Ant-Man – Le Billet du Mercredi

Les films Marvel : du bon comme du mauvais, souvent du moyen, voilà le résumé que l’on s’en fait à la Question du Vendredi Soir. Après avoir vu Avengers : Age of Ultron, nous avions juré ne plus jamais remettre les pieds dans un cinéma pour voir un Marvel. Deux mois plus tard, nous achetions des billets pour voir Ant-Man dès la première séance. Qu’en est-il donc de l’homme-fourmi ?

Ant-Man nous saluant d'un pouce en l'air
Le message d’Ant-Man nous a particulièrement parlé puisqu’il nous apprend que ce n’est pas la taille qui compte.

Point intéressant : il semblerait qu’il se placerait d’emblée plutôt dans la lignée des Gardiens de la Galaxie (l’un des meilleurs films DE TOUS LES TEMPS selon Manon, qui l’a beaucoup trop aimé) que des autres Marvel, dans le sens où le logo de la maison d’édition apparaît après le début du film dans Ant-Man comme dans les Gardiens de la Galaxie. Donc même si Ant-Man n’est pas l’un des meilleurs films DE TOUS LES TEMPS, disons que pour nous (du moins pour Manon), le film a pas mal commencé. De même, le choix de musiques pop et différentes du sempiternel POOOOOOOIN Hans-Zimmerien rappelle également le film de James Gunn – et fait du bien à nos oreilles lassées. On se souviendra également de l’équipe de de sidekicks braqueurs, qui ne vont pas sans rappeler les Gardiens, et dont la présence sert surtout à faire de l’humour, ce qui fonctionne parfois bien et parfois… moins bien, puisque la chose devient à certains moments un peu lourde. Ce qui le sauve toutefois est le fait que le film respecte plus les codes du film de braquage donc, que ceux du film de super-héros : et quand on a un film de super-héros tous les deux mois, ça fait du bien de voir du renouveau dans le genre.

Ant-Man et ses copains : des criminels gentillets.
Non les enfants, cambrioler quelqu’un, même s’il est méchant, ça n’est pas légal.

Qu’on ne se méprenne pas pour autant : Ant-Man n’est pas hyper original. Il reste bien classique, et ne fait pas le choix du vrai anti-héros comme il semble vouloir le faire croire. Plutôt que de porter à l’écran un criminel en quête de rédemption, on nous vend donc l’alter-ego d’Ant-Man comme un Robin des Bois moderne, comme si on n’avait pas le courage d’assumer un ex-criminel doté de superpouvoirs. De même, ce besoin de toujours justifier que le méchant est méchant parce qu’il travaille avec les nazis finit par exaspérer. A croire que Marvel ne sait pas faire d’autres antagonistes que des aliens ou des adorateurs d’Adolf Hitler. Les films Iron Man et Avengers dénonçaient la course à l’armement et le besoin obsessif du gouvernement américain de bâtir son économie sur les armes et la destruction, pourquoi ne pas se contenter de cette idée ? D’autant que la quête d’Hank Pym cherchant à protéger le monde de sa propre technologie n’est pas sans rappeler celle d’un certain Tony Stark.

Tony Stark faisant la démonstration de son dernier missile.
« A croire que chez Marvel, on est un peu tous technophobes. »

Niveau continuité, le film ne se rend pas indispensable à la compréhension de la saga mais pense à justifier qu’aucun Avengers ne soit appelé à la rescousse, puisqu’’ils sont « trop occupés à faire tomber des cités comme des météorites », et que le problème d’Hank Pym est à la fois plus petit et plus important que ceux des Avengers. Ces derniers d’ailleurs ne sont pas totalement absents du film, puisque le Faucon se fait tataner méchamment par un Ant-Man à peine entraîné (du moins sûrement pas autant qu’un Avenger) et de la taille d’une fourmi – au point que l’équipe de Captain America cherche ensuite à le recruter. Reste à savoir s’il sera dans l’équipe des sidekicks (aussi connue sous le nom des « nuls ») avec Faucon, Scarlet Witch et leurs petits camarades, ou s’il aura droit d’intégrer la véritable équipe, ayant eu le temps de faire ses preuves.

La Sorcière Rouge, Vision, War Machine et le Faucon.
Mais si, vous savez, cette équipe composée de personnages tertiaires présents juste pour les quotas.

Il nous faut avouer que nous avions peur à l’annonce d’Ant-Man : le film aurait pu être une catastrophe d’ennui si le changement de taille n’avait pas été bien géré. Fort heureusement, il y a de bonnes idées visuelles, le film est presque plus agréable à regarder quand le héros fait la taille de ses congénères fourmis que quand il fait une taille normale, et cela permet de ramener le combat final à des proportions de jeu. Mise en scène d’autant plus intéressante qu’elle se fait dans une maquette de train, et que les règles du film d’action sont à la fois respectées quand on est à l’échelle d’une fourmi, et détournées quand on est ramenés à la taille humaine de la jeune spectatrice du combat. Un peu le même effet que lorsque Lex Luthor détruit une maquette de ville avec de la Kryptonite dans Superman Returns de Bryan Singer : de la destruction à la fois violente et dérisoire, du cinéma à l’état pur en somme.

Le "grand" méchant d'Ant-Man aux prises avec un petit train.
On regrette toutefois l’absence de l’équipe des Avengers, Thomas le train étant sans doute plus effrayant qu’Ultron.

 Manon et Guillaume.


Sources images :

Peyton Reed, Ant-Man, Marvel Studios, 2015.

Jon Favreau, Iron Man, Marvel Studios, 2008.

L’équipe des « nuls » trouvée sur : https://www.yahoo.com/movies/age-of-ultron-ending-credits-spoilers-thanos-117741003127.html

2 commentaires sur « Ant-Man – Le Billet du Mercredi »

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