le monde est divisé entre les jeunes gens sages et les rebelles (et les autres qui servent de figurants). Allison Vernon-Williams fait partie de ces jeunes filles sages et déjà promises à seize ans, mais qui ont envie de connaître autre chose. Elle tombe amoureuse le jour de la visite médicale du rebelle de l’école, un grand garçon qui pratique le rock’n’roll et le sexy cry, et l’heureux frère d’une mère adolescente enceinte de son troisième enfant. Tu m’étonnes qu’Allison rêve de cette vie de “délinquant juvénile”. 

Il y a une histoire derrière ce choix de film. C’est l’histoire d’une adolescente qui vouait un culte à Johnny Depp et qui avait décidé un jour de voir le film dans lequel il avait tenu son tout premier rôle. Ce film est celui qui nous intéresse ce vendredi soir.

C’était pas si mal comme film, quand j’avais quatorze ans et que je ne connaissais pas Grease, je vous jure. Du coup je me suis dit, “ce serait sympa de le faire découvrir autant à Guillaume qu’aux lecteurs de la QVS, c’est une parodie de films musicaux du type Grease et en même temps il y a un peu de Roméo et Juliette, je m’en souviens pas mais ça doit être un film intelligent.”

Il faut que je vous dise à quel point ce film est une daube. C’est absolument nécessaire.

Reposer sur des acquis, la solution de facilité qui ne marche pas toujours.

Johnny Depp qui fait une duckface, dans le film Cry Baby.
La subversion de la duckface.

L’évidence est en gros sur l’affiche : Johnny Depp. C’est son premier premier rôle (enfin pas son premier film, mais la première fois qu’on en a quelque chose à faire) au cinéma, mais cela fait quelques années qu’il est connu du grand public et fait chavirer les coeurs des adolescentes qui découvrent l’existence de leur entrejambe en 1990, grâce à la série 21 Jump Street. Si Edward aux mains d’argent en a fait un acteur de cinéma à part entière, Cry Baby est de sa part un choix qui se veut subversif, pour trancher avec son image de beau gosse de base, parce que Cry Baby de John Waters est un film parodique qui se veut subversif.

Liv Tyler dans le rôle d'Arwen (Le Seigneur des Anneaux), qui pleure.
Et il pratique le sexy cry couramment, comme Arwen.

Comment dire ? Wade “Cry Baby” Walker est simplement l’archétype du mauvais garçon poussé à son paroxysme. Le mauvais garçon irrésistible par excellence. Le plus mauvais des plus mauvais garçons. Que fait-il de mauvais ? Il embrasse des filles avec la langue et il porte des vestes en cuir, il est tatoué et il se réserve pour le mariage plutôt que de coucher avec la bombe facile qui ne rêve que de s’offrir à lui. Il chante du rock et il joue de la guitare, il protège sa famille et même s’il a très envie de mieux connaître Allison, il est prêt à la laisser prendre son temps, ou même à l’abandonner si tel est son désir. Il aide à élever les enfants de sa soeur et c’est un petit-fils dévoué. A un moment, le groupe des “coincés” vient ruiner une fête et Baldwin, le petit ami d’Allison, brûle la moto de Cry Baby. En plus, Wade a les cheveux longs.

John Travolta dans le rôle de Danny Zucko, qui rit bien avec ses amis.
« T’as vu le type là-haut ? Il essaie de m’imiter mais dans le fond c’est un emo qui fait des duckfaces, et il traîne qu’avec des filles ! »

Alors je sais pas vous, mais pour ma part je vois pas trop où le cliché du vilain garçon devient subversif ici. Danny Zuko, le personnage joué par Travolta dans Grease, est plus original parce que justement, son caractère de mauvais garçon est un personnage qu’il joue pour ne pas être moqué par ses amis – mais rien ne dit qu’ils ne jouent pas un rôle non plus. Il est cependant prêt à changer pour l’amour de Sandy, sauf qu’elle est plus rapide et s’adapte à lui avant qu’il n’ait eu le temps de s’adapter à elle. Donc le personnage de Grease qui fait l’objet d’une parodie est en fait plus profond que sa parodie, qui pourtant devrait lui ajouter quelque chose ? Intéressant.

Parlons du scandale de ce film. Non, non, pas le fait qu’une des actrices ait eu une carrière dans le porno alors qu’elle était mineure et que Cry Baby est un essai raté de sa part de devenir comédienne au cinéma. Non, le scandale, c’est ce que film a eu droit à une standing ovation à Cannes en 1990.

Une standing ovation. A Cannes.

"DAFUCK ?!"
« DAFUCK ?! »

Cannes qui a boudé un autre film avec Johnny Depp dans le rôle principal, film que j’ai qualifié de “meh”. Sauf que si l’un des deux films méritait une standing ovation au Festival de Cannes, c’était The Brave, et pas Cry Baby. Surtout pas Cry Baby.

Pourquoi un tel honneur fait à ce film ? Parce que John Waters. Je ne connais pas ce réalisateur, mais apparemment il est assez subversif pour toujours garder les mêmes acteurs dans tous ses films et être à l’origine d’Hairspray, son idée étant :

“Olol, c’est une adolescente elle veut danser et elle y arrive, et c’est subversif PARCE QU’ELLE EST GROSSE !”

– John Waters.

Sinon sa subversion se résume à avoir pour actrice fétiche une transexuelle et à ne pas donner de noms à ses personnages. Je suis impressionnée par tant de subversion. C’est au moins aussi subversif que Uwe Boll qui fait Postal.

En gros, la critique aime se trouver subversive, et comme John Waters était vu comme un réalisateur un peu “sale”, dire que c’est un génie, c’est un peu faire partie d’une culture underground incomprise. Un peu comme si vous étiez le fan le plus dévoué d’Uwe Boll, que vous avez élu dans votre coeur comme le plus grand génie de l’histoire du cinéma.

Le jeu d’acteur exagéré, les numéros musicaux exagérés, l’exagération exagérée, c’est de la subversion, voyez-vous. De la subversion telle qu’elle pourra inspirer un grand génie comme Uwe Boll.

Uwe Boll dans tenant un agneau dans les bras, baigné d'une lumière divine.
Amen.

La parodie : il ne s’agit pas simplement de faire pire et de dire que c’est drôle.

"Regarde tante May, j'ai fait de l'art subversif dans le salon."
« Regarde tante May, j’ai fait de l’art subversif dans le salon. »

Je l’ai déjà amorcé dans les paragraphes précédents : le second degré, la subversion, c’est pas juste une histoire d’étaler des matières fécales sur les murs et de demander aux habitants de l’heureuse maison de trouver ça génial, parce que tout le monde n’étale pas de la merde sur le papier peint après tout.

Traci Lords qui fait la moue
« Si c’est vraiment ton truc, je devrais pouvoir faire ça aussi oui… »

La parodie demande de la subtilité, surtout quand on parodie quelque chose qui fait déjà de l’humour. Dans le cas de Cry Baby, l’évidente référence est Grease, dont je parle depuis tout à l’heure, la comédie musicale adaptée en film qui s’intéresse aux amours adolescentes d’une fille sage et du rebelle du lycée. Pour ceux du fond qui n’ont pas suivi ce que je viens de dire, Cry Baby pompe le synopsis de Grease, l’avale, le digère et vous sert le résultat dans une assiette qui n’est même pas très jolie.

“Tu exagères, je ne vois même pas en quoi Cry Baby est si mauvais que ça, jusque là tu n’aimes juste pas le réalisateur et tu semble avoir un truc contre l’acteur principal.”

– Votre petite voix raisonnable.

J’aurais envie de vous faire une liste de ce qui ne va pas, mais j’aurais plus vite fait de vous montrer le film. Pour faire simple, Cry Baby se contente de reprendre des clichés des teenage movies musicaux des années 70-80, bons ou mauvais, de les édulcorer, et de tout vous servir ensemble. Dans le tas il y a deux trois choses qui peuvent arracher un sourire, mais le tout est assez nauséeux.

"Ooouh, comme je suis vilain !"
« Ooouh, comme je suis vilain ! »

Les personnages sont un exemple frappant : les gentils sont ceux qui ont l’air méchant, les rebelles bla-bla-bla, qui sont les héros parce qu’ils correspondent à l’idée que l’on se fait du cool. Les méchants sont les enfants sages, nés dans des familles aisées, parce que ce sont des gens qui énervent ceux qui ne sont ni aussi sages, ni aussi aisés, en somme pas comme eux, donc ils énervent beaucoup de monde. On pourrait avoir un truc intéressant, si ça ne s’arrêtait pas juste à “ils sont méchants parce qu’ils n’aiment pas le héros”. Ce genre de développement de personnage est dépassé depuis qu’on développe des personnages. Et personne n’a eu l’idée de sous-entendre que, peut-être que si on change de point de vue, les rebelles pourraient être les méchants ? Non, puisque tous ceux qui sont encore contre eux à la fin du film sont tournés en ridicule, et que les autres, comme le juge et la grand-mère d’Allison, se rangent finalement de leur côté.

Nos héros sont d’ailleurs pensés pour être également des parodies de clichés : Cry Baby le rebelle au coeur tendre, Allison la fille sage qui ne veut plus l’être, et la famille et amis de Cry Baby…

Franchement, ils me font flipper et me donnent la chair de poule.
Franchement, ils me font flipper et me donnent la chair de poule.

Je crois que là on dépasse la subversion avec eux. On entre dans le stade du creepy. Ils me font sérieusement plus flipper que la famille Firefly de La Maison des 1000 Morts et de The Devil’s Rejects, de Rob Zombie. On a une grand-mère aux yeux exhorbités qui couche avec un Iggy Pop débile que Cry Baby et sa soeur appellent “tonton”, et les deux offrent à la future maman de bientôt dix-sept ans (qui a déjà deux rejetons dont le plus vieux a quelque chose comme cinq ans au minimum, je vous laisse faire le calcul) un berceau fait d’os en plastique et de petites têtes de mort, donc un peu de la merde, et à Cry Baby une moto rouge flambant neuve, dont ils sont fiers car “le mal coule dans ses veines”.

Baby et le Captain Spaulding avec des cadavres à la main, souriants.
Et vraiment, à côté de la famille de Cry Baby, ces gens-là sont parfaitement sains d’esprit et très fréquentables.

Alors je sais que c’est censé être parodique, je sais que beaucoup de gens trouvent ce film cool parce qu’il est kitsch (parfois plus que Grease) mais que c’est fait exprès donc c’est encore plus cool. Mais juste un détail à éclaircir : si aujourd’hui, on refaisait un Flash Gordon aussi kitsch que l’original, mais exprès, ce ne serait pas cool. Non, même pas avec Depp dans le rôle principal, et même surtout pas avec Depp dans le rôle principal, et encore moins réalisé par Tim Burton. Ou John Waters. Ou même par Uwe Boll, ce serait pas cool.

Je sais pas franchement si j'ai envie de voir un film qui ressemble à ça perso.
Je sais pas franchement si j’ai envie de voir un film qui ressemble à ça perso.

Un film kitsch fait de façon kitsch exprès, c’est comme un nanar fait exprès pour être un nanar. Ca n’a pas de sens, ça n’a pas d’intérêt, c’est du Sharknado, et à part pleurer pour les sommes investies dans du caca en boîte, il n’y a rien à en faire. Il n’y a pas la même saveur à aller chez ta grand-mère avec ses meubles des années 60 et son lino dans la cuisine et à y prendre un certain plaisir nostalgique, et aller chez le hipster qui a refait la même déco en t’assurant que c’est cool parce que c’est moche.

Entre la parodie foireuse et la branlette, le vide et le nauséabond

Oui parce que dans tout ça, le film est monstrueusement creux. Il n’y a rien à en tirer – au point que juste après l’avoir visionné, je me suis dit que j’allais peut-être devoir trouver autre chose pour l’article d’aujourd’hui.

Willem Dafoe en garde de prison dans Cry Baby
D’ailleurs c’est étrange que, dans un film où tout le monde surjoue et où il est un antagoniste, Willem Dafoe ne surjoue pas…

Intérêt majeur du film : Johnny Depp qui roule une pelle à Amy Locane pendant que Traci Lords roule du cul. Deuxième intérêt : il y a Willem Dafoe dans le film, mais c’est assez décevant parce qu’il ne surjoue pas, auquel cas il se serait peut-être passé quelque chose. Pour revenir à Depp, comme le réalisateur du film a décidé que ce serait mieux si tout le monde surjouait, il aurait peut-être mieux valu qu’il apprenne à diriger des acteurs qui font dans la surenchère constante. Parce que Depp qui surjoue, c’est très vilain à voir.

Johnny Depp dans le rôle de Jack Sparrow qui drague une chèvre.
« Tu trouves pas ça bizarre toi, que Willem Dafoe ne surjoue pas précisément dans ce film ? »

Mon dicton personnel : Johnny Depp est meilleur quand il n’a rien à dire. Je le trouve toujours excellent dans les films où il n’a pas de dialogue, ou dans le pire des cas les dans scènes en question. C’est très bien que les gens se souviennent d’Edward aux mains d’argent comme le film de ses débuts au cinéma, parce qu’il se passe vraiment quelque chose à l’écran et dans le jeu de Depp dans ce film, contrairement à dans Cry Baby. Plus récemment (même si ça commence à dater un peu quand même), la scène la plus distrayante à mon sens dans le troisième volet de Pirates des Caraïbes est la scène des multiples Jacks, où Depp joue seul avec lui-même et sans dialogues. Le reste du temps, s’il doit parler, c’est mieux quand il y a un bon metteur en scène derrière, surtout quand ça implique de surjouer. Et John Waters n’excelle pas dans l’art de diriger ses acteurs.

Traci Lords qui fait du stop.
« C’est pas tout ça, mais je cherche quelqu’un qui veuille bien me prendre. En voiture. »

Ca donne un Johnny Depp mollasson au possible, qui m’a fait pouffer de rire à chaque moue censée être sexy. Et beaucoup d’autres acteurs, qui n’avaient pas la chance de jouer dans 21 Jump Street, d’avoir une belle gueule et de tomber sur Burton après, qui resteront dans les mémoires comme de très mauvais acteurs. Sauf Traci Lords que certains trouvent probablement très bonne, mais je n’ai pas pris la peine de vérifier – et de toutes façons dans ce film elle est aussi mauvaise que tout le monde, si on oublie sa jupe moulante.

C’est d’ailleurs son personnage, Wanda, qui est impliquée dans l’une des scènes les plus nauséabondes que j’ai pu voir au cinéma. On peut parler de se sentir mal en regardant un film où un homme peut se retrouver tué puis dépecé pour pouvoir servir de déguisement d’Halloween afin de faire une mauvaise blague à sa fille désormais orpheline ; on a mal au ventre, mais ça passe encore comparé à la scène dont je vais vous parler. Dans ce cas mon sentiment de malaise venait très probablement de la honte que j’avais de regarder Cry Baby, là tout de suite.

Wanda est une délinquante juvénile, mais ses parents essaient de l’aider, et se montrent adorables avec elle. Au début du film ça apparaît comme quelque chose de plutôt mignon, les parents du style “il faut que jeunesse se passe, c’est notre fille adorée quand même.” Jusqu’au moment où ces parents décident d’accueillir une étudiante suédoise chez eux, pour un échange. Et où le scénariste a trouvé que c’était une bonne idée de l’habiller avec le costume paysan folklorique, et de ne la faire rien comprendre, donc elle écarquille juste ses grands yeux en disant “Ja” à tout. Et elle passe pour une imbécile. Et c’est censé être drôle. Mais ce n’est pas drôle, et ce n’est pas l’absence d’alcool qui est en cause.

Première page d'un manuel d'assemblage pour table Ingatorp d'Ikea
Njut njut…

Je sais, on peut rire de tout, bla-bla-bla, tu vois le mal partout. Sauf que… Cette scène était-elle nécessaire ? A-t-elle un sens profond ? Est-ce une de ces scènes de dialogues ça-sert-à-rien-mais-c’est-pour-l’ambiance à la Tarantino ? Non, c’est juste un truc qui passe comme ça, pour se moquer de cette pauvre fille, et qui fait penser au début d’un mauvais film pour adultes où papa et maman Wanda vont passer tout l’après-midi dans le salon à monter Inga.

Je pourrais vous raconter tout le film comme ça, jusqu’à la scène où on voit Johnny Depp en slip et où le réalisateur a décidé de cadrer en priorité ses fesses et son entrejambe, mais ça ne sert à rien. Ca ne sert à rien parce que vous devez déjà avoir compris à quel point c’est mauvais.

Mon conseil ? Ne vous farcissez pas Cry Baby, restez-en à Grease, ou regardez-le si ce n’est pas encore fait. C’est un film musical kitsch, mais parce qu’il a vieilli, qui parle d’amours adolescentes pas si innocemment que ça malgré les apparences, dont la BO est réussie contrairement à celle de sa parodie… Et qui est bien, c’est tout. Ce n’est pas le meilleur film de tous les temps, mais c’est un meilleur film pour une soirée tranquille que Cry Baby.

Ceci dit, beaucoup de films sont bien meilleurs que Cry Baby.

Johnny Depp et Amy Locane qui pleurent.
« Pour la peine que tu as pris à revoir ce film, je sors le sexy cry des deux yeux. »

Manon.


Crédits images

John Waters, Cry Baby, Imagine Films Entertainment 1990.

Peter Jackson, Le Seigneur des Anneaux : Le Retour du Roi, New Line Cinema, 2003.

Randal Kleiser, Grease, Paramount Pictures, 1978.

Rob Zombie, The Devil’s Rejects, Lionsgate, 2005.

Gore Verbinski, Pirates des Caraïbes : Jusqu’au bout du monde, Walt Disney Pictures & Jerry Bruckheimer Films, 2007.

Manuel de montage pour table INGATORP trouvé sur Ikea.fr

Montage « Saint Uwe Boll » par Manon.

Montage « Flash Gordon par Tim Burton, avec Johnny Depp et Helena Bonham Carter » par Guillaume.

 

10 commentaires sur « Cry Baby : faut-il toujours se fier aux noms sur l’affiche ? (Cry Baby, John Waters, 1990) »

  1. Moi aussi, j’avoue tout : j’ai regardé ce film parce que j’ai eu une période de fangirlin’ absolument pas objective de Depp (qui a suivi la sortie du premier Pirates des Caraïbes en fait). Effectivement, avec le recul, je me dis que c’était mauvais. Vraiment mauvais (par contre, je n’ai jamais regardé Grease)(et ça me tente pas plus que ça, bizarrement). Bon, il m’arrive encore de chantonner « Please Mr Jailer » quand je ne fais pas attention. On a tous des rechutes. Cela dit, je me rappelle encore du fou rire monstrueux qui m’a pris lorsque j’ai découvert le doublage français de Johnny Depp. La voix mixée avec ses duck faces de l’enfer, c’est le combo ultime de la loose.

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