Blanche Neige : la première princesse à n’avoir besoin de personne ? (Blanche Neige et les Sept Nains, Walt Disney, 1937)

Résumé

Blanche Neige est plus belle que sa belle-mère, ça lui met la rage, elle l’empoisonne avec une pomme mais meurt tout de suite après donc c’était inutile, les sept nains se cassent la tête à faire un cercueil de verre pour admirer le cadavre, mais le prince vient le chercher et l’emmène dans son joli château.

S’il faut parler de longs métrages d’animation Disney, l’honneur du premier article se doit de revenir à la plus belle de toutes – Blanche Neige, également la plus vieille de toutes, puisque le film fêtera bientôt son 78ème anniversaire.

Pourquoi Blanche Neige ? Pourquoi pas une autre, qui ne se contenterait pas de rester à la maison faire à manger et le ménage pour sept hommes qui vont au travail et amassent des richesses ? Les raisons sont assez simples, à peine subjectives, et sans plus d’attente, entrons dans le vif du sujet. Sans même faire l’affront de dire que c’est une adaptation du conte folklorique allemand tel que rapporté par les frères Grimm, puisque dans le fond, ça a bien peu d’importance ici. Allons-y pour un voyage en 1937 !

Une princesse bien de son époque

Il faut l’admettre, Blanche-Neige est à l’opposé de nos standards actuels. Sans parler de magazines de mode et autres encouragements à l’anorexie : prenons comme exemple une des plus récentes princesses de chez Mickey.

Fight !
Fight !

Elsa est adulée comme le modèle de la femme forte, « libérée, délivrée, » (vous l’avez en tête maintenant) avec sa robe fendue et son éternel petit sourire en coin, capable d’adopter des poses dynamiques – effet renforcé par sa cape de glace faite, exhibant ses courbes aux spectateurs dès qu’elle est seule dans la montagne. Elle est reine, elle n’a pas de prince charmant, elle a l’air plus cool et elle a une voix forte à en déclencher des avalanches. Blanche Neige pourrait faire un peu pâle figure à côté, ouvrant en toute occasion de grands yeux étonnés sur le monde, se promenant dans une robe qui fait plus paysanne que princesse, arborant une silhouette ronde encore enfantine. Pourtant niveau sex-appeal, notre princesse de 1937 n’a rien à envier à celle de 2013.

Le premier design de Blanche Neige
Le premier design de Blanche Neige, jugé trop sexy selon Walt Disney. Sûrement la cheville qui dépasse, c’est indécent.

Blanche Neige, Betty Boop, même combat, et surtout même dessinateur : merci Grim Natwick.  Si on y pense, Blanche Neige a en effet le même physique que la pin-up : cheveux noirs et courts, grands yeux innocents, une petite poitrine, et pour parler au niveau du dessin strictement, beaucoup de formes rondes. D’ailleurs, les premiers dessins de Blanche Neige ressemblent beaucoup à Betty Boop. Cependant, là où Betty avec ses tenues courtes, sa jarretière et ses poses suggestives inspire la femme désirable, mais qui reste encore relativement sage, Blanche Neige incarne la jeune vierge inconsciente de sa beauté, la féminité à l’état d’innocence.

Betty Boop : la vraie maman de Blanche Neige ?

De plus, autre chose que je trouve remarquable avec Blanche Neige : vous voyez le cliché de la princesse vous, dans sa forme finale ? Elle ne porte finalement pas de rose, alors que déjà en 1937 la couleur était associée aux petites filles, mais surtout, le prince n’a pas l’importance qu’il a pu prendre par la suite dans d’autres films de princesses Disney du type Cendrillon ou la Belle au Bois Dormant. On le voit au début du film pour une chanson, il revient à la fin pour sauver la princesse, et c’est tout. Et quand il ne chante pas il ferme sa gu… gourde.

                «Oui enfin il la sauve quand même, sans lui elle reste morte, et entre temps elle obéit au chasseur qui lui dit de fuir avant qu’il la tue et elle joue aux bonniches pour les sept nains. »

– Vous, en lisant cet article.

Blanche Neige et ses hommes

Le fait est que bien que dans le film on compte deux femmes – Blanche Neige et la Reine –  pour neuf hommes – les sept nains, le chasseur et le prince charmant –, ce sont bien les femmes qui ont le pouvoir. De façon évidente, la Reine : elle réduit Blanche Neige en esclavage alors que c’est une princesse, mais cette dernière est trop gentille pour se rebeller, d’autant qu’effectivement, Blanche Neige c’est les années 30, la rébellion adolescente c’était pas encore ça.

Rapport aux hommes, la Reine dirige totalement le chasseur. La scène où il est censé tuer Blanche Neige semble le montrer en position de force d’abord : il en impose par sa carrure, et même au moment où il s’incline devant la trop grande beauté de la princesse (qui ne comprend d’ailleurs pas cette faiblesse étant inconsciente de ce pouvoir), c’est lui qui lui dit de fuir dans la forêt et partir loin de sa belle-mère. Cependant, il n’est qu’un intermédiaire, le serviteur de la Reine, donc dans le genre « homme fort gros zizi pour mettre dans les madames », on a mieux ; ensuite, quand on lui révèle que la Reine veut sa mort, il y a de fortes chances pour que de toute façons, conseil ou pas, l’instinct de survie de Blanche Neige lui dise de courir dans la direction opposée. Et puis on va pas partir dans des délires ultra-féministes, un homme peut être utile à une histoire sans que celle-ci soit pourrie et datée, bazar de crotte. Pour revenir sur le chasseur et son membre d’ailleurs : il a un petit poignard, la Reine jalouse lui dit de s’en servir contre la princesse pour lui arracher le cœur, et il ne peut se résoudre à le faire…

"Oui bah on peut pas tous avoir une grosse épée hein. Mon poignard il est petit mais efficace, d'abord."
« Oui bah on peut pas tous avoir une grosse épée hein. Mon poignard il est petit mais efficace, d’abord. »

Le prince quant à lui est dans une situation similaire rapport à Blanche Neige, il fait à peu près ce qu’elle dit. Il vient au début du film à sa demande : « Je souhaite voir celui que j’aime, qu’il vienne bientôt, je l’attends », dit-elle au puis « à souhaits », et le voilà qui arrive sur son cheval blanc, il escalade le mur et il lui fait une déclaration spontanée alors qu’a priori c’est leur première rencontre, et il s’en va. Il ne revient qu’à la toute fin, quand sa belle est dans un cercueil de verre, pleurée par les nains et les petits animaux de la forêt, pour la réveiller d’un baiser d’amour et la ramener chez lui – mais je reviendrai là-dessus. Mais voyez la différence entre ce prince, et celui qui aurait pu décider de la sauver là tout de suite, faire un doigt à la Reine ou la tuer si elle n’apprécie pas le geste, parce que c’est honteux de la laisser laver les pavés en haillons comme ça et que b*tch I’m a prince.

Je crois que je n’ai plus d’autre choix que d’attaquer le gros morceau qui vaut à Blanche Neige et les Sept Nains d’être considéré comme un film d’un autre temps qu’il ne faut plus montrer aux petites filles de peur qu’elles ne pensent que c’est ainsi qu’une femme doit être. Les nains hébergent Blanche Neige ; ils lui disent de ne pas ouvrir la porte aux inconnu(e)s ; ce sont les hommes qui vont travailler à la mine et apporter l’argent à la maison. On est tenté de dire « et c’est tout, voilà, Blanche Neige lave leur maison et leur fait à manger et c’est tout. »

Mais non.

Les nains apportent quantité de diamants et pierres précieuses, mais ils ne semblent avoir aucune valeur à leurs yeux : de plus, ils n’ont aucun lien avec le monde extérieur, donc ils ne vendent peut-être tout simplement pas ces diamants. En fait, le travail à la mine semble relever de l’amusement plutôt que du gagne-pain pour eux, et de même que Blanche Neige, ils « sifflent en travaillant », parce que c’est juste un jeu, et il en va peut-être de même pour Blanche Neige quand elle s’affaire dans la demeure. Le fait que les sept nains soient incapables de s’occuper d’une maison tous seuls, de se faire à manger et que Blanche Neige soit amenée à les forcer à se laver laisserait à penser qu’il ne s’agirait pas tant de sept petits hommes que de sept enfants – avec des barbes, sauf un. Ils sont autant sous le charme de Blanche Neige que des enfants de cinq ans face à leur maîtresse d’école, et ce sont eux qui lui obéissent plutôt qu’elle qui leur est soumise. Elle fait la cuisine et le ménage, mais cela semble aussi relever de l’amusement pour elle – sérieusement, aimer faire la cuisine, ça ne fait de personne quelqu’un de vieux jeu, si ? De même, nettoyer sa maison, ça peut aussi rendre content même si au départ c’est pas l’activité la plus fun au monde, non ? Que ce soit l’activité des nains à la mine ou la sienne à la maison, tout semble relever du jeu d’enfant.

Ceci dit, on peut aussi voir en Blanche Neige une mère célibataire qui s’occupe de sept enfants un peu turbulents, chacun avec son petit caractère, de l’intello au râleur à celui qui rit tout le temps, en passant par celui qui ne veut pas se lever pour aller à l’école, celui qui est constamment malade, celui qui rougit quand on lui parle et le petit dernier qui ne sait pas encore parler et qui n’a même pas encore de cheveux qui ont poussé, mais qui aime fort sa maman quand même et qui le lui montre bien.

« Qui a ENCORE mis le chat dans le lave-vaisselle ? »

Et c’est là que je voulais en venir : Blanche Neige, à la surface ça a l’air bien daté et un peu neuneu, mais le sous-texte est assez profond. Toujours pas convaincus ? Bien. Je ne voulais pas forcément en arriver là mais…

La vérité sur Blanche Neige

Viens dans mon château dans les nuages...
Viens dans mon château dans les nuages…

Il n’y a rien qui vous choque ?

J’entends souvent dire des gens que pour regarder un Disney il faut avoir gardé son « esprit Disney », et que sans cette âme d’enfant forcément on ne peut pas aimer le film. Pour ma part je pense que l’âme d’enfant c’est bien, mais les yeux adultes aussi, et mes yeux d’adulte pleurent quand ils voient cette image à la fin de Blanche Neige et les Sept Nains, là où mes mirettes d’enfant retrouvaient espoir face à une fin qui semble dire « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants ».

Blanche Neige est morte. Morte, morte. Pas morte puis ressuscitée, mais m-o-r-t-e pour de bon. Le château dans les nuages qui irradie une lumière blanche et dorée, rassurante, qui ne touche pas le sol puisqu’il est dans les nuages littéralement, ceci mes enfants, c’est une représentation du paradis.

Je dois avouer que j’ai revu Blanche Neige et les Sept Nains dans un élan de nostalgie, et que j’avais déjà la petite larme à l’œil à la fin, à la voir dans son cercueil de verre et toute la forêt qui pleure, les nains avec, parce que c’est beau et c’est triste. Je me suis transformée en fontaine de larmes en comprenant avec cette dernière scène que ma princesse favorite depuis mes trois ans n’était jamais revenue à la vie avec un baiser d’amour.

"Mmmh oui, un fruit défendu !"
« Mmmh oui, un fruit défendu ! »

Le prince arrive pour la réveiller comme il est arrivé pour se déclarer, en chantant la même chanson, avec ce geste qui le définirait presque : il ouvre les bras en grand. Quand il l’embrasse, on croit assister un miracle, surtout au vu de la réaction des nains et des animaux, mais elle ne touche jamais le sol : jamais elle ne retourne au monde des vivants. Le prince la prend dans ses bras, la pose sur son cheval, l’emmène dans son château dans les nuages. Le cercueil de verre est certes un moyen de conserver la beauté de Blanche Neige et la laisser visible à quiconque passerait là : mais elle n’est pas enterrée, elle est au-dessus du sol, et le verre s’ouvre sur le ciel (d’autant plus qu’il s’agit d’une clairière). Le prince ne revient qu’alors que Blanche Neige est morte, et depuis un moment puisqu’on voit les saisons passer avec un panneau : je disais plus haut qu’il ne l’avait pas sauvée avant, mais il ne l’a pas retrouvée après sa fuite de chez la Reine non plus. La pomme empoisonnée, présente dans le conte, peut être vue comme un symbole assez évident du péché originel : Blanche Neige comme Eve croque dans le fruit défendu – ici défendu parce qu’elle devait se méfier des inconnu(E)s. De là il est simple de faire le lien entre la pomme, la virginité et l’innocence de Blanche Neige, et le prince qui n’accepte la belle que si elle est pure – parce que c’est un prince, mais peut-être aussi parce que c’est une sorte d’ange au vu de là où il l’emmène à la fin du film. Quand il arrive elle est entourée de colombes, ce qui symbolise sa pureté. Cependant en mourant elle est tombée ; et elle a manqué de peu le viol par le chasseur (avec son petit poignard), elle a vécu avec non pas un mais sept hommes pendant une durée indéterminée, elle croque dans ce qui symbolise le fruit défendu.

Cependant elle est acceptée par le prince qui l’emmène dans son palais lumineux des nuages : elle aurait donc prouvé sa pureté, malgré les épreuves et les tentations.  Le cadavre de Blanche Neige ne pourrit pas : une conservation miraculeuse qui pourrait témoigner d’une vertu non moins miraculeuse, pour une jeune femme qui, pour les standards de 1937, avait un corps de tentatrice.

Manon.


Sources images :
David Hand, Blanche Neige et les Sept Nains (Snow White and the Seven Dwarfs), Walt Disney Pictures, 1937.

Chris Buck & Jennifer Lee, La Reine des Neiges (Frozen), Walt Disney Pictures, 2013.

Dessin de Betty Boop trouvé sur pixshark.com.

15 commentaires sur « Blanche Neige : la première princesse à n’avoir besoin de personne ? (Blanche Neige et les Sept Nains, Walt Disney, 1937) »

  1. Très bon 1er article, j’aime bien le ton impertinent et le style d’écriture propre et amusant, ça se lit avec plaisir.
    Néanmoins je n’adhère pas du tout à l’idée qu’on dise que les nains sont des enfants, je n’ai pas compris la fin avec le fruit défendu et la virginité, je suis ok pour dire que la Reine c’est la boss dans l’histoire mais Blanche Neige, faut pas lui chercher d’excuses ou de courage quelque part, elle a eu besoin de mecs du début à la fin. Tu le dis même au début qu’elle a de grands yeux innocents et qu’elle a des postures de fille timide et soumise. C’est peut-être ton héroïne préférée mais ça reste une cruche. Ceci reste MON HUMBLE AVIS.
    J’ai hâte de lire le prochain article !

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    1. Pour commencer, merci pour ton commentaire !

      Je vais essayer de répondre dans l’ordre pour chaque point.

      – Je compare les nains à des enfants dans le sens où rien n’est important dans leur monde. Je trouve le fait de les voir chanter en travaillant et ne pas sembler en souffrir (le travail à la mine, ça reste quand même vachement dur) assez parlant. Il faut imaginer des gosses qui ont balancé des billes dans un bac à sable et qui s’amusent à les retrouver puis à les trier par couleurs, puis recommencer. Ils ne font rien de leurs diamants, ils ne font visiblement pas de commerce. De même, je mets leur réticence à faire le ménage, se laver et faire la cuisine sur le compte de leur puérilité (à quoi on pourrait me répondre, « il y a bien des hommes qui sont comme ça », mais c’est méchant pour les hommes quand même) – à la limite, si ce ne sont pas des enfants, ce sont des adolescents. Leur obéissance aveugle à une jeune inconnue (ils sont sûrement plus vieux qu’elle, au vu de la barbe) renforce cette idée de puérilité : des enfants obéissent facilement à une jeune femme inconnue parce qu’elle les impressionne. Et comme pour la maîtresse de l’école maternelle, ils en tombent plus ou moins amoureux, mais ne s’offensent pas de voir son prince charmant.

      – Pour le fruit défendu et la virginité : traditionnellement, on associe le fruit défendu biblique à une pomme. Dans le langage courant, on associe aussi le fruit défendu au sexe. Blanche Neige est très évidemment vierge, innocente, pure ; elle ne croque dans le fruit défendu que par tromperie – de même qu’Eve. On pourra me dire, « Mais Eve, elle a été chassé de l’Eden » : sauf que le paradis est accordé au final à tous les croyants, si l’on veut croire les dogmes. De plus, elle meurt de son geste, étant ainsi chassée du paradis terrestre qu’est la clairière des nains (franchement, les petits lapins, les biches, le grand soleil tout le temps, les fleurs, l’abondance de nourriture alors que personne ne bosse, ne chasse, et qu’il n’y a pas de potager…) ; mais c’est son seul « péché », d’où son entrée dans le château des nuages. Et comme je le disais, il aurait été facile pour Blanche Neige de céder à la tentation et perdre sa virginité : le prince qui vient la chercher au château, le chasseur, les nains sont autant d’épreuves avec des hommes qui tombent à ses pieds qu’elle a ignorés, prouvant sa pureté (par innocence et ignorance peut-être).

      – Pour Blanche Neige qui a eu besoin de mecs : autant que n’importe quelle femme j’ai envie de dire, c’est la loi de l’interaction. Il y a des hommes et des femmes dans le monde comme dans le film, et si on garde à l’esprit que les nains comptent à peine comme des hommes, on a deux femmes (la Reine et Blanche Neige) pour deux hommes (le prince et le chasseur). Je dis pas que Blanche Neige commande à qui que ce soit d’autre que les nains (parce que c’est bien elle qui porte la culotte chez eux, il faut le dire ; ils dorment dans les placards quand même, juste pour ses beaux yeux), mais le prince comme le chasseur sont de simples rencontres à mon sens, ils ne l’aident pas beaucoup. Encore une fois, la seule action du prince c’est de l’amener dans son château (parce qu’elle est morte et qu’il fait office d’ange) ; celle du chasseur est de se montrer faible face à une jeune fille qui n’aurait rien pu faire face à lui, et il lui dit de fuir. On ne peut pas dire si elle obéit au chasseur ou si elle l’aurait fait par pur instinct de survie, mais je penche quand même pour la deuxième option.

      Pour finir, je m’arrête sur le mot « cruche » : elle l’est autant que les femmes devaient l’être en 1937. Betty Boop, c’est aussi une cruche, mais c’est ce qui faisait fantasmer. Même Marylin Monroe jouait la cruche vingt ans après Blanche Neige, parce que ça a quelque chose de charmant. Et même aujourd’hui, combien ne jouent pas les cruches, ou les innocentes/naïves comme je préfère le dire, pour s’attirer la bienveillance et les regards attendris…

      Aimé par 1 personne

  2. Merci beaucoup pour cet article,Manon (j’adore ton boulot sur les Disney au passage). Tu exprimes ce que j’ai toujours pensé de ce film,et ça me semble à moi assez évident d’ailleurs ^^(pour ça que ça m’énerve qu’on considère le film comme sexiste)

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