L’Apprentie Sorcière : auriez-vous dû le voir plus tôt ? (L’Apprentie Sorcière, Robert Stevenson, 1971)

Résumé

En pleine Seconde Guerre Mondiale, trois jeunes londoniens se retrouvent coincés dans le très anglais village côtier de Pepperinge Eye, la faute aux bombardements nazis. Plus précisément, ils sont coincés chez Miss Eglantine Price, célibataire endurcie qui semble ne pas aimer les enfants, mais qui est forcée de les accueillir. Ils découvrent que celle-ci est une apprentie sorcière lorsqu’elle tombe dans des buissons pendant son vol d’essai sur balai volant #EpicFail.

Un magazine avec en couverture James Bond et les personnages Disney de Megara, Jasmine et Esmeralda.
J’ai jamais lu ce magazine, mais mon enfance ressemblait à peu près à ça.

Me voilà finalement de retour à Disney, et je dois vous dire que j’en suis ravie. Non pas que je n’aime pas regarder autre chose que du Disney (quoique…), mais ils forment la grande majorité des films que j’ai vu durant mes jeunes années et dont je me souvienne, avec les James Bond, dont on aura évidemment l’occasion de reparler.

Alors évidemment, il y a eu tous les classiques Disney très connus, que la majorité aura vu au moins une fois dans sa vie ; et il y a l’Apprentie Sorcière, un des films live Disney souvent oubliés.
« Un film live Disney ? Mais il est pas réalisé par Burton, et il n’y a pas Angelina Jolie dedans, et ça parle même pas de pirates, alors osef, non ? »
 – Des gens, mais peut-être pas vous, pour une fois.
Une théière à l'effigie de Madame Samovar (La Belle et la Bête), vue de dos.
Vaguement dans ce style, la théière.

Evidemment, le film date de 1971 ; ce qui ne l’empêche pas d’avoir dans le rôle principal Angela Lansbury. Mais si, vous savez, Jessica Fletcher, dans Arabesque. La première Mrs Lovett à Broadway. Et la voix de cette théière, dans ce petit film d’animation peu connu de 1991. Je suis sûre que ça vous dit quelque chose.

Et même si ça ne vous dit rien, juste parce que ce film est une madeleine de Manon (Proust n’aura pas toutes les madeleines du monde, j’en fais le serment !), et une madeleine au doublage délicieusement désuet avec ça, parlons donc de l’Apprentie Sorcière.

Un Disney après Disney

Les studios Disney dans les années 60 sont à un point culminant de leur succès : la première salve des princesses Disney – Blanche NeigeCendrillon, La Belle au Bois Dormant – a déjà ouvert le bal, les enfants ne veulent plus grandir, les chiens mangent des spaghettis sous un ciel d’Italie et ont des portées tellement nombreuses qu’on pourrait en faire des manteaux. Il y a également cette supercalifragilisticexpialidocious Mary Poppins révélée au grand public en 1964. Rien ne semble pouvoir arrêter le studio aux grandes oreilles.
Captures d'écrans de Blanche Neige, Cendrillon et Aurore faisant une grimace.
Les plus vieilles, mais pas forcément les plus sages comme vous pouvez le constater.
Et Walt Disney meurt en 1966, en ayant juste eu le temps de finir Le Livre de la Jungle, qu’il ne verra pas sortir en salles en 1967. Autant dire que les choses s’annoncent dès lors plus compliquées.
Mary Poppins, jouée par July Andrews (1964)
Supercalifragilisticexpialidocious Nanny.

Les droits des romans de Mary Norton à l’origine du film l’Apprentie Sorcière ont été achetés par Disney avant qu’il n’ait réussi à avoir ceux de Mary Poppins par Pamela L. Travers ; c’est pourtant le second qui a été réalisé le premier, et le moins que l’on puisse penser, c’est que l’Apprentie Sorcière a sûrement été ressorti des tiroirs dans l’espoir de renouer avec le succès de Mary Poppins.

Eglantine Price, jouée par Angela Lansbury (1971)
Pendant ce temps, Eglantine Price fait des câlins à son balai.

La ressemblance est tellement troublante qu’elle en est presque gênante : une femme célibataire avec des pouvoirs magiques aide des enfants « turbulents » (comprenez : OMG ILS REPONDENT AUX ADULTES ET ILS DISENT « Chic alors ! » QUAND ILS SONT CONTENTS !), et elle rencontre un homme qui dénote avec elle, dont elle est plus ou moins l’intérêt amoureux – Mary et Bert le ramoneur de cheminée, Eglantine et Emelius Browne le charlatan / magicien de rue raté. A la fin tout le monde est content et on a une famille dont les liens sont renoués, ou une famille recomposée dans le cas de l’Apprentie Sorcière.

Serait-ce donc un simple rip-off version 1971 de Mary Poppins ? Eglantine serait-elle juste une Mary moins parfaite, puisqu’elle n’aime pas les enfants, est visiblement moins jeune, et ne maîtrise pas sa magie puisqu’elle n’est qu’une apprentie sorcière ?
« Non, évidemment, sinon tu ne poserais pas la question. »
 – Vous, puisque vous avez l’habitude des questions rhétoriques
A vrai dire, j’aurais tendance à considérer que si ce n’est pas un rip-off, c’est du moins très, très fortement inspiré de Mary Poppins, en tous points, y compris dans la séquence animation qui semble presque forcée.
Miss Price, une tasse de thé à la main
« Chercherais-tu à être transformée en lapin blanc ? »
"Tonight, we play SOCCER !"
« Tonight, we play SOCCER ! »

Pour faire simple, nos cinq héros sont à la recherche d’un sort qui permet de donner vie aux objets normalement inanimés, mais la formule n’est écrite que sur l’étoile d’Astaroth, détenue par Léonidas, le lion roi de l’île de Naboombu, toute en animation. A la suite d’un match de football, Emelius parvient à récupérer l’étoile, et les cinq retournent dans le vrai monde de la réalité véritable – comme le dirait si bien Karim Debbache. Sauf que comme l’étoile était un dessin, elle disparaît : désespoir. Sauf que le plus jeune des trois enfants, Paul, avait un livre, et dans ce livre il y avait une PAGE ENTIERE avec l’étoile dessinée EN GROS dessus, et la formule écrite en GROS TRES LISIBLE sur cette page. L’enfant se plaint qu’on ne l’écoute jamais ; le problème étant qu’il n’a jamais essayé de le dire à qui que ce soit, sûrement la faute à la demi-heure coupée au montage. Sauf que du coup, on a l’impression que la séquence d’animation n’était là que parce qu’elle l’était dans Mary Poppins.

Dessin représentant l'étoile d'Astaroth.
La page en question. Si ce n’est pas lisible, allez voir un ophtalmologiste, mais ne prenez surtout pas la voiture s’il vous plaît.

 

Une conclusion décevante ?

Dernière comparaison avec Mary Poppins, promis : les deux héroïnes sont des femmes célibataires, fortes, indépendantes. En 1964 comme en 1971, c’est quand même sympa, de la part du studio des demoiselles en détresse (encore que…).
Emelius Browne, interprété par David Thomlinson, faisant un spectacle de rue.
L’instant d’après, cette baguette toute dure va devenir toute molle, telle la belle métaphore du personnage qui la tient entre ses doigts.

Plus encore, dans l’Apprentie Sorcière, Eglantine Price est un personnage dominant. Avec les enfants, c’est peut-être normal ; mais on peut se dire qu’avec le professeur Emelius Browne de Londres, directeur de l’école de sorcellerie par correspondance, elle pourrait ne plus être que l’ombre de la Miss Price de Pepperinge Eye. Sauf qu’Emelius est un charlatan, doublé d’un gros lourd. Il rêve de la voir se balader en petite tenue à paillettes avec des plumes de cabaret sur la tête, sur une scène où il serait le magicien vedette, à partir du moment où il constate qu’elle a réellement des pouvoirs grâce aux cours qu’il lui envoyait – alors qu’il espérait juste escroquer de l’argent à des esprits faibles, en gros.

Emelius Browne et Eglantine Price allongés sur le lit, sous l'eau.
Se faire draguer dans le train par un gros lourd, ça arrive. Se faire draguer dans un lit qui vole sous un océan en animation, c’est vraiment pas de chance.

Et elle te l’envoie paître bien comme il faut, parce qu’elle n’est pas une amatrice comme lui, qu’elle cherche sa formule dans des livres, puisqu’elle a des pouvoirs et a bien l’intention de s’en servir, et que la gloire, c’est bien pour les co cuistres dans son genre.

(Ironie du sort : c’est au moment même où elle cherche dans la grande bibliothèque sérieuse un livre poussiéreux contenant la fameuse formule, sans succès, que Paul trouve son livre pour enfants dans la salle de jeux, avec la formule dedans. Comme quoi, c’était vraiment pas si loin).
« Mais et cette formule, elle veut en faire quoi au juste ? »
 – La curiosité qui brûle en vous
C’est une chose qui peut paraître assez étrange dans ce film de 1971 produit et réalisé par des américains, bien que les acteurs soient britanniques : Miss Price a dans l’idée de repousser les nazis hors d’Angleterre en animant des objets qui peuvent se battre à la place d’une armée, évitant toutes pertes humaines. La cause est noble effectivement, mais c’est assez surprenant.
"Yo."
« Yo. »

Alors oui, évidemment, l’armée de Miss Price est composée des armures et armes du musée d’histoire de Pepperinge Eye, où étaient exposés des armures de toutes les époques, et donc c’est comme si toute l’histoire de l’Angleterre se battait contre le régime nazi. On pourrait se dire qu’en 1971, ça paraissait plus subtil de taper sur les nazis que sur les russes, et que de toutes façons dans un cas comme dans l’autre c’était le méchant venu de l’est. Faire preuve de sur-patriotisme britannique de la part d’un studio américain, c’est faire preuve d’une sorte d’originalité, et montrer qu’ils ne sont pas rancuniers.

« Mouais. »
 – Moi. Oui, je me cite.
Si j’étais mauvaise langue, je dirais que les Américains se sont refusés à dépeindre une sorcière américaine, et c’est juste pour ça qu’elle est anglaise. Entre Salem et les communistes, les sorcières ne sont pas les bienvenues au pays des Texans. Même une gentille sorcière, ça pourrait mal passer.
Image tirée de Captain America où l'on voit des agents de l'Hydra.
« Es ist so parce que les gens n’ont peur que des Nazis à l’ancienne même en 2015, et nous n’allons pas refuser un peu de travail, Ja ? »

Je m’interroge parce que si la nationalité britannique d’Eglantine vient sûrement des livres, il n’y est pas fait la mention de nazis. Et bon, je dis peut-être ça avec les yeux de quelqu’un qui vit en 2015, mais les nazis ont trop bon dos au cinéma, comme les Russes à une époque. Je veux dire, même dans les Marvel c’est TOUJOURS la faute d’un nazi, d’une façon ou d’une autre, parfois juste sorti de nulle part – et même si l’Apprentie Sorcière date de 1971, je trouve que c’est déjà une facilité à l’époque de dire « les méchants ? C’est des nazis, c’est pour ça. »

Il y avait peut-être juste besoin d’un vrai gros climax, avec une vraie scène de bataille, plutôt qu’un film plus tranquille vraiment à la Mary à la Cendrillon, par exemple.
Le chat de l'Apprentie Sorcière
Je vous présente Choléra Cosmique, qui est juste pour son nom une excellente raison d’adorer le film. Même s’il ressemble à un Muppet.

Résumons : Miss Eglantine Price vit seule avec son chat, alors qu’elle a l’air d’avoir passé l’âge de la ménopause (on peut parler de vieille fille je pense), n’aime pas les enfants, rejette les avances d’Emelius Browne alors qu’au village on se demandait déjà si elle s’intéressait aux hommes. Avec ça elle conduit une moto et préfère s’asseoir à califourchon sur son balai plutôt qu’en amazone, quoique la position, sur la moto comme sur le balai, ne soit pas convenable pour une dame. Avec ces éléments, on peut se demander si en plus d’être une sorcière, l’héroïne n’est pas censée être un personnage de lesbienne.

Je me repose évidemment sur les préjugés que l’on pouvait avoir sur une lesbienne à l’époque, qui me font dire que peut-être elle était censée en être une ; mais c’est bien de vouloir éventuellement représenter une lesbienne en tant qu’héroïne d’un film d’un gros studio en 1971. Même de nos jours ce serait appréciable.

C’est dommage que ça ne dure pas, et c’est ce qui me déçoit le plus dans le film.

Raison pour laquelle Brienne of Tarth fait partie de mes personnages favoris de ASOIAF. Elle a tout du cliché de la lesbienne, mais elle aime des hommes. Des hommes comme Renly et Jaime, mais des hommes quand même.
Raison pour laquelle Brienne of Tarth fait partie de mes personnages favoris de ASOIAF. Elle a tout du cliché de la lesbienne, mais elle aime des hommes. Des hommes comme Renly et Jaime, mais des hommes quand même.

Qu’elle soit une lesbienne clichée, pourquoi pas : en règle générale tous les personnages de films, séries, livres sont des clichés – et quand ils sont détournés, c’est du délice évidemment, mais on les accepte aussi dans leur forme classique de gros cliché pour faire plus vite dans le scénario.

Je dis : NON !
Je dis : NON !

Qu’elle finisse le film, après une bataille, en disant qu’elle va se ranger suite à sa victoire, ne plus pratiquer la magie, s’occuper des trois enfants qu’elle garde finalement chez elle, avec le sous-entendu qu’elle est en fait amoureuse d’Emelius Browne, et ce dernier qui jusque là était un couard qui s’engage dans l’armée, non. Je ne suis pas d’accord. C’est décevant, ni plus ni moins.

Ce qu’il y a à comprendre, c’est qu’elle ne peut être heureuse et épanouie dans la vie qu’en ayant un homme à ses côtés, trois beaux enfants, en restant au foyer et en abandonnant son hobby – et c’est juste qu’elle ne l’avait pas réalisé avant.
Je dis : oui !
Je dis : oui !

Je ne dis pas, je rêve de me marier (avec un homme, en l’occurrence) et d’avoir des enfants, je pourrais dire que je ne suis pas concernée en un sens. Sauf que déjà, je fais ce que je veux de mon temps libre, qu’il est hors de question que je reste au foyer parce que c’est comme ça qu’on doit être, et qu’ensuite je pense à ceux pour qui la vie de Miss Price avant le film constitue un exemple de vie idéale. Seule dans sa grande maison à la campagne, avec son chat, ses livres et son temps libre.

Un film après Disney, mais pourtant bien un Disney comme on l’entend

Et malgré tout ces détails remarqués lors de mes derniers visionnages du film, je l’aime bien quand même.
Dessin de château dans un style médiévalisant.
Ceci dit pour les gens qui aiment pas le spoil, le générique de début spoile le film EN ENTIER.

Je ne sais pas si c’est son côté désuet, surtout au niveau du doublage, son générique de début au dessin médiévalisant, ou ses effets spéciaux sous acide lors des voyages en lit – ou les voyages en lit tout simplement -, mais il y a quelque chose qui me met de bonne humeur dans ce film.

Il n’a rien d’extraordinaire, mais il aurait quand même bien mérité sa place dans la liste des Classiques Disney (non, il n’y est même pas).
Mon principal argument est celui-ci : il a malgré lui apporté tellement aux films Disney par la suite. Sans même parler d’Angela Lansbury qui sera amenée à chanter une des chansons les plus mythiques d’un des films les plus mythiques d’un des studios les plus mythiques de notre ère. C’est surtout dans la séquence en animation, en fait, que je vois ces apports.
Je crois qu'ils s'habillent au même endroit.
Je crois qu’ils s’habillent au même endroit.

Avant l’Apprentie Sorcière, on avait déjà vu des animaux chez Disney, ce n’est pas là la question. Seulement je trouve que ceux du film en question sont particuliers à cette période, et vont donner naissance à quelques designs emblématiques chez Disney : il suffit de comparer le roi Léonidas ici au Prince Jean de Robin des Bois (1973), sachant que le cousin pêcheur de Baloo (Le Livre de la Jungle, 1967) peut être aperçu également. Ils servent de modèle pour les animaux habillés chez Disney, si je peux le dire ainsi : ceux qui marchent sur deux jambes et qui vivent en société d’animaux calquée sur la société humaine.

D'autres lions, pour comparaison.
D’autres lions, pour comparaison.

Je trouve en effet qu’il y a une différence de dessin entre La Belle et le Clochard, Les 101 Dalmatiens, Les Aristochats d’un côté (puis plus tard Rox et Rouky ou Le Roi Lion) , et L’Apprentie Sorcière, Robin des Bois, et même Le Livre de la Jungle de l’autre (puis Winnie l’Ourson). Dans les premiers, les animaux SONT des animaux, même avec une hiérarchie dans Le Roi Lion : les films où il est question d’animaux domestiques sont d’autant plus clairs sur ce point d’ailleurs, puisque les humains y sont vus comme les propriétaires de ces animaux. Dans les seconds, les animaux sont organisés en sociétés humaines, sont habillés, se tiennent sur deux pattes.

« Tu es certaine d’avoir vu le Livre de la Jungle toi ? »

– Vous. Oui, cette fois c’est encore vous.

Image de la Belle et le Clochard.
Oui, Lady reste à sa place de chien, elle ne parle pas avec ses humains.

Oui, je l’ai vu – si je l’ai apprécié ou non, c’est une autre histoire. Je le range dans la seconde catégorie purement par rapport à son style de dessin, qui me semble plus proche de ceux que j’ai cités avec lui que des autres. J’ai même une explication pour cela, quand bien même elle n’est que la mienne : Mowgli est un petit d’homme élevé parmi ces animaux, mais comme Mowgli a un comportement humain, les animaux aussi – le plus humain de tous étant Baloo, qui se tient constamment sur ses pattes arrières. Les animaux sont sa société, et il parle avec eux, ce qui se fait dans cette catégorie de films (les héros de l’Apprentie Sorcière parle avec les animaux sur Naboombu) – mais pas dans l’autre. Ni les chiens, ni les chats, ni le le renard ne parlent avec leurs propriétaires humains dans les premiers films que j’ai cités.

Tok face à Jane, du film Tarzan.
Tok reste un gorille (position), mais ses expressions sont plus humaines que celles de Kerchak (expression faciale).

De même, si vous regardez Tarzan, on retrouve la même chose – et je dirais presque un mélange. Kerchak est plutôt dessiné dans le style Roi Lion et compagnie – c’est un gorille qui se refuse à la communication avec les humains, et il parle peu à Tarzan. Par contre, plus les animaux sont proches de Tarzan, plus ils s’humanisent et deviennent comparables aux animaux du Livre de la Jungle : Tok et Tantor en sont de bons exemples. Quant aux animaux à qui on ne donne pas la parole du tout (le petit babouin qui vole le carnet de Jane), ils sont aussi dans le même style que Kerchak. Ce n’est pas un dessin « réaliste » évidemment, dans aucun cas, mais personnellement je vois une différence.

Et rien que parce que l’Apprentie Sorcière peut mener à réfléchir autant à toute l’œuvre de Disney, même à partir d’un seul court passage, il est à connaître et à avoir vu au moins une fois. C’est un film charnière pour le studio, le premier à n’avoir pas été dirigé par le vieux Walt, et c’est ainsi, vous l’admettrez, le premier d’une LONGUE série.

Eglantine Price en train d'ensorceler la boule de lit.
Allez, allez-y, c’est le moment de sauter sur votre lit (ensorcelé ou pas) et de regarder ce film !
Manon.

Sources images :
Photo de la théière Madame Samovar trouvée à l’adresse http://www.disneycentralplaza.com/t36012-vendue-mrs-samovar-de-tokyo-Disneyland
Robert Stevenson, Mary Poppins, Walt Disney Productions, 1964.
Robert Stevenson, L’Apprentie Sorcière (Bedknobs and Broomsticks), Walt Disney Productions, 1971.
Zack Snyder, 300, Legendary Pictures, 2006.
John Johnston, Captain America : First Avenger, Marvel Studios, 2011.
Comparaison du Prince Jean et du Roi Léonidas trouvée à l’adresse http://personnages-disney.com/Images/Images%20Zoom/Zoom%20Prince%20Jean%20Leonidas.png
Roger Allers & Rob Minkoff, Le Roi Lion (The Lion King), Walt Disney Pictures, 1994.
Clyde Geronimi, Wilfred Jackson & Hamilton Luske, La Belle et le Clochard (Lady and the Tramp), Walt Disney Productions, 1955.
Kevin Lima & Chris Buck, Tarzan, Walt Disney Pictures, 1999.

2 commentaires sur « L’Apprentie Sorcière : auriez-vous dû le voir plus tôt ? (L’Apprentie Sorcière, Robert Stevenson, 1971) »

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